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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

Florian, the very big adventure | 30 juin 2007

"C..., si tu es là alors que je suis à la piscine, sache que j'ai essayé de te joindre pour te prévenir. Je ne pense pas en avoir pour longtemps là-bas. Flo."
Après avoir écrit ce mot pour l'amie qui allait peut-être passer, je pars donc pour la piscine. À travers la vitre, c'est à une blonde avec un piercing au menton que j'explique mon souhait d'un certificat de natation pour le séjour linguistique que je vais faire cet été. On en discute quelques minutes avant que je ne doive repartir : Je n'ai pas de pièce d'identité. Je retourne chez moi, cherche ma carte d'identité, repars à la piscine. Là, elle m'indique de demander mon certificat de natation au maître nageur. Elle me dit d'enlever mes chaussures, de les prendre à la main, et m'indique la direction des cabines. Je me déshabille. J'ai déjà mon maillot de bain. Je mets mes affaires dans un coffret, mets la clé-collier autour du poignet, prends une douche, monte vers la piscine. J'explique ma situation aux deux maîtres-nageurs. L'un me demande si je nage bien, je lui dis que je ne pense pas, mais que je sais nager. On en plaisante. Il me dit de faire deux longueurs, mais près du bord : il ne veut pas sauter pour venir me chercher! Je vais au bout du bassin, fait ma première longueur. Je suis fatigué, essouflé. Des gens me regardent, et je fais ma deuxième longueur sur le dos, plus tranquillement. Ensuite, je remonte, le même maître-nageur plaisante encore : Il me dit d'abord que comme je n'ai pas nagé beaucoup, il va écrire dix mètres sur le diplôme. J'hoche la tête et lui dit qu'il rigole : Avec dix mètres, je ne pourrais rien faire, il va écrire cinquante. Ils remplissent le diplôme, m'indiquent de le tamponner à l'accueil, me souhaitent une bonne journée et de bonnes vacances, je les remercie et redescends. Dans les escaliers, je suis surpris : Mes jambes ne descendent pas les escaliers, elle s'y tordent, tout mon corps se plie et j'ai la sensation d'être un vieillard. J'arrive à me tenir debout, appuie sur le bouton qui m'asperge d'eau chaude, puis je vais vers les cabines, sauf que je commence à avoir envie de vomir, merde, en plus j'ai le vertige, et ma vision se trouble... Je me traîne vers ma cabine, mes vetêments n'y sont pas : c'est vrai, le coffre... J'y vais de ce pas, rentre la clé, ça ne tourne pas... J'essaie, j'essaie, alors que je me sens toujours au plus mal. Je vais à l'accueil, des gens vont à la piscine : je m'asseois, puis voit une fille du personnel : Je lui demande de m'aider. Je lui indique mon coffre, elle arrive à faire fonctionner la clé. Je la remercie, prend mes vetêments, je les pose à côté, je me sens vraiment très mal : Je reste assis, ferme les yeux, respire lentement, le plus fort possible. J'ai toujours envie de vomir, quand j'ouvre les yeux, je ne vois rien, c'est juste des points de lumière... Il faut que je vomisse... je sors, vais vers la poubelle... Je vois la même fille du personnel, lui dis que je crois que je vais vomir; elle m'indique les toilettes, je m'y traîne alors que je n'y vois presque rien, je ne les trouve pas, j'ai du mal à trop marcher, j'ai l'impression de retomber dans mes douze ans, quand j'avais cette terrible maladie qui me rendait dans cet état... Je me fixe devant des robinets, respire fort, je ne vomis pas. J'y reste quelques minutes. Bon. Je retourne vers ma cabine, mais je n'y vois rien, je me traîne, je ne la trouve pas, m'assois par terre, respire. Je reste là quelques instants, avant de réaliser que je suis contre ma propre cabine. J'y rentre, m'assois, regarde la porte cloisonnée. C'est petit, c'est bien. J'ai besoin d'un petit espace. Je respire et tout. Bon. Je me repose quelques minutes. Je finis par m'habiller, comme je peux, je ressors, me demande comment je vais bien pouvoir être capable de rentrer chez moi, me dis encore une fois que j'aimerais alerter les gens qui m'entourent de mon malaise, je me sens seul contre lui, je m'apprête à franchir le bassin pour les pieds, y vomis.
Merde... Je dépasse le bassin, vais à l'accueil, m'excuse terriblement, explique je viens de vomir dans le bassin. Ils voient que je suis au plus mal, mais depuis que je viens de vomir, c'est déjà un peu mieux. La blone au piercing me dit que je suis aussi pâle que le mur (qui a des coups de peinture blanche). Ils me font m'allonger, on m'apporte un verre d'eau, on va me tamponner le diplôme, on vide le bassin, on m'entoure, me sourit, il y a des plaisanteries autour, pour me détendre : tout le personnel s'occupe de moi. Je respire. Allongé, c'est beaucoup mieux. Mes yeux vont mieux. Je suis quand même faible. Je ne touche pas encore au verre d'eau. Plus tard, le maître nageur arrive, il me questionne. Avec moi, il se demande comment ce malaise a pu arriver. je lui réponds que je n'ai pas participé à une fête la veille, que je suis non-fumeur, que j'ai pris mon petit-déjeuner à midi, mais que j'ai effectivement eu faim plus tard, mais que j'ai seulement mangé ensuite une banane et un biscuit. On me demande si il n'y a pas un numéro à joindre, pour qu'on me raccompagne. Le maître nageur m'explique que je ne peux pas repartir tout seul, malgré le fait que je n'habite pas loin. Je ne connais pas par coeur le numéro de travail de ma mère, mon père habite en bretagne. Je leur demande s'ils ont un annuaire. Je leur fait chercher plusieurs noms qu'on pourrait joindre. Il n'y a pas de téléphone sans fil : Je dois aller moi-même dans la salle d'accueil. Là, je vois que ma vue va vraiment mieux, et j'ai moins de difficultés à marcher. On appelle plusieurs personnes, personne ne répond, je laisse des messages. Le maître-nageur se voit obligé d'appeler les pompiers. Je demande du papier et un crayon, pour dessiner : ça m'occupe. Le personnel plaisante sur le célèbre corps de métiers, à cause des filles maîtres-nageuses qui pourraient être intéressées. Après une petite attente, ils arrivent. Depuis tout à l'heure, je vois tout distinctement. On leur expose encore la situation, un des pompiers me pose des questions. Je lui réponds que je ne fais pas de sport en dehors du lycée, que je ne fais aucune allergie ou quoi, que j'ai déjà vomi en EPS l'année dernière, pour un effort maximal. On remplit un formulaire. Je suis né le 6/6/90. Le personnel aussi, avait dû remplir un truc, car ils m'avaient souhaité un bon anniversaire en retard. Quand je dis être né à saint-michel-chef-chef, en loire-atlantique, l'un cite le 44, un autre Pornic. On explique à moi et au personnel que la seule chose qu'ils puissent faire, c'est m'emmener aux urgences, et on sous-entend que vu qu'il s'agit d'un malaise après l'effort, cela ne servirait pas à grand-chose, le maître-nageur explique à son tour qu'ils ne peuvent pas me laisser partir comme ça. Les pompiers m'emmènent donc à la clinique carron, je me plains gentiment que cela est terrible de devoir y aller alors que je vais mieux et que ma maison est à 3 rues d'ici. Je crois qu'ils partagent mon opinion. À la clinique, l'un me sourit, il me dit qu'au moins, j'aurais un petit bilan. Une femme en blouse blanche est là, on lui explique la situation, elle aussi me demande les coordonées de ma mère, et là encore, je dis que je ne connais par coeur ni son portable ni son numéro de travail. Elle me trouve plutôt "cool", pour un grand de dix-sept ans. Je lui indique cependant, comme aux autres, mon téléphone fixe, et la femme m'explique qu'il va falloir attendre que ma mère arrive à la maison pour venir me chercher. Elle part, dit que quelqu'un d'autre va revenir avec un branquard. Je vois trois choses: d'abord, pourquoi un brancard?! merde, je vais mieux! Ensuite : Maman n'a pas de voiture, et tercio, elle doit arriver tard aujourd'hui, vers neuf heures et demie au moins, comme je l'ai déjà dit à l'infirmière. Je n'ai même pas de bouquin avec moi. Personne ne revient, je veux partir, mais je me demande si je vais oser. Des gens passent, puis je finis par oser. Calmement, je prends la sortie.
Je demande à quelqu'un la direction de Villeneuve-le-roi. J'y marche, croise l'indication de ma ville sur un pont, la prend. Je borde Villeneuve-saint-georges que je franchis rapidement, c'est en fait dans ma propre ville que je ne m'y retrouve plus : je crois voir l'école paul Painlevé, qui est un repère pour moi, et y marche, et me demandant encore une fois quelles vont être les conséquences de ma fugue de la clinique. Je marche, marche, puis réalise que ce n'est pas l'école paul Painlevé. 'Chier. Je continue, ça doit bien mener quelquepart. Je réalise qu'à gauche, ça finit en impasse. 'Chier. Je reviens sur mes pas. C'est l'école Paul Bert. Pourquoi faire deux écoles pareil?! Je vais vers le centre de villeneuve, et finit par trouver l'intermarché, à côté de mon lycée : Dieu soit loué!!
Sur le chemin, je croise trois connaissances, je leur raconte succintement mon aventure.

Chez moi, plus tard. Enfin, chez moi! Dieu, merci! À un moment, la police m'appelle. C'est le commissaire, que je vais trouver compréhensif et sympathique. On lui a signalé à l'hôpital Caron une fugue ou une disparition de la part d'un mineur. Je lui explique ma version de l'histoire, et lui m'explique qu'il lui faut appeler mes parents. Chez moi, j'ai bien le numéro de travail de ma mère : mais à cette heure-là, elle est partie; et je n'ai pas son numéro de portable, ne l'ayant pas encore inscrit dans le mien. Je finis par donner le numéro de mon père. Plus tard, on me rappelle : mon père est injoignable. Je pense à appeler ma soeur, qui doit bien avoir le numéro de maman. Elle est injoignable. Le commissaire répète encore "okay okay" dix mille fois, comme pour essayer de s'y retrouver, me redemande encore si je vais bien ne pas m'absenter de la soirée etc, au cas où, puis raccroche.
Je suis en train d'écrire cette note quand quatre flics débarquent dans mon jardin. J'enlève mon chapeau et sors. Il est neuf heures, ma mère n'est toujours pas là. Ils me demandent un papier d'identité, me posent deux trois questions, me donnent une convocation au commissariat de villeneuve-saint-georges pour le lendemain à neuf heures, où je dois me rendre avec ma mère.

Pfou!

Publié par boiseime à 21:53:05 dans textes | Commentaires (3) |

Mon vrai grain de folie | 14 juin 2007

J'ai vraiment un problème. Je ne sais pas pourquoi, j'ai encore plus de difficultés à réviser mon français qu'à réviser mes sciences et mes maths. C'est complètement absurde. Je ne comprends pas pourquoi je bloque autant. Tout ce que je dois faire, c'est relire ces courtes fiches, surligner. Le faire concentré, pour retenir. C'est simple. Pourtant, je ne peux pas. Je me sens extraordinairement incapable de rester plus d'une minute concentré sur ces feuilles. On dirait... Je ne sais pas. C'est comme si réviser m'était aussi difficile que d'aller demander à une fille si elle veut sortir avec moi : Je ne cesse pas de la journée de me dire "fais-le!", et ne cesse pas de l'éviter. Même quand je m'asseois sur cette foutue chaise, contre mon bureau, je regarde autour de moi comme un prisonnier à ses barreaux. Le problème, c'est que ces barreaux, c'est moi les fait, et je peux pas. Un prisonnier sans prison, il reste dans sa cellule? Alors je gribouille un dessin, vite, et j'arrête. Je reste sur ma chaise à ne rien faire, désespéré, des minutes entières. Je m'accorde des pauses, que je rallonge et rallonge. Et, quand je "veux" me remettre à bosser, je deviens vraiment fou. Vraiment, parfois, je me fais peur à moi-même tellement ne pas travailler quand je le dois me rend cinglé. Tout à l'heure, après avoir désespéremment lu une bédé pour éviter encore une fois mes révisions, je suis monté dans ma chambre. Aussi désespéremment, évitant mes devoirs comme je le pouvais, je me suis baissé pour prendre une autre bédé. Et là, j'ai lâché la bédé en me criant littéralement, comme un déchaîné : "RÉVISE PUTAIN!!!".
C'est tout de même effroyable. Devoir bosser me rend fou, vraiment. Ça peut me donner envie de péter ma chaise, ou de taper ce qui m'entoure. Je dois bosser, je bosse pas, et je perds mon temps à une échelle assez considérable, alors que mon oral n'est pas si éloigné que ça, et que c'est vraiment dommage de gaspiller autant de temps. Et c'est ça le pire. C'est que je m'en rends compte, je vois l'échéance de mon oral, l'importance de mes révisions, le temps perdu, et réalise aussi constamment que je n'évite ces révisions, la véritable importance de celles-ci. C'est ça qui me rend le plus cinglé. Il FAUT VRAIMENT que je bosse, et c'est tout simplement impossible. C'est maladif. C'est maladif et c'est complètement fou. Sous mes airs innocents, je suis fragile et complètement malade. C'est effroyable.

Publié par boiseime à 17:27:03 dans textes | Commentaires (5) |

Micro-nouvelle | 12 juin 2007

Assis sur le strapontin, le jeune homme dessinait cette petite femme devant lui, malgré les remous du métro. Deux personnes en face l'avaient vu, ils regardaient son carnet l'air curieux, se murmurant leur étonnement. Le dessinateur ne faisait pas attention, il observait maintenant attentivement les plis fabriqués par la veste en cuir, les exécutant sur le petit carnet noir.

Le train freina, puis s'arrêta. La femme sortit. Flûte. Tant pis. D'autres personnes entraient. TUUUUT. Le train redémarra, de nouveau les remous, tout le monde tanguait dans les méandres du métropolitain, tandis que le jeune dessinateur observait tout autour de lui. Ce grand type qui surpassait tous les autres, pâle, avec ce superbe chapeau noir. Ce serait parfait.

Il avait effectivement un teint laiteux, mais ses lèvres étaient d'un vermeil étonnament vif. Quant à ses yeux, ils étaient d'un bleu-gris beau et frigorifiant. Son visage était émacié, allonngé, anguleux, et cadré par des cheveux bouffants, longs et noirs, sortant largement de son chapeau, noir aussi; chapeau noir qui s'accordait parfaitement à sa barbichette en i. Il portait une veste noire en velours lui allant jusqu'aux cuisses, ainsi qu'une chemise bleu-marine. Son corps était élancé, très grand et très mince à la fois. Le jeune dessinateur le regardait furtivement, grattait son visage sur son carnet, puis encore... Il avait de la chance, ce superbe modèle restait assez immobile.

L'homme, accroché à une barre à droite de la porte du wagon, se concentrait sur la vitre en face de lui, jusqu'à ce qu'il se rende compte qu'il était observé. On le dessinait. Cette même personne détourna son regard, mais l'homme au chapeau savait que dès qu'il arrêterait son coup d'oeil, le jeune homme au carnet repartirait à la charge. Il se remit effectivement à regarder la vitre en poussant un bref soupir, mais savoir qu'on le dessinait lui fit bizarre. Dommage qu'il n'oserait jamais demander à cette personne s'il pouvait admirer le résultat. Cela faisait tellement longtemps qu'il ne s'était pas vu dans un miroir... Il avait dû tellement changer, depuis le temps... À quoi pouvait-il bien ressembler, maintenant?

Le jeune dessinateur ombrait son croquis à coups d'hachures, satisfait. Il avait réussi à croquer le visage de son modèle sans avoir à trop gommer, et assez rapidement, en plus. Il progressait. Il sentait cependant son modèle mal à l'aise, et à la fois, il semblait apprécier être dessiné : Il bougeait en effet le moins possible, c'était voyant!

Le métro freina. Le grand gringalet au chapeau noir ouvrit furtivement la bouche : Rêveur, il n'avait pas vu la station arriver. C'est à ce moment-là que le dessinateur remarqua deux canines longues et pointues, surpassant toutes les autres dents dans la mâchoire de son modèle! Les portes s'ouvrirent à la seconde même où le dessinateur percuta aussi l'absence de reflet de l'homme au chapeau, dans la vitre glissée maintenant contre la paroi du train. L'homme sortit du wagon d'un bon pas, tandis que le dessinateur laissa tomber son carnet par terre. Fronçant les sourcils, il semblait réfléchir.

Publié par boiseime à 21:44:36 dans textes | Commentaires (0) |

Du tournoiement autour du pot du travail et de l'amusement à parler de soi comme d'un personnage de nouvelle | 10 juin 2007

Stand up. Just stand up.
Wohoho
"Please", écrivit ensuite le garçon, énonçant lui-même à voix haute les mots qu'il extirpait lentement de sa tête, au rythme de la dictée, les sourcils haussés, la bouche entrouverte, les yeux sur le clavier. Ses cheveux étaient mouillés, il portait un chapeau noir penché vers l'arrière, une barbichette, un tout petit début de favoris; le chapeau était pour l'amusement, il n'osait pas encore le porter au lycée. Peut-être la rentrée suivante? Il portait enfin un tee-shirt bleu marine et un jean en lambeaux.
Il se gratte au-dessus de la nuque. Soupir. Recherche des mots qui conviendraient à son état d'esprit du moment.
Révisions pour le bac. Visionnage régulier de vieux épisodes de Daria sur Dailymotion. Un texte à apprendre pour sa pièce de théâtre. L'apprendre. Il faut l'apprendre. Après avoir appris l'S.V.T, la physique, les maths, revu la méthode de la dissert', de l'écriture d'invention, du commentaire, il devait encore apprendre son texte pour le théâtre. Pourtant, ça n'avait pas tant été un effort, ces révisions. Il avait commencé mercredi, mais dès ce jour, il n'arrêtait pas d'entrecouper ses travaux de bonnes grosses séances de glande. Pourtant, il se sentait confiant vis-à-vis du bac. Il réviserait encore un petit peu le lendemain matin. Il aurait toute la matinée.
Apprendre le texte. Avant d'aller à la Mjc. Taper cette note tandis qu'il se devait d'apprendre son texte, pour ne pas constamment regarder ses feuillets tout à l'heure, ce n'était pas raisonnable.
Finir cette note. Être raisonnable. Finir cette note à deux balles et apprendre son texte, pour plus tard, à la MJC.
Courage. Stand up, please. Just a little bit. Tire au flanc!

 

Post-scriptum : Allez voir la dernière note de Boulet, elle est marrante (bouletcorp dans bloggroll). Elle me renvoie un petit peu à mon propre cas en ce moment, avec la perspective de mon bac, pensant tout au long de la journée : Bon, allez, faut que je bosse...

Publié par boiseime à 11:58:53 dans textes | Commentaires (0) |

Le marinage du seul dans le coin de sa tête et l'illusion d'idée dans le même coin | 29 mai 2007

Envie soudaine d'écrire mais rien de concrèt à vous dire. Simplement, une idée à toucher. Un sentiment très étrange que j'arrive pas à identifier. Très bizarre. Très abstrait. Abstrait. Un mélange de... Je sais pas. Je sais vraiment pas. Il y a un peu de ce truc de la solitude, comme quand j'étais au collège, qui me gagne étrangement, même si ma mère est juste dans la pièce d'à côté. Ce roman que je n'ai pas retravaillé, ce soir. Une espèce de fatigue d'avoir perdu mon temps, peut-être.
Et puis ça tombe parce que ma mère me parle et coupe ce processus.
Peut-être que je comprends maintenant. C'est comme un truc que tu laisses au frigo et que tu laisses mariner. J'ai dû me laisser mariner.
Souvent, j'ai envie d'écrire un truc énorme, et je sais exactement ce que je veux écrire, enfin nan, j'ai l'impression de savoir exactement ce que je veux écrire, à la manière des rêves au réveil : C'est là, c'est juste là, c'était il y a une minute seulement, mais c'est complètement enfoui, enterré loin dans ma tête. Et ce truc à écrire... Je l'ai justement dans ces moments-là, quand je suis dans mon coin de ma tête, je me laisse mariner, et un sentiment tout à fait abstrait me gagne : Il faut absolument l'écrire, l'exprimer, exactement, mais c'est pas possible. Il y a vraiment quelquechose à écrire. C'est comme une idée, mais en trompe-l'oeil. C'est une illusion d'idée. Voilà. C'est exactement ça.
Parfois, un certain contexte, certaines pensées, certaines choses lues, vues, vécues, un truc étrange dans ma tête, ça marine, et l'illusion d'une idée.

Publié par boiseime à 21:40:14 dans textes | Commentaires (0) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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