Avoir des choses à faire que l'on ne veut pas faire et chercher à les faire sans y parvenir.
Avoir des choses à faire que l'on veut faire, que l'on s'est dit de faire, mais que nous n'avons pas le courage d'entreprendre à ce moment précis.
Avoir des choses à faire que l'on veut faire, des choses à faire que l'on ne veut pas faire, et faire des choses qui ne sont ni de l'un, ni de l'autre.
Avoir des choses à faire dérisoires. Avoir des choses à faire importantes, constructives, récréatives.
Avoir des choses à faire parce qu'il faut bien faire des choses pour ne pas s'ennuyer.
Ne pas avoir de choses à faire, et s'ennuyer de ne pas savoir quoi faire.
Aller à Paris pour se trouver des choses à faire.
Avoir des choses à faire pour tromper la solitude.
Avoir des choses à faire parce qu'il n'y a pas de gens à voir.
Avoir des choses à faire pour les faire avec des amis.
Avoir des choses à faire ensemble.
Avoir des choses à faire pour faire passer le temps, pour perdre du temps, pour gagner du temps.
Avoir des choses à faire pour ne pas se poser de questions, pour ne pas penser à la mort, à la vie, pour ne pas penser aux autres, pour ne pas trop réfléchir.
Avoir des choses à faire pour pouvoir ne pas les faire, pour avoir le choix.
Avoir des choses à faire pour, de temps en temps, ne rien faire.
Avoir des choses à faire ou bien juste glander.
Avoir des choses à faire parce que vivre c'est toujours faire des choses. Parce que la vie est une suite de choses que l'on fait.
Parce que la vie ce n'est pas simplement l'amour, la guerre et la paix, les idylles et les utopies, les rêves à réaliser, ce n'est pas seulement lutter, s'acharner, c'est aussi, très simplement, eh bien oui, trouver des trucs à faire.
Dit comme ça, je trouve que ça paraît dérisoire.
Publié par boiseime à 21:44:23 dans textes | Commentaires (5) | Permaliens
Well, there we are. On y est. Dix-huit ans. Je ne dirai pas l'âge adulte, mais, tout au moins, la majorité. Je deviens, à partir de ce jour, responsable de moi-même. Théoriquement, je m'occupe de ma propre paperasse, je suis censé ne plus avoir besoin des signatures de papa/maman. À partir d'aujourd'hui, je peux me marier, je peux voter, je peux même voir des films pornos. Hum, non, ça c'est pas une blague drôle... Je retire. Désolé. Mais, voilà : j'ai dix-huit ans, et théoriquement, c'est à moi de dire ce qui me fait du bien et ce qui me fait du mal. Puisque je peux voter, mes opinions ont de la valeur et doivent être entendues. Je suis "raisonnable". Mais, surtout, je suis censé être responsable. Puisque j'ai dix-huit ans, je peux même avoir un chéquier et une carte de crédit, si je veux. Et si j'ai un malaise à la piscine, quand je vais mieux, je pourrais repartir tout seul sans qu'on appelle nécessairement la personne qui est responsable de moi. Bref, je suis GRAND.
C'est drôle. Et, en même temps, ce n'est qu'une étape à deux balles, au fond. Je serai vraiment grand quand je n'habiterai plus chez ma mère. Je serai vraiment grand quand j'aurai un boulot. Quand je ne dépendrai plus financièrement de personne. Dans longtemps, quoi.
N'empêche. C'est marrant. Aujourd'hui, j'ai dix-huit ans, et pourtant je sens bien que les choses ne vont pas radicalement changer dès aujourd'hui parce que je suis majeur. Par contre, je vais devoir payer mes places au musée... Heureusement, j'ai encore des tick'art.
Hum. C'est bien beau tout ça, mais il faut que j'aille réviser mon bac.
Publié par boiseime à 16:13:28 dans textes | Commentaires (0) | Permaliens
J'ai trop la dalle.
La dalle.
J'ai envie d'écrire sur la dalle.
J'ai envie d'essayer un truc sur les dalles d'amour.
Les dalleux d'amour.
L'autre jour, ma grand-mère m'a dit qu'elle était "mendiante d'amour", et j'ai trouvé la formule si particulière que je l'ai noté. Mendiant d'amour. Qui n'est pas mendiant d'amour ?
"All you need is Love", les Beatles l'ont dit.
Il y a les dalleux qui n'aiment personne.
Les dalleux qui n'aiment pas mais veulent être aimés.
Il y a les donateurs, les charitables faisant oeuvre de bienfaisance, qui distribuent leur amour à la pelle. Mais qui ne voient rien en retour. Et puis il y a ceux qui voient le retour. Qui voient les sourires d'amour.
Il y a les dalleux d'amour qui attendent le mets rare.
Il y a les dalleux qui font comme s'ils n'avaient pas faim. Parfois, leurs gargouillis les démentent.
Il y a les dalleux qui n'ont pas le temps d'en être : ils mangent, mangent, passent d'un plat à un autre.
Il y a les dalleux qui tournent autour du plat.
Il y a les dom Juan qui tournent autour de leur proie comme des charognards.
Mais la métaphore est mal faite. L'appétit d'amour ne se tourne pas vers un plat, mais vers un serveur. Nous sommes des serveurs d'amour. Nous nous servons d'amour les uns des autres. On se fait s'aimer. On est des bisounours. Parfois.
On se donne la becquée à table, l'un à l'autre. L'amour.
On se sert parfois de l'amitié. On se sert de la fraternité, de la complicité, de l'affection. Parfois, on se contente de pudeur et de platonisme. Parfois aussi, on hésite. À lui donner à manger. Est-ce que je veux lui témoigner mon affection ? Est-ce que cela ne va pas la gêner ? La main serrée autour de la cuillère, on hésite à soulever l'ustensile vers sa bouche.
Parfois, on hésite sur ce que l'on va se donner. On se donne des câlins et de l'amitié, mais on peut avoir envie de se donner autre chose. Parfois, on aborde des plats épicés qui s'approchent de la limite.
Il n'y a pas forcément de retour. On donne parfois à manger à un autre dans l'espoir qu'il finisse par en faire de même avec nous : après tout, on crève la dalle, et cette personne-là ne doit pouvoir que bien cuisiner...
Et puis il y a les systèmes sans retour : A donne à manger à B, qui donne à manger à C, etc.
Alors, parfois, on se donne un petit peu de jalousie.
Parfois, on attend d'attirer l'attention du serveur pour qu'il nous donne en premier la becquée.
Parfois, on aimerait donner une becquée sincère et authentique à l'autre : faute d'être sûr de ce que l'on va donner, on ne donne rien du tout.
Des fois, on ne sait pas trop comment s'y prendre pour donner à bouffer à quelqu'un. On reste bloqué et affamé. Parfois, on affame.
Parfois, plusieurs assiettes nous sont tendues. Nous-même ne savons pas toujours à qui donner notre comestible chair.
Donner à manger. Se donner à manger. Se donner à quelqu'un à manger. Consommer l'amour. Se nourrir d'amour. Se donner par amour. Se donner à manger par amour.
Les yeux dans les yeux, on mange un spaghetti qui font frôler nos deux bouches. On s'aime.
Publié par boiseime à 18:17:24 dans textes | Commentaires (0) | Permaliens
I would like to write in english. But I'll will not. Je finirai par ne plus pouvoir formuler ce que je veux dire. J'écoute "Accross the universe" des beatles : John Lennon chante "nothing's gonna change my world". Je devrais faire mon devoir d'arts plastiques, mais j'ai du mal à me motiver, alors je vais me contenter d'accumuler une note pardessus la précédente, histoire de la cacher un tant soit peu... Oui, parce que je trouve mon autoportrait un peu impudique, dans le sens où c'est juste ma gueule, dans tout le cadre, bam. Seulement, je trouve que ça s'associait bien avec la phrase du titre, alors... D'ailleurs, je vais vous dire une chose pour vous démontrer que la photo n'est aucunement une pièce à conviction de mon narcissisme : en effet, je trouve que j'ai, sur la photo, légèrement les mêmes yeux que Jack Gyllenhaal. Or, je n'aime pas trop sa tête, jtrouve qu'il fait vraiment très pédale... (Edit : en fait, je suis allé voir sa gueule sur internet et ça va, il n'y a pas vraiment de ressemblance en fait, je sais pas pourquoi je me faisais penser à lui...) Donc, je n'aime pas spécialement la tête que j'ai sur la photo du précédent article : si je le laisse, c'est juste parce que ça s'associe bien au titre. Point.
Bref, parlons d'autre chose, puis je me forcerai autant que faire se peut à travailler. Hum.
Comment écrire ? Comment partir ?
D'abord : parler de moi, ou m'envoler ?
Je vais voir. Peut-être puis-je faire les deux. On verra.
Au fond, je n'ai rien à dire. Je n'ai rien à écrire. Flûte. Pourquoi je parlerai pour ne rien dire ? Je devrais mieux bosser.
Quand je pense à mes rêves, je me demande si je serai capable d'être à la hauteur. Rien que sur l'intérêt. J'ai l'impression de ne pas être assez ci, de ne pas être assez ça. Je vois certaines personnes, je suis impressionné, et puis je me dis simplement que je n'atteindrais jamais le niveau de ces gens-là : alors que, de toutes façons, c'est un peu bête de le vouloir.
Depuis quelques temps, je réalise à quel point la vie ne dure pas si longtemps. Parfois, j'ai le pressentiment que la vie est comme un dimanche : on veut profiter de la journée pour faire tout un tas de chose, on en fait seulement la moitié, voire le quart; des événements, petits mais imprévus, nous tombent dessus; puis, à un moment, on voit l'heure, on se dit : déjà ?!, et voilà... C'est la fin de la journée, il faut commencer à penser à se coucher.
J'ai bientôt 18 ans, mais je deviens tout à fait conscient que mes 70 ans se profileront bien plus tôt qu'on ne pourrait le croire.
Et cet écart entre toutes les choses qu'on voudrait faire dans une vie, et la durée de cette vie qui ne permet pas forcément toutes ces choses, me préoccupe parfois.
J'aimerai m'intéresser à tant de choses. Je voudrais savoir tellement de trucs. Apprendre ci, apprendre ça. Et je ne sais pas si j'aurais le temps.
J'aurais le temps de vivre ma vie. J'aurais le temps d'avoir un parcours. J'aurais le temps de devenir ce que je deviendrais. Mais aurais-je le temps du reste ? Oh, oui, peut-être.
Je pense à la fée Carabosse. Cette fée qui nous fait tomber à la gueule tous ces imprévus qui vous changent la vie, bouleversent votre programme. Le destin est hasardeux, et tient à peu de choses. On veut faire ça, mais il est si facile de tomber ailleurs. On ne fait jamais tout comme on veut : ce que l'on espère faire se voit toujours bouleversé, plus au moins. Peut-être que ça a même commencé pour mon compte. Cela fait moins de deux ans que je souhaite intégrer Fontenay-sous-bois, et seulement quelques mois, très peu de mois, que j'ai réalisé combien ce n'était pas gagné d'avance. Peut-être que la Fée Carabosse va, déjà, me tomber à la gueule.
Je ne sais tellement pas quelle sera ma vie, au fond. Il y a un tel écart entre mes rêves, et ce qui m'arrivera finalement, que je ne sais vraiment pas du tout quelle sera ma vie. Tout ce que je sais, c'est que j'atteindrai mes 70 ans beaucoup trop vite. Bah ! Au moins me restera-t-il donc encore des choses à faire à cet âge-là.
Il faut vraiment que j'aille taffer...
J'aurais aimé continuer à écrire, essayer de m'élever un peu, mais tant pis, ce sera une autre fois. Il faut que je fasse ce devoir d'arts plats...
Publié par boiseime à 18:34:24 dans textes | Commentaires (1) | Permaliens
Samedi, dans le Tgv.
Je suis tout à fait plongé dans American Gods, de Neil Gaiman, lorsque j'aperçois, dans le rang de fauteuils séparé de nous par le couloir dur wagon, un type endormi. J'hausse les sourcils, les yeux grands ouverts : je me retrouve perplexe. J'entends soudain un "pouf", puis deux hallucinations bizarres apparaissent à mes côtés : des petits moi. L'un, tout nu et tout rouge, porte un trident et deux cornes, tandis que l'autre, tout bleu, porte une robe et un aura autour de la tête. Les deux personnages issus de mon imagination ont des petites corps et une grosse tête, MA tête. Le diablotin met en évidence :
" D'accord, tu es côté couloir, et, en plus, tu as un voisin à côté de toi... Mais regarde ta chance : il ne te bouche pas la vue pour dessiner ce jeune homme !"
Le petit ange déclare quant à lui, d'un air fayot :
"Tu ne devrais pas faire ça !! Tu dois lire American Gods le plus vite possible, si tu veux pouvoir passer au recueil de nouvelles de Lampedusa ! Sans compter les cinq leçons de Freud... Je te rappelle que tu es sensé les lire le plus vite possible pour tes cours !!"
" Ah, oui, c'est vrai..." remarqué-je en fronçant les sourcils.
" D'ailleurs, je persiste et signe," continue l'angelot, "car tu as promis toi-même que tu consacrerais ce voyage à la lecture d'American Gods, en profitant de ta place couloir, qui n'est jamais une bonne place pour dessiner autour de soi..."
" Mais, justement !!" reprend le diablotin : "tu as promis que tu lirais, car tu pensais que ton champ de vision ne te permettrait pas de dessiner, et encore moins discrètement ! Or, regarde-moi cette aubaine !! Non seulement, de ta place couloir, tu peux dessiner quelqu'un, mais en plus, rarement tu as eu de si bons modèles !! Ce type dort, bon sang, il dort ! Bon, tu as déjà dessiné des modèles endormis, mais justement, remarque que ce sont les meilleurs modèles ! Et, vois la distance que tu as, de ce modèle potentiel : il est tout de même relativement près, de sorte qu'il n'est pas difficile à observer pour tes yeux ! Enfin, mince ! Regarde-moi ce visage, ces plis du tee-shirt, ces mains croisées sur le ventre... Et vise-moi l'éclairage ! Comment, mais comment peux-tu seulement songer, à ne pas saisir cette occasion ?! Faut-il être fou, je vois le demande !!"
" Mais, enfin, il n'est pas question qu'il lâche American Gods !" objecte l'angelot, dont le teint prend un méchant tour vermeil. Il est en plein dedans, il doit le lire, et il s'était promis de ne pas le quitter !
" Mais il n'avait pas en tête qu'il pourrait avoir un si bon modèle, endormi !!" s'égosille le diablotin : il semble vouloir étrangler l'angelot.
" Rhâh, mais il a pris une décision, qu'il s'y tienne !!" rugit ce dernier.
" MAIS JUSTEMENT, ENFIN, IL N'Y A QUE LES CONS QUI NE CHANGENT PAS D'AVIS !!!" vocifère le diablotin, hors-de-lui.
" Mais... C'est pour sa scolarité... Il faut qu'il ait le temps de lire Lampedusa, après... Il faut qu'il gagne du temps..."
" Et alors ?! Il ne doit pas apprendre à dessiner, aussi ?! Tu crois que je suis vraiment un diablotin ?! Tu crois que je ne suis pas de bon conseil, moi non plus ?!" Puis, me prenant à parti, il me dit avec moins de violence : "Chaque croquis n'est-il pas essentiel ?... Est-ce que apprendre à dessiner correctement, ce n'est pas faire du dessin d'observation dès qu'on peut ? Est-ce que les grands dessinateurs ne sont pas tout le temps et partout avec un crayon et un carnet, et d'ailleurs, ne le prônent-ils pas ?! Ou bien, te sens-tu assez doué pour outre-passer ces conseils ? Tu penses que tu peux tout dessiner, et que tu n'as rien à faire de l'art du croquis ?!"
" Mais j'ai jamais pensé une chose pareille !!" m'exclamé-je, choqué qu'on puisse penser une telle chose sur mon compte, car, non, l'art du croquis est définitivement un de mes centres d'intérêt, et c'est ce que je lui dis.
Et, à ce moment-là, dans deux "pof" simultanés, l'angelot devient diablotin, alors que le diablotin devient angelot. Chacun regarde son nouveau corps : tandis que l'ancien angelot blémit, l'ancien diablotin, lui, sourit jusqu'aux oreilles.
" Bon, alors, tu le dessines, oui ou non ?!" me demande le nouvel ange.
Je soupire. Tout en regardant mon modèle potentiel, le livre toujours entre les mains, j'essaie de leur expliquer, à l'un comme à l'autre :
" Le problème, c'est que je suis en face d'un authentique dilemme. Mon alternative contient deux solutions, à la fois bonnes et mauvaises. Si je fais l'un, je sacrifie l'autre; mais si je fais l'autre, je sacrifie l'un... Or, l'un comme l'autre m'est bénéfique, presque nécessaire !! En choisissant, je me passe forcément de quelque-chose qui m'est pourtant vraiment important... Et pourtant, je n'ai pas le choix : il faut choisir !!"
Mes deux petits moi, à mes côtés, se regardent l'un l'autre, perplexes. Ils semblent reconnaître leurs importances respectives. Soudain, ils deviennent, dans un "pof" chacun mi-diablotin, mi-angelot, se retrouvant avec un corps bleu du côté gauche, rouge du côté droit. C'est à ce moment-là que j'entends, devant, un "tchak" que je reconnais : le contrôleur composte les billets. Alors que les "tchak !" du poinçon et les "merccccci !" du contrôleur s'alternent, je contemple, turlupiné, le jeune endormi non loin.
Les deux mi-ange mi-démon continuent de débattre :
" Tu vois ! Même s'il commence à le dessiner, il n'aura jamais le temps de le faire en entier !"
" Meuuuh non, n'importe quoi ! Mon petit flo il est fortiche, il va le faire vite fait avant l'arrivée du contrôleur !"
Là, c'est moi qui riposte :
" Hey ! Tu me crois si capable ? J'apprends, moi, jsuis pas un as !! "
" Mais ! Qu'est-ce que tu racontes ! Tu vois pas qu'il est lent, ce contrôleur ? Regarde, cette personne qui l'a arrêté dans son élan : je sais pas ce qu'on lui a demandé, mais il discute... Et il est encore loin ! Et puis attend, un modèle endormi, au visage de trois-quart... C'est pas ça qui va être dur ! T'en as pourquoi, cinq minutes ?!"
" Quoi ?!" m'exclamé-je. "J'en ai bien pour dix minutes, voire un bon quart d'heure ! Qui c'est, peut-être même plus d'ailleurs, le temps s'accélère tellement quand on fait du dessin d'après nature..."
"Attends, t'es vraiment si lent ?!"
Je fais comme si la bestiole double-face qui vient de parler ne m'avait rien dit, et prends mon billet Tgv, tout comme mon voisin.
" Tu as le temps de le faire... Tu as le temps..." murmure le même trublion, regardant tristement le potentiel modèle.
Le contrôleur, bientôt, s'arrête dans son parcours juste au feuteuil devant le mien : apparement, il y a Un problème, voire une amende.
Le billet à la main, j'attends.
"T'as pas le temps..." murmure celui qui n'a pas parlé depuis tout-à-l'heure.
" T'as le temps..." murmure le premier à avoir été diablotin. "Je dirais même plus : une fois réveillé, il ne se rendormira pas forcément !!"
Je fais mine de ne pas entendre. Le contrôleur poinçonne mon billet, celui de mon voisin, temps pendant lequel le jeune endormi se réveille, prend son billet : rapidement, il l'a poinçonné, le rengaine, ne se rendort pas. Ne se rendort pas. Bouge, même.
Je l'observe encore un peu. Il n'a pas l'air de compter refermer les yeux. Je reprends American Gods avec un petit soupir. L'une de mes deux créatures prend alors un air de triomphe, l'autre est dépitée.
Publié par boiseime à 23:19:24 dans textes | Commentaires (0) | Permaliens
J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.
Bonne lecture.
Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.
Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.
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