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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

Le Cousin | 01 avril 2008

- Haaaaa !

Il venait de s'enfiler un magnifique verre de pamplemousse blanc, et le reposait lentement à côté de l'évier. Soudain, devant lui, il vit un cousin collé au mur. Il ne savait plus que cela s'appelait un cousin, et d'ailleurs, il avait oublié si c'était inoffensif, ou bien aussi terrible que les moustiques. Mais il lui semblait que ces bestioles, qui ressemblaient tant aux moustique, partageaient certainement les même vices désastreux. Oubliant tout à fait le jus de fruit — délectable —, il saisit qu'il fallait faire un choix. Puisqu'il ne devait être qu'un espèce de gros moustique, il méritait sûrement la mort. Et, en même temps, il lui semblait que la vie possédait un caractère sacré à respecter; d'autre part, écraser le spécimen de ses mains nues lui était une idée peu enthousiasmante. Durant tout ce temps, le cousin demeurait tout à fait figé. Sachant qu'il fallait agir rapidement, le jeune homme prit l'initiative de prendre un verre. Il prit spontanément celui où il avait savouré le jus de pamplemousse blanc, et se dirigea vers le salon, faute d'avoir trouvé le moindre papier dans son champ vision, devant l'évier. Là, sur la table en désordre, il prit une feuille où sa mère, abstente, avait noté sa liste de choses à faire durant la journée. Il revint au trot dans la cuisine, et, regardant son verre, réalisa : non, je ne vais pas utiliser le verre où j'ai bu mon jus : j'aimerai sûrement, tout-à-l'heure, en reprendre un peu, dans le même verre...

Le jeune homme chercha donc un autre verre. Il constata malheureusement qu'il n'y en avait pas le moindre, sale, dans l'évier... Il restait cependant, à côté de l'endroit où il venait de reposer son verre précédemment gorgé de jus, un verre trensparent couleur caramel. Bon. Il ferait l'affaire.
Le jeune homme prit donc le récipient, se concentra, et, constatant que l'espèce de gros moustique était resté au même endroit exactement, l'appliqua autour du cousin, enfermé. Il glissa enfin le papier sous le verre, et pût se permettre de prendre la cage en main dans l'objectif final d'ouvrir la porte de la cuisine, et de laisser filer l'insecte. La porte ouverte, le cousin toujours enfermé, il se questionna à voix haute :

- Est-ce que j'ai raison ? Enfin... Je la laisse vivre, mais, si c'est effectivement la même chose qu'un moustique et qu'il va pour faire souffrir la race humaine, je ne sais pas si je fais bien... Je devrais peut-être la tuer... En même temps, Je trouve que Tolstoï a une manière de penser très intelligente, et sa conception de toute vie comme sacrée, et donc respectable, me paraît tout à fait légitime, et je devrai peut-être le respecter, malgré le fait que, de toutes évidences, tuer ce genre de choses n'est pas un acte criminel... Ce n'est qu'une bestiole qui, sûrement, ne pense pas, ne ressent pas, bref, cet insecte n'est qu'une machine, et elle gagnera plus à être tuée, épargnant ainsi mes propres congénères de mille sangs sucés, que vivante, et emmerdant l'espèce humaine... Ouais... Ouais, mais bon... Même si il semble en effet davantage logique de la tuer, ne pas la tuer, c'est respecter la vie, et respecter la vie, c'est me respecter moi-même... Enfin, je dis pas que je l'épargne juste pour moi, mais... euh... Dans tous les cas, la conception de Toltoï me paraît asez pertinente pour être méditée, et respectée en attendant de peut-être la réfuter...

Le jeune homme, terminant de murmurer tout seul dans sa barbe, leva les yeux au ciel. Enfin, il fit attention au verre caramel :

- Enfin bref, t'en as ptêt marra d'étouffer, toi...

Là, comme pour officialiser la fin de son soliloque; il retira la feuille de papier, laissant s'échapper l'insecte, rentra dans la cuisine, et referma la porte.



Plus tard, la soeur du jeune homme lui dit que ces "espèces de gros moustiques" étaient en fait des cousins, et que ces choses-là sont tout à fait inoffensives, ne suçant pas le sang. Il en conclut qu'il avait bien fait de l'épargner.

Publié par boiseime à 21:03:10 dans textes | Commentaires (0) |

Sur la bédé, sur la littérature, sur moi par rapport à tout ça, et puis sur mon deviantart et les yeux rouges, à la fin. | 06 mars 2008

J'ai faim. Après cette note, je vais croquer un bout.

Je me sens... Drôle. Soulagé, libéré. Aujourd'hui, j'ai terminé de retravailler L'Hydromelade, mon roman, que j'ai revu de bout en bout tout le long de ces vacances. J'ai écrit ce truc en neuf mois, mais ça va faire bientôt un an et demi que je le retravaille. J'y ai mis mon coeur... Si vous voulez voir l'ouvrage, c'est dans mon bloggroll, le lien est pas difficile à trouver.

Je compte imprimer deux exemplaires pour des proches, et j'hésite à en imprimer d'autres dès maintenant pour les envoyer à des éditeurs. Sinon, j'attends les prochaines vacances.

De toutes façons, je n'espère pas tant le publier. Je sais que j'ai peu de chances. Parce que, si je n'y arrive pas, (et même si j'y arrive, d'ailleurs) je pense que je l'adapterai en bande dessinée, dans quelques temps, quand je serai suffisamment prêt. Comme je ne le suis pas pour l'instant, je compte m'atteler à un autre projet de bédé d'ici cet été, qui sera un vrai projet bédé, mais cela dit moins dantesque pour l'amateur que je suis. Ce sera une transition, un exercice. Il me reste encore l'histoire : il me faut quelque-chose d'assez gros, sans l'être excessivement. C'est embêtant... Même ma nouvelle, dont je travaille le schéma narratif, va commencer à devenir un futur second roman... Je sais pas faire de petites histoires. Je sais écrire des délires pour mon blog, mais des petites histoires... Enfin, j'y arriverai bien.

C'est bizarre, quand même. Je me sens davantage fait pour la bédé, et au lieu d'en faire, j'écris des textes et des romans. Pourtant, je pense que c'est vraiment ça qu'il me faut : si j'étais destiné à la littérature, je lirai plus; alors que je le fais extrêmement peu - je suis le premier à dire que c'est dommage ! J'ai envie de lire des millers et des milliers de bouquins, alors que je les lis au compte-goutte, c'est horrible... Qui sait si, dans vingt ans, j'aurai lu Dostoïevski, ou Tolstoï ? Bon sang, j'espère que oui quand même... Bref. Je lis donc extrêmement peu. Et c'est bizarre d'écrire un roman, quand on ne lit pas plus de romans que n'importe qui d'autre. Parce que c'est vrai que c'est ça qui forge l'écrivain, en partie : lire les autres, c'est déjà un peu apprendre à écrire. On s'en rend encore plus compte lorsqu'on écrit effectivement. Depuis que j'écris mon roman, je ne les lis plus exactement de la même manière : je suis beaucoup plus attentif au style, comment c'est écrit, et je tâche d'en prendre de la graine.

Pour moi, voilà comment on apprend (que ce soit pour la littérature ou la bédé) : en observant les autres, et en s'exerçant.

C'est en forgeant qu'on devient forgeron, mais c'est aussi en regardant comment les autres forgent.

J'ai les deux, mais pour deux disciplines différentes, c'est couillon : je lis moins de livres que je n'aimerai, mais j'ai écrit un roman, je commence donc drôlement à m'exercer; et je lis un quantité non négligeable de bédés - quoique ça a énormément changé... Aujourd'hui, j'en lis extrêmement peu comparé à avant. Il y avait une époque ou j'allais à la médiathèque d'à côté deux fois par mois, en empruntant huit albums à chaque fois. C'était il y a des années. Aujourd'hui, je change mes bédés à la médiathèque une fois tous les deux mois, n'en empruntant que quatre... Sans compter les achats : ça fait des mois et des mois que je n'ai plus acheté la moindre bédé, mais comme ma soeur travaille et vit chez nous, elle a un fort pouvoir d'achat et achète les bédés qu'il m'est vraiment essentiel de lire (soit les Donjon, en fait... Enfin, surtout).

Alors qu'avant, j'allais à Virgin et m'achetai facilement cinq bédés. La fréquence, par contre, je sais plus...

Bref, j'étais très gourmand en la matière, et j'ai freiné. C'est que je manque davantage de temps, sans compter que ces derniers temps, j'ai lu des gros pavés assez considérables et assez longs à lire... (ce qui ne va pas s'arrêter tout de suite puisque, lorsque j'aurai fini American Gods de Neil Gaiman, un livre, (ce qui n'est pas près d'arriver puisque je n'en suis qu'au chapitre trois) je lirai l'énormissime et considérable Watchmen, au scénario du géniallissime Alan Moore - oui, j'aime bien les -issimes)

Bon, je compense mon manque de lecture actuel en ne lisant, par contre, que d'excellentes bédés, je n'ai plus de temps à perdre comme avant pour les autres. Et, ce que je veux bien sûr dire, c'est que les bédés que je lis, j'essaie - J'essaie ! De les étudier... J'aime acheter mes bandes dessinées, pour pouvoir les étudier à longueur de temps quand je veux. Et je vois comment les dessinateurs font leurs bédés. Je vois les différents styles, les différents moyens, les différents partis pris, et j'admire autant les bandes dessinées de Cristophe Blain que celles de Joann Sfar, que celle de l'incroyable Frederik Peeters, de l'incroyable Emmanuel Guibert, de l'américain Craig Thompson... Tous, je les admire, et j'étudie précieusement leurs bandes dessinées, de sorte que, lorsque je m'attellerai à la bédé, j'aurai déjà un certain acquis : tout comme un écrivain apprend d'abord en lisant attentivement des livres, un auteur complet de bédé aura appris en lisant tout aussi attentivement des bandes dessinées. Évidemment, cela ne suffit pas, et extrêmement souvent, la bande dessinée s'est énormément enrichi en s'alimentant de gens qui n'avaient pas baigné dans la bédé : Edmond Baudoin, que j'admire considérablement, n'avait quasiment jamais lu de bédés lorsqu'il s'y est mis, et David B. était surtout un grand féru de littérature : mais justement, ça a nourri la bédé.
J'aimerai penser que ça peut marcher en sens inverse. J'aimerai que ma boulimie de cinéma et de bande dessinée alimente l'originalité de mon écriture. Mais je ne sais pas si c'est le cas.


Bref, toujours est-il que je pense quand même qu'il est essentiel d'étudier des auteurs sérieux pour avoir, soi-même, des bonnes inflences qui nous construisent. Mais, évidemment, il ne s'agit pas uniquement de ça. Il faut aussi, bien sûr, en faire, ce qui vraiment va nous apprendre.

Or, j'en ai pas encore beaucoup fait. Alors que j'ai écrit un roman et travaille à en mettre peut-être un second en chantier, niveau bédés, je commence vraiment à peine... En fait, c'est la première fois que m'y attelle très sérieusement, avant c'était pas vraiment un entraînement très considérable... En art plastique, soit trois fois par semaine, je travaille ainsi à faire de VRAIES planches, depuis plusieurs mois. Ça me fait un premier échauffement.

Bref, donc voilà la donne : Pour apprendre, il faut étudier et s'entraîner. Et mon problème, c'est que j'ai fait les deux, mais pour deux disciplines différentes : j'ai bien étudié mes chères bédés, mais me suis encore peu entraîné; et j'ai écrit un roman, mais n'en lis pas suffisamment à mon goût.

Bon, je pense que cela dit, les choses vont s'équilibrer : si je ne vais peut-être pas lire plus, je commence à lire plus attentivement, et si je ne me suis jamais beaucoup entraîné à faire des bédés, maintenant, je commence, et j'accélèrerai le pas en été, comme j'en ai déjà parlé.

Bon. Je commence à parler depuis longtemps, et j'ai vraiment faim. Je change de sujet sans en changer : je vais vous parler de ces derniers jours, durant lesquels j'ai donc retravaillé mon roman.

L'autre jour, j'avais bossé un passage assez chiant à retravailler, c'était si embêtant que j'y suis allé très lententement, en alternant avec beaucoup de glandouille sur le web. Du coup j'avais bossé que quelques pages. Et puis le soir, j'ai repris le travail. Ayant dépassé le passage un peu chiant, j'y suis allé moins mollo, j'ai bossé pendant des heures sur mon ordi et je me suis couché à trois heures du mat'. Le lendemain, j'ai voulu vous écrire une note pour décrire ma douleur en me métaphorisant en un zombie aux yeux empourprés. Parce que j'ai passé ma journée à avoir atrocement mal aux yeux. C'est allé de mal en pis : au cours de la soirée, j'avais l'impression d'avoir des cils coincés dans mes deux yeux. C'était vraiment pénible. Du coup, je n'avais pas bossé mon roman de la journée; mais j'en ai profité pour alimenter mon compte Deviantart (je vais vous en reparler). Le lendemain encore, mes yeux me piquaient encore un petit peu, mais c'était quand même très largement mieux.

Bon. Maintenant je vous parle vite-fait de mon compte Deviantart, alors ? Okay. Comme vous avez pu le voir à chacune de mes notes (sauf mes notes de dessineux), je prends pas mal de photos. Eh bien, comme je ne peux pas mettre toutes mes photos ici, vu que je souhaite qu'elles restent des compléments à mes articles, et vu qu'en plus j'essaie en général que ça ait un rapport avec les dit-articles, tout ça fait que je ne publie pas TANT de photos que ça, en tout cas, pas autant que j'en prends, et même pas autant que j'en prends des vraiment belles.

Donc dernièrement, j'ai commencé à lâcher la bride grâce à deviantart : je me suis créé un compte, où j'ai commencé à mettre mes belles photos. Maintenant que ce deviantart commence à avoir un petit peu de contenu, qu'il propose des photos à voir, quoi, je peux vous le révéler, c'est pourquoi je m'apprête à mettre http://boiseime.deviantart.com dans mon bloggroll.

Voilà voilà. Pardonnez-moi pour cette longue note d'introspection, je vous laisse à vos occupations.

Publié par boiseime à 22:18:55 dans textes | Commentaires (1) |

Dialogue sur la mort entre ma chaise vivante et ma personne. | 26 février 2008

Contrairement aux manières usuelles, je ne m'asseyais point sur ma chaise. Non, parce qu'elle était vivante, vous comprenez. Elle m'avait bien expliqué la chose telle qu'elle était : j'avais un joli cul, c'était certain; mais cela ne devait pas signifier qu'il était son genre, et encore moins qu'elle appréciait qu'il s'étale ainsi sur sa tronche, comme l'aurait fait un raz-de-marée sur un pauvre îlot. Est-ce que moi, j'aurais aimé que quelqu'un étale son cul sur ma figure? Eh bien, ce n'est pas confortable, et bien que certains fessiers soient forts soyeux, on y étouffe, on s'y étrangle, on y meurt. C'était là son discours, et depuis qu'elle m'a déclaré ça fort solennellement, j'ai dorénavant la politesse de la respecter, et de ne plus siéger sur son trône.

Bref. Si je ne m'asseyais pas sur elle, sachez que je lui parlais. Parce, depuis que je la connais; — enfin... depuis que je sais qu'elle est vivante; — j'ai eu le temps d'apprendre qu'elle était une chaise fort aimable. Bon, vous me direz, je n'ai strictement aucune idée de comment sont les autres chaises... Enfin, il me semble... Il me semble qu'elles sont... Des êtres inanimés. Alors, cette chaise-là... MA chaise... Je ne crois pas pouvoir la comparer aux autres. De par la flamme de vie qui la parcourt, elle n'est presque plus une chaise. En tout cas, c'est une chaise hors du commun, atypique, marginale, euh; un spécimen unique en son genre, disons. Donc voilà, cela pour dire qu'elle est incomparable à ses pairs. Au fond, ma chaise est tout, sauf une chaise.

Considérez un peu la chose : étant vivante, cela porte à conséquence, et tout, absolument tout, change ! Un objet est un être inanimé. Ma chaise est vivante. Elle n'est donc pas inanimée. Peut-on encore la considérer comme un objet ? Eh bien, vivante ou non, elle en reste une chaise. Ma chaise est donc un paradoxe. Et puis, ma chaise parle. Elle me dit "je", me donne du "tu". Elle communique. Elle a donc une conscience, d'elle-même, du monde extérieur, d'autrui. C'est formidable!

Mais au fond, ma chaise, si elle est une chaise, n'en garde que l'aspect. Car la chaise est un objet et un objet se caractérise par sa fonction. Or, ma chaise, elle, se caractérise par TOUT, SAUF par sa fonction ! La fonction d'une chaise étant que l'on s'y assoit. Et ma chaise, — c'est insensé ! —, ne veut pas de postérieur sur son chef. Ma chaise, ainsi, n'a pas de fonction. Elle est comme nous tous, êtres humains : elle ne sert à rien. Elle sert à elle-même. Ma chaise pense "je", a foi en son existence, et sait qu'un jour elle mourra, tout comme un jour elle prit conscience de son existence, c'est-à-dire naquit.

   - Quel effet ça te fais, de savoir que tu vas mourir ? lui demandai-je une fois.

   - Quelle question ! Eh bien... Je ne sais pas, moi. Ça me fait... bizarre, je suppose, m'expliqua la chaise. Je sais que je suis doté d'une finitude, et que je ne serai pas toujours vivant comme aujourd'hui. Je serai un jour un cadavre, c'est-à-dire dans mon cas une vulgaire chaise cassée, un objet inanimé sans vie."

Voyant que cela me plongeait dans des abîmes de réflexions, elle me renvoya l'ascenseur :

   - Et toi?

   - Moi ? Oh... Je ne sais pas. Ça me fait peur aussi. C'est assez étrange : je prends la conscience de ma finitude comme une arme à double tranchant : la considération de ma finitude m'aide à valoriser le présent, la vie, et je savoure mon existence avec un plaisir absolument incroyable, me délectant de tous mes sens et de ma conscience. Mais, d'un autre côté... Je ne sais pas. C'est très bizarre. S'il n'y a pas d'après, il n'y a pas d'après, point barre, alors je ne peux pas vraiment dire que je n'ai pas envie, un jour, de ne plus vivre, parce que ce jour-là il n'y aura plus de jour ni d'envies. Pourtant, je ne sais pas... Je ne sais pas. Je crois que j'ai peur de la mort quand je m'imagine en face, ou quand je me mets dans la perspective d'un après sans après, ce qui est totalement absurde."

Ma chaise hocha son dossier pour montrer qu'elle m'écoutait. Un ange passa, que j'abattis en remarquant :

  - Tu sais, chaise, mes parents croient à la réincarnation...

  -Ah oui ?

  -Oui... Et je pense qu'ils n'ont pas forcément tort. Quand je pense aux expériences aux frontières de la mort, je ne peux me dire que tout cela est faux, c'est juste impossible, il y a trop de preuves en leurs faveurs... Et, surtout, de surcroît, je n'ai pas envie que cela soit faux ! Mais... Mais je pense à la naissance, à la vie prénatale, à la conception d'un enfant: je pense au spermatozoïde et à l'ovule, je pense à la cellule, qui se divise, je pense à l'embryon, je pense au fœtus, et... Et, lorsque je pense à l'âme, quand j'essaie de la concevoir parmi tout ça, ça me paraît tout simplement absolument absurde; et cela fait que je ne parviens pas à concevoir une vie après la vie.

   - Ce qui est extrêmement logique.

   - Oui. Et, en même temps... Peut-être qu'il s'agit de points de vue. Peut-être que ma conception de l'âme est faussée, peut-être qu'elle est absurde simplement parce qu'il n'y a en effet pas d'insertion de l'âme dans le corps, ou je ne sais pas quoi. Mais... Dans ce cas-là, comment est l'âme ? Et comment se couple-t-elle avec le corps ? Non, vraiment, tout ça me surpasse.

   - C'est bien normal.

   - Et toi, chaise ? Crois-tu en l'âme ?

   - Eh bien, sur cette question, ma position est agnostique. Pour faire simple, je ne me bile pas là-dessus.

Songeur, je gardai le silence. Puis je dis :

   - Au fond... Mourir, c'est prendre un transatlantique vers un autre monde qui a au moins une chance sur deux de couler à pic..."



(NB : c'est super chiant, j'arrive pas à faire apparaître mes tirets à la publication de la note... Alors que j'en utilise plein, forcément. J'ai du les remplacer par des petits tirets. Jme demande pourquoi les ptits marchent et pas les grands. )

Publié par boiseime à 16:40:21 dans textes | Commentaires (0) |

Note transitoire vers d'autres plus intéressantes, mais il nous fallait une réamorce après ces vingt et un jour. | 26 février 2008

Ça faisait longtemps. Ça faisait longtemps que j'avais pas passé au moins vingt et un jour sans note. Je ne sais pas à quand remonte la dernière fois. Mais... C'est vrai que, là, pour le coup, j'ai vraiment raté toute régularité...

Faut dire que ce mois dernier... AH là là !

C'est pas que je manquais de sujets. En ce moment, j'ai envie de parler de la mort, de comment j'imagine ma vieillesse, j'ai envie de parler du temps qui passe (oui, encore une fois, mais je crois que j'apporte du neuf dans ma pensée), et je crois que c'est à peu près tout sur les vrais sujets dont je veux parler.

Mais, décidément, j'ai vraiment manqué de temps. D'abord, j'avais ce commentaire de philo, à faire... Alors, du coup, au lieu de m'y mettre, j'ai suivi mon habitude : tarder à m'y mettre. Mais, comme d'habitude également, comme je devais quand même faire ce commentaire et qu'il était une priorité, je n'ai pas profité du fait que je n'étais pas en train de le faire pour faire d'autres choses importantes, parce que, hein, quand même, il fallait que je le fasse, alors j'allais pas m'amuser. Du coup, j'ai pas bossé sur mon roman, j'ai pas écrit sur mon blog... etc. Et puis, il y avait ce bac blanc qui allait arriver. Alors il fallait que je me dépêche de faire ce commentaire avant de réviser mon bac blanc. Bon. J'ai fini par finir mon commentaire. Mais, à ce moment-là, notre prof d'histoire-géo nous a donné un ensemble documentaire à faire, que j'ai fait assez rapidement, donc probablement mal. Bien que je l'ai fait, je ne l'ai pas rendu, mais ce serait long à expliquer. Après avoir fait l'ensemble documentaire, j'allais enfin pouvoir réviser mon bac blanc, à commencer par mes énormes et abyssaux cours d'Histoire-géographie. C'était alors seulement quelques jours avant que le bac blanc ne commence, et ça a vraiment été serré pour réviser. Enfin bon. J'ai révisé tout ça, les épreuves sont arrivées, tout ça, je pense que ça s'est globalement bien passé, de toutes façons on verra bien; et, enfin, nous sommes en vacances et j'écris tout cela de chez mon père qui habite en Ille-et-Villaine c'est-à-dire en Bretagne : loin de Paris, loin des boutiques, du métro et des RER, des cinéma mk2 où je regarde les films en v.o, loin des lieux de culture parisiens. Mais je compte effectuer une bonne petite retraite, peut-être sans aller à Paris et sans aller au ciné voir des films en v.o, parce que niveau v.o Saint-Malo et Dinan c'est pas trop ça, mais où je me reposerais, et j'espère que je passerais le plus de temps possible à retravailler mon roman et mon prochain travail littéraire, parce que, bon sang, qu'est-ce que j'ai pu manquer de temps pour tout ça ces derniers temps (ouh, quelle méchante redondance des temps... Flemme de trouver une autre formule) !! Ah là là...

Donc voilà, quand j'aurais fini cette note, j'espère replonger dans mon Hydromelade qui est encore un gros chantier. Je sais plus où exactement où j'en étais la dernière fois, mais je crois que j'avais effectué une grosse modif que j'avais laissé en plan par manque de temps, mais c'était pas du tout fini...

Bon, je viens d'ouvrir mon fichier et je me rappelle pas. Je crois que j'avais quand même fini mon premier jet de modifs. Bon, bref.

 

Bon, alors maintenant que je vous ai tout bien expliqué pourquoi ça faisait super longtemps que je vous avais pas écrit, qu'est-ce qu'on fait ? Je vous abandonne, comme ça ? J'improvise je ne sais quelle absurdité ? Je vous parle des thèmes mentionnés plus haut dont il faut que je vous parle? Oh, j'ai le temps de vous en parler... Ce sera sûrement pour une autre fois, un de ces jours.

mmh... Alors... Mouais... Bon, jcrois que je vais vous abandonner, mais prenez de toutes façons cette note d'explications et de pauvre racontage de life comme une réamorce dont l'objectif est d'initier ainsi de nouvelles notes davantage intéressantes (enfin, on verra hein) qui pourront s'insérer ici sans avoir à prendre en compte les vingt et un jour d'abstinence involontaires.

Un passage, de la traversée du désert vers une nouvelle activité. Tout ça tout ça.

Une note transitoire, en fait. On va dire. Voilà.

Bon, sur ce ça suffit, à très bientôt chers visiteurs et visiteuses.

Publié par boiseime à 13:28:15 dans textes | Commentaires (1) |

Le dieu Météo (écrit fin janvier mais j'ai pas eu le temps de le publier avant maintenant) | 06 février 2008

 

Quand il vente, c'est que le dieu Météo s'engueule avec d'autres dieux; ses cris nous ébouriffent.

Quand les éclairs s'allument, c'est que le gigantesque dieu Météo enlève son gigantesque pull rempli d'une électricité statique GIGANTESQUE.

Quand il pleut, c'est que le dieu Météo s'amuse à nous pisser dessus; c'est parce que son alimentation est particulièrement saine que son urine est inodore est incolore.

Quand il y a des inondations, c'est que le dieu Météo a bu un peu trop de bière tout à l'heure...

Quand il y a des raz-de-marée, c'est que le dieu Météo ne devrait pas tant éclabousser l'eau dans son bain, ça en fout partout.

Quand le ciel est couvert de nuages, c'est que le dieu Météo a fait du sport et que sa sueur s'est condensé au dessus de nous.

Quand il y a un pic de pollution, et que l'air pue, c'est que le dieu Météo n'aurait pas dû faire TANT de sport...

Quand la terre tremble, c'est que le dieu Météo ne devrait pas essayer d'imiter les pas des All Blacks.

Quand il y a une canicule, c'est que le dieu Météo a un peu trop monté le chauffage.

Quand il grêle, c'est que le dieu Météo s'amuse à parler en postillonnant, car oui, ses postillons sont particulièrement solides.

Enfin, quand il neige, c'est que le dieu Météo, la tête penchée vers nous, ne devrait pas tant se passer les mains dans les cheveux...

Publié par boiseime à 18:08:24 dans textes | Commentaires (4) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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