Salut à vous. Je crois que cette fois-ci, c'est la bonne : Il me semble avoir des choses à dire.
Alors je vais raconter un peu ma vie hein, mais z'êtes pas obligés de lire.
Tout d'abord, j'en suis à la 130ème page dans mon roman, mais avec la rentrée c'est chaud parce que ça m'a freiné un max et j'écris carrément moins, mais bon. Faudra que j'écrive le plus possible pendant les vacances. Et les week-ends. Et les moments où j'ai rien à faire. Sinon ma rentrée se passe bien, mais ça provoque en moi des pensées bizarres. J'ai envie de vous en parler. Parfois je suis dans les couloirs, assis par terre contre le mur, à attendre que le prof arrive et ouvre la porte, et je vois la foule, cette putain de foule qui me fais sentir comme une sardine, et je vois tous ces gens, je les vois, je les connais pas, je les vois défiler et j'ai l'impression de mater des fourmis, avec des gens en groupes et qui parlent, et des garçons qui tapent des filles parce qu'ils sont cons, et des filles qui leur disent "mais arrête" en ricanant comme une conne soumise et c'est pas beau, je préfère les battantes qui gardent un certain sens de l'honneur, mais bref, et puis je vois tous les gens passer, et je me demande si leurs vies ont un sens, je me demande si ils sont heureux d'exister et pourquoi, et je me demande s'ils se rendent utiles ou s'ils s'épanouissent, ou si ils vivent leur vie l'air de rien, pensant jamais à tous ces trucs, ayant peur de la mort sans se rappeler qu'ils l'ont déjà "vécu" éternellement, sans même savoir si leur vie vaut tellement le coup que ça parce qu'ils ne se sont jamais posé la question, et je vois des gens futiles et semblables, je vois des fourmis, puis je me réveille, je vois quelq'un que je connais et que j'aime bien, je lui fais coucou avec un sourire sincère, puis je me rappelle que tous ces gens ne sont pas des fourmis, que je ne suis pas à leur place mais que voilà, personne ne ressemble à personne, et qu'ils ne sont pas des futiles, certains me sont précieux, et ceux qui ne le sont pas pour moi le sont pour d'autres. Et puis je me demande si l'objectivité, le recul, permet de réfléchir vraiment plus clairement, car l'absence de distances permet quand même d'avoir accès à certaines données, parce que par exemple là avec du recul je me dis qu'on est tous des fourmis futiles, mais d'un peu plus près c'est tellement plus que ça, si on regarde chaque personne de chaque rue ils ont tellement tous une histoire passionnante, et peuvent être émouvants, tout ça...
C'est bien de regarder les choses de près. Je vois les gens c'est des fourmis, c'est parce que je les vois de trop loin, ya quelqu'un ça fait longtemps que je la connais jme sens déjà mieux rien qu'en la voyant. Le recul n'est pas pas forcément bénéfique.
Parlons d'autre chose. Euh, merde. Jme rappelle plus. Ah oui. Euh... C'était ça? mm... Ah oui!
Le bonheur. Oui, alors parfois je me demande si le bonheur c'est pas de trouver que la vie vaut le coup, même dans les moments les moins passionants. Parce que voilà, finalement, si je regarde les choses attentivement, je me rends compte que la vie n'est pas forcément passionante (attention, je suis pas suicidaire hein), et qu'il n'y a que quelques rares moments qui m'exaltent vraiment. Ça me pose la question du sens de la vie. Mais je crois que c'est très très nul de voir les choses comme ça. Je pense que une bien meilleure chose, que j'expérimente de temps en temps, c'est essayer de voir les choses, de les toucher, de les sentir, comme si c'était la première fois qu'on les voyait, ou bien la dernière. Ça doit rendre tout tellement plus intense. Nan parce que quand j'y pense, ça m'insupporte un peu de faire des choses qui m'intéressent pas alors qu'on a qu'une vie. Vous me direz, ya qu'à s'y intéresser, ça s'appelle la curiosité, mais parfois c'est dur de s'intéresser à ses devoirs ou bien au mur en face de soi, quand on attend que le prof arrive.
Des fois je pense à la mort, et je réalise que ce que je suis en train de faire est absolument sans importance et dérisoire. Ou bien je pense au monde, tout simplement. Ou à l'univers. Et là jme sens tout petit, et je me dis que rien n'a vraiment d'importance, tout étant ridiculement petit, dérisoire et quelquepart, futile. Puis il y a les choses importantes.
Sinon je voulais reparler encore des gens. C'est quelquechose de fou, quand même. L'autrui. L'autrui pour moi : Il est pas forcément pareil pour tout le monde. C'est-à dire que parfois, je vois les gens comme des fourmis futiles parce que j'ai trop de recul, et c'est pas bien, c'est comme ça qu'on devient très méchant, mais bref, et puis en même temps, je prends CERTAINES personnes, ma famille, mes amis, de très bons amis, et je me rends compte qu'un moment avec eux ya rien de mieux, qu'un moment avec untel, ya rien de plus précieux, et je réalise que les seules choses qui me sont réellement précieuses, ce sont mes proches, sans eux, la vie ne vaudrait rien, sans mes proches je n'aurais vécu aucun moment qui vaille le coup, tout les moments formidables, émouvants, qui t'emportent, te rendent tout joyeux, euphorique, et te fait dire que la vie, c'est beau!, c'est les moments que l'on partage avec ses proches. Alors, en fait, les gens ne sont absolument pas futiles. C'est eux qui te rendent la vie importante.
Maintenant je voudrais encore vous parler d'une chose. Voilà : Je crois qu'aujourd'hui, beaucoup de jeunes ne veulent pas penser à l'avenir, car ne le voient pas d'un bon oeil, et je vois aussi des adultes qui regrettent l'époque de l'adolescence. Je voudrais leur dire merde, car quand je serais adulte, quand je serais grand, j'e m'éclaterais mille fois plus que n'importe quel ado.
Voilà.
MMh... Je crois que ça suffit. Ah oui! Encore une chose : Le présent. Alors tout d'abord, le présent est un fleuve : C'est à dire qu'il n'y a absolument pas d'INSTANT présent, car le présent est permanent, et le passé et le futur n'existe pas : Le passé c'était du présent, et le futur ce sera du présent. Ya que du présent. Donc ce que je voulais dire, c'est qu'il faut pas vivre dans le passé, soit le présent achevé, fini, dépassé, révolu, ni dans l'avenir, soit le présent non commencé, ou tout reste à tracer, cet avenir qui est le champ des possibles. Je pense qu'il faut plutôt vivre dans le présent. Parce que d'abord, le présent aussi c'est un champ des possibles, et surtout, il est là, maintenant, on peut le toucher du doigt, enfin même pas parce qu'on est en plein dedans en fait ,on baigne dedans, et faut en profiter; au lieu que l'avenir, on en sait rien si il viendra, on peut mourir avant qu'on y arrive. Et si votre présent vous satisfait pas, osez le changer. Ouais, plus facile à dire qu'à faire, je sais.
Mm... Un doute me taraude. Est-ce que je ne vous ai pas déjà bassiné auparavant de cette histoire de présent? Je ne sais plus. Oh, c'est pas grave de toutes façons.
Et sinon, c'est bon, cette fois c'est fini, je me tais. Si j'ai envie de parler d'autres trucs ce sera une autre fois. D'ailleurs, j'ai déjà une idée. Voire des idées. Bon, à plus hein.
Post-scriptum: J'ai écrit ce texte tout à l'heure, mais je n'ai pas pu le publier immédiatement parce que blogg.org ne fonctionnait pas. Maintenant, je me rends compte que c'est de l'importance des autres, dont j'avais déjà parlé avant. À moins que ce soit le deux? Chais pas. J'ai la flemme de relire mon blog.
Publié par boiseime à 22:00:38 dans textes | Commentaires (1) | Permaliens
Bonjour. Nous sommes le 8 août 2006, il est 13:05, j'en suis à 81 pages dans mon roman et il faut que je continue, et que je me relise un peu, mais avant je veux improviser une note pour ce blog.Publié par boiseime à 13:29:13 dans textes | Commentaires (3) | Permaliens
Bon, figurez-vous que j'ai écrit deux textes aujourd'hui pour mon blog, et figurez-vous que ces deux textes ont tous les deux échoué parce que mon internet arrête pas de sauter etc, alors je vais essayer de publier un troisième texte encore différent des deux premiers, mais ptet que je m'inspirerais de ce dont je me rappelle encore, je vais voir. Bon, je me lance:
Je suis du chocolat, du bon chocolat noir, mais sucré, je suis du bon chocolat qui fond et se liquéfie sur le carrelage, et les chats arrivent en masse pour lécher mes restes, ma mare marron et sucrée par terre, du bon chocolat fondu. Après, quelqu'un essuira les restes de mes restes avec une serpillère, et ce sera comme si je n'avais jamais existé, il ne restera plus aucune trace de moi.
Je suis une lampe à décanter, et c'est ma vie qui décante goutte après goute, journée après journée, un jour la lampe n'aura plus rien à décanter, car le liquide qui le contient est comme le temps, il s'écoule lentement mais sûrement.
Regarde bien ce que tu vois dehors: Ça va changer. Regarde bien les modes de pensée actuels: Ça va changer.
Regarde bien comment sont les gens, parce qu'on n'est jamais les mêmes que nos prédecesseurs, parce que nous n'avons pas hérité du même monde qu'eux, et parce que les choses changent, inexorablement, tôt ou tard, même ce qui est bien.
La vie est une bulle qui explose tôt ou tard. Le bonheur aussi et ça me fait un peu peur. Mais il peut y avoir plusieurs bulles dans une vie. Ou alors une bulle d'une exceptionnelle longévité.
Il a mis ses gants de dentiste, il a pris un sachet dans une poche et il a mis les yeux de sa mère dans le sachet. Sa mère avait des yeux bleus-verts, clairs, très beaux. Aujourd'hui elle est aveugle parce que son fils est devenu fou.
Un pauvre jeune homme presque amoureux d'une jeune fille, il est persuadé que ce n'est pas réciproque et ne vérifiera jamais si ce l'était ou pas. Ce jeune homme était en chocolat, cette jeune fille était une lampe à décanter. Du chocolat avec une lampe à décanter?
Et pourquoi pas une lampe à décanter qui décante du chocolat fondu?
Et pourquoi pas une solution de antioxydique avec du chocolat? En sortirait-il un précépité marron? Je ne sais pas si l'antioxydique existe.
Ce serait l'histoire d'une tablette de chocolat qui aurait peur de fondre. Autre part, il y aurait une boule de glace à la poire qui aurait peur de fondre. Ils ne se connaissent pas, rien ne prouve qu'ils se rencontreront un jour, d'ailleurs ils fondront probablement avant qu'ils en aient l'occasion, et de toutes façons qu'est-ce qui indique qu'ils se plairaient?
Il y a des gens qui sont malheureux parce qu'ils aimeraient que leur vie ait un sens, mais ils ne savent pas si leurs vie en ont bel et bien un. Certains se tournent vers la religion, d'autres se prélassent dans leur malheur et d'autres regrettent que l'homme se soit détourné de la nature. L'homme s'est dissocié de la nature. Et en s'y dissociant, il a déséquilibré cette nature et a perdu son sens.
Et il y a quelquepart sur terre un aborigène, qui a toujours vécu dans la jungle, et quand curieux il vient voir ce que c'est la technologie, il se dit que ça ne lui est pas utile, et les gens qu'il voient, et les animaux qu'il croise, et les arbres qu'il touche, il a la sensation que loin de leur essence, ces choses ont perdu leur âme.
Essence.
Dans la nature on bouffe les bestioles qui doivent être bouffées parce qu'elle se surpeuplent, et on se fait bouffer parce que yen a d'autres que nous qui ont besoin de se remplir le ventre. On meurt pas vieux mais on a un sens. Quand on bouffe on sert à quelquechose, quand on se fait bouffer on sert à quelquechose. La vie et la mort y ont un sens, là-bas. Et on fait partie intégrante de la nature. On est une bestiole qui bouffe et se fera bouffer, et ainsi on sert à quelquechose. On fait partie intégrante d'un truc cosmique qui s'appelle juste écosystème. Bon bien sûr je caricature, c'est plus compliqué que ça, et ya certains animaux qui se laissent pas bouffer.
Nous on s'est dissociés de la nature. On s'en est dissociés et on l'a déséquilibré. Maintenant on cherche un sens qu'on trouve plus sans la nature, parce que la nature c'est la vie, et on fait partie intégrante de la vie. Mais bien sûr, TOUT est la vie.
Mais bien sûr, moi, je serais bien incapable de vivre dans la jungle. J'ai trop vécu dans cette société pour y vivre. Je suis devenu dépendant de cette société technologique et je pourrais pas m'en passer.
Et puis je sais plus ce que je dis, il est onze heures du soir...
Post-Scriptum: La photo c'est moi avec du chocolat noir amer composé de 99% de cacao dans la bouche. C'est quasiment du cacao pur et c'est vraiment pas sucré. J'ouvre grand la bouche et du coup c'est pas beau à voir, n'est-ce pas? Oui, mais ça me fait rire. Enfin, sourire on va dire.
Publié par boiseime à 23:29:52 dans textes | Commentaires (1) | Permaliens
Bjour! Non rien. En fait j'ai rien à vous dire. Tiens, je vais vous écrire ce qui me passe par la tête. Là il est 18heures08. J'arrêterais mon impro à 18heures18. Ah, il est déjà 18 heures:09Publié par boiseime à 18:27:01 dans textes | Commentaires (4) | Permaliens
Excusez-moi pour cette absence prolongée, puisque je n'ai rien posté depuis le trois juillet. Mais là j'ai passé une semaine sans ordi aussi, donc voilà, et pendant cette semaine j'ai lu des bouquins et j'ai dessiné. Des dessins avec de l'aquarelle et que je pense vous montrer ici.Publié par boiseime à 13:55:34 dans textes | Commentaires (0) | Permaliens
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J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.
Bonne lecture.
Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.
Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.
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