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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

Du problème que j'ai avec les livres, et plus particulièrement avec Le Guépard de Lampedusa | 04 janvier 2008

Je suis face à un problème considérable. Aujourd'hui, j'ai envie de parler bouquins.

Je suis en train de lire Le Guépard pour mon cours de littérature. Et il faudra ensuite que je m'aligne Roméo et Juliette.

Et j'étais en train de lire mon guépard quand j'ai eu envie de vous écrire. En fait, je trouve que la littérature est un support délicat. Plus que la bédé ou le cinéma.

Je suis en train de lire mon guépard, et, sincèrement, j'aime bien ce livre. Non, sincèrement. Je trouve ça pas mal. Mais... Bon sang, je ne suis pas captivé. Peut-être, peut-être que c'est parce que j'en suis encore au début (j'en suis au début de la deuxième partie, en fait (sur six parties je crois)), et peut-être donc que ça va s'améliorer, mais, en attendant, je le lis, et en lisant, je ne fais que lire : je ne plonge pas, je ne m'absorbe pas vraiment, je pense même à ces autres choses que je pourrais faire.

Un film, même plombant, on le regarde, on se contente de regarder l'écran, et on va tranquillement jusqu'à la fin du film. Au cinéma, le spectateur est plutôt passif. Il fait rien. Mais un lecteur. Un lecteur, il lit les mots et les lignes, il tourne les pages. Alors, si le récit est plombant, il ne pourra pas se contenter de simplement regarder l'écran jusqu'à la fin; non, il faudra lire, tourner les pages. La littérature réclame un rôle actif au lecteur.
Voilà ce qui fait que, pour moi, la littérature est une affaire plus délicate.

Il me faut deux ingrédients indispensables pour vraiment lire bien un bouquin :

- lire un récit qui me captive et dans lequel je me plonge vraiment.

- Ne pas penser aux autres choses que je pourrais ou que je voudrais faire.

Bref, il me faut un bon bouquin, et un bon contexte. Quand je lis les livres que moi je veux, j'ai souvent le bon bouquin. Mais le contexte est une autre affaire. Sans compter que je n'ai pas de délai, alors, pour lire mon livre, alors je prends mon temps. Pour le guépard, c'est plus compliqué.

Dans ma maison d'été, c'est bien, c'est tranquille. Il n'y a pas d'ordi. Je passe mes journées à lire dans un vieux sofa vert. C'est formidable. C'est là que je lis le plus, indéniablement. Mais je n'y passe que deux semaines par an, quelquechose comme ça, guère plus.

Si on est pas dans un lieu comme ça, de prédilection... Ça va être ardu.

J'ai très envie de comparer la lecture au sommeil : pour dormir, il faut être fatigué. On se couche, et on attend de s'endormir. Alors on se pose. On finit par somnoler. Puis doucement on s'endort.

Pour moi, au contraire du cinéma par exemple, dans lequel on se voit obligé de plonger assez brutalement, la lecture requiert toute une phase antécédente avant de véritablement être absorbé par ce qu'on lit. On fait l'effort de lire, alors on se pose bien confortablement, on éteint la radio, ou bienon se met une musique pas trop captivante, et puis on ouvre son livre. On lit, on lit, et puis on "somnole" : on lit sans vraiment être absorbé. Finalement, en général, on finit par plonger dans le sommeil de la littérature.

Selon les bouquins, on s'endort plus au moins vite. Je m'endors quasiment instantanément lorsque je lis Harry Potter. Je plonge dans John Irving. Et il y en a plein, comme ça. Mais le Guépard... C'est une autre affaire.

Ah là là... Maintenant que j'ai rapporté toutes mes plaintes, je devrais peut-être essayer de continuer de lire Le guépard.

Peut-être que je devrais essayer de lire davantage, pour l'année 2008. M'entraîner à trouver le bon moment pour. Le truc c'est que je lis aussi plein de bédés. Il faudrait peut-être que je trouve un équilibre entre ma lecture de livres et de bandes dessinées ?

Le pire, c'est quand je pense à tous les livres qu'il faudrait que je lise, et au rythme de mes lectures. Heureusement que chaque année, ce rythme s'accélère grandement le temps d'un été. Mais quand même.

 

Publié par boiseime à 15:35:02 dans textes | Commentaires (7) |

Début naze puis texte barré qui finit par tourner autour du plaisir de la pratique artistique | 15 décembre 2007

'ai envie de parler anglais, mais j'écrirai français. Hier soir je devais réviser ma philo sur la conscience pour me préparer, pour ma dissert' de ce matin, et du coup j'ai relu des notes de mon blog que j'ai écrites ya un sacré paquet de temps, qui étaient justement reliées à la conscience. Ça m'a fait remarquer que j'ai eu toute une période sur mon blog, où pas mal de ce que j'avais écrit était plus au moins relié au problème de la conscience. Ça m'a fait drôle de constater combien, en seconde, j'avais réfléchi à toutes ces choses, que j'étudie maintenant en cours.

C'est pas là que j'aurais dû en venir, mais je ne veux en venir nulle part. Non, nulle part. Aujourd'hui, enfin cet après-midi, j'aurais dû taffer. Mais finalement... Finalement, je bosserais vraiment à fond, demain. Enfin! C'est ce que je dis, en tout cas. Mais il vaut mieux que j'en fasse autant si je veux pas m'écrabouiller la gueule à la compo de géo Mardi. Le problème, c'est que les révisions de suffisent pas : à une compo, il faut pas seulement avoir les connaissances du cours, il faut aussi pouvoir les relier autour d'un plan détaillé axé autour d'une problématique donnée, et, ça, c'est plus compliqué.

Du coup aujourd'hui j'ai rien foutu, je me suis décontracté, j'ai décompressé. Comme tous les soirs de la semaime où je me dis qu'il faut que j'aille bosser, en fait... Hum... Bref.

Je n'ai pas commencé à écrire cette note pour raconter ma vie, en fait. Non. En fait, j'ai envie d'essayer d'écrire du beau. Vous inquiétez pas : j'ai pas encore commencé ma tentative ! Hi hi...

 Oh, j'ai bien ce petit texte que j'ai écrit en manuscrit sur le thème de la musique, mais j'ai la flemme de le retaper, je le publierai une autre fois...

 

Bref...

Le prof de philo arrête de parler de Mafia Blues et reprend sa lecture du cours sur l'inconscient.

Freud se demande si sa fille a vraiment résolu son complexe d'Oeidipe avec lui.

L'écrivaillon à deux balles cherche des idées en écrivant tout ce qui lui traverse le crâne.

Un peintre prend ses pots de peinture et fait du dripping, juste pour le plaisir, comme ça, pour essayer, faire son Pollock ; et il prend son pied.

Deux amoureux s'emballent pour la première fois.

Un gosse de six ans éternue.

Un trompetiste se tape une impro en solo dans un concert jazzy à Paris la belle.

Un jeune homme voit Irma la douce, un vieux film américain se passant à Paris, avec Jack Lemmon, pour la première fois, dans une petite salle parisienne classée Art et essai.

Un quarantenaire pas spécialement riche réserve une place pour le restaurant Maxim's, sûrement pour la première et dernière fois de sa vie, mais bouffer au Maxim's est un rêve de gosse.

Des tâches. DU rouge, du bleu, du violet. Et puis des traits. Par un pinceau. Le pinceau se tord délicatement contre la toile,

étale un turquoise

en une étoile.

Et poursuit son chemin


Le pinceau trace sa route en rouge

Fais un noeud

papillon

puis une tête au nez gonflé : il esquisse les traits de son visage

avec du vert

La route vert trace un chemin qui tourne, s'arrête, part autre part... Et voilà, voilà le visage aux traits verts sur une toile blanche, il a les yeux fermés, les sourcils froncés, les joues gonflées d'air

L'artiste peintre nettoie son pinceau dans l'eau, la peinture s'y dilue comme la fumée d'une cigarette dans l'air, l'artiste prend du jaune, et avec son jaune, il esquisse enfin les traits d'une trompette,  la route se tord, s'arrête, reprend autre part, et voilà que le voyage a procréé un dessin jaune de trompette, en peinture acrylique, sur une toile blanche.

Voilà un dessin peint sur une immense toile blanche, un nœud papillon rouge, une tête verte d'un jazzman noir, une trompette jaune.

L'artiste a oublié les mains. Il les fait en rouge.

 

Un collégien censé faire ses devoirs, touche à la guitare de sa soeur. Il l'explore. Les cordes sonnent comme des "ding... dong" stridents, au fur et à mesure qu'il avance dans la caverne.

Un paléontologue qui organise une fouille dans le Creuset, tout excité de découvrir quelque-chose.

Des sensations. Émotions. Des couleurs et des formes. Des instruments, des notes, des rythmes. Des corps qui dansent. Maurice Béjart est mort, c'est en entendant sa mort que j'ai commencé à entendre parler de lui. Il a l'air passionnant.

Un danseur contemporain qui tâche d'être la marionnette de son chorégraphe, mais rien n'est plus dur que la docilité. Une journée de travail l'abat physiquement. Pourtant, le jour du spectacle, les spectateurs à la fin applaudissent avec des étoiles dans les yeux; et, le danseur, lui, a dansé, il a dansé.

Je ne suis pas un danseur mais j'imagine. J'imagine le plaisir d'un danseur après la torture. Je vois ses mouvements, sa cadence, son rythme, son corps qui se tord, dans tous les sens, tout bouge et gesticule, mon dieu c'est comme un peintre qui se défoule, tord ses pinceaux mais les nettoie; debout, il jette la peinture sur la toile; c'est comme un écrivain dont les doigts défoncent un clavier sous la pression d'un cerveau à son activité maximale, c'est comme un musicien donc les yeux clos se froncent et les épaules se soulèvent, du plaisir de faire de la musique en enfonçant lumineusement ses doigts sur les touches de piano.

La création, c'est du plaisir, c'est du sport, cérébral également, c'est intense et c'est être en vie.

Publié par boiseime à 19:37:33 dans textes | Commentaires (1) |

Délire | 11 décembre 2007

- Mais je n'ai RIEN à leur écrire ! cria-t-il désespérement.

- Comment ça ? Comment ça, t'as rien à leur écrire ? T'as FORCÉMENT quelque-chose à dire !...
-Beh... L'autre jour, j'avais bien une idée, mais... mon internet a buggé alors que j'étais encore en train d'écrire...

- AH ! Merde !

Un silence gêné tomba. Celui qui n'avait "rien à leur écrire" était un maigrelet torse nu et couvert de bleus, ligoté par un entremêlat confus de cordes collées autour de lui, assis sur une drôle de chaise, qui, à vrai dire, bougeait.

- Je crois que... Je crois que ça a servi à rien de le taper...

Le bourreau, une armoire à glace aux cheveux rasés, aux yeux enfoncés comme des racines sous terre, à une mâchoire si carrée que le bas de son visage ressemblait à la base d'un triangle, et à la moustache aussi touffue qu'un balai-brosse, jeta un regard noir et vif à la chaise qui venait de parler.

- Si... Si j'avais su, je l'aurais dit au boss, et... et on en serait pas arrivés là... Fallait le dire tout de suite... Ça change TOUT, si vous aviez essayé de faire une note...

Le maigrelet avait le visage baissé, ses cheveux longs couvraient son visage.

- Ça... Ça va ? demanda le bourreau.

Après un court silence, le maigrelet répondit simplement :

- Non...

Le bourreau se tordait les mains, fronçait ses sourcils.

La chaise demanda :

- Bon, et après, pourquoi t'écris pas de note ?

- Mais... Mais parce que j'ai rien à dire ces temps-ci, c'est tout! Rhôh, là, faut me lâcher les basques, c'est pas comme si mon blog était un journal intime ! J'écris quand j'ai envie d'écrire, ou quand j'ai quoique ce soit à dire et... et, voilà, c'est juste pas le cas en ce moment...

 

- Et ce court texte que tu as écrit avant de te coucher, hier soir, hein? Ça mérite pas d'être développé?

- J'en sais rien... Je m'en fous...

- Tu sais ce que je crois ? continua la chaise.

- Jsais pas... soupira le maigrelet. Ses bleus lui faisaient encore mal.

- Jcrois que t'as encore TOUT à dire, mais que tu ne peux pas penser à tout, et que tout n'est pas forcément utile à développer...

- Oui, sûrement...

- N'es-tu pas comme un cueilleur dans un champ? Regarde, tous les fruits que tu n'as pas ramassé...

- Je cueille, quand j'ai ENVIE de cueillir... Tous les fruits que j'amasse ne sont pas aussi bons les uns que les autres, en plus.

La chaise se tût enfin.

Comme s'il doutait que cela ait suffit, comme s'il s'était cru légèrement coupable, le maigrelet rajouta :

- Nan et puis j'ai quand même d'autres choses à faire ! J'ai d'autres choses à écrire, moi ! J'ai une nouvelle sur le feu, et puis cet énorme projet... En ce moment, je pense à alimenter un personnage auquel j'avais pas tant pensé, jusqu'à présent.

- Bon, bon.

Pendant ce temps-là, le bourreau s'était mis en tailleur dans un coin, écoutant la discussion de la chaise et du détenu.

- Non, et puis... Il faut vraiment que j'ai l'envie d'écrire, parce que... au fond... S'il n'y avait pas d'envie, je crois que ça ne me servirait à rien, tous ces textes... Ce n'est pas parce que je vais écrire un texte où je me questionne sur la vie, sur la vie par rapport à la mort, sur la mort, sur la notion d'ennui et de routine par rapport à la vie, sur la question du SENS et de la quête, sur la remise en question du matérialisme contemporain, que demain j'en serai plus épanoui... Peut-être qu'une note pareille, malgré toute la pertinence qu'elle pourrait avoir, ne servirait tout simplement à rien... Malgré toutes les pensées et les textes qu'on peut écrire, on reste les mêmes, et, après tout, ce n'est pas mal, je suis bien dans ma vie...

- Parce que tu voudrais écrire dans le sens d'une quête ?... demanda la chaise.

- Chais pas moi... Non, oui... Pas tout le temps...

Ils se tûrent.


Le rabougri finit par rompre le silence :

- Euh... Dites...

- Oui? fit la chaise.

- Est-ce que...Est-ce que euh... Est-ce que vous pourriez me libérer ?...

- Ah, oui, pardon...

Les cordes se défirent alors comme des serpents tombant d'un arbre.

- Je peux... Je peux partir ? demanda encore le détenu.

- Oui, oui...

Le maigrelet fila vers la sortie, ouvrit la poignée de la porte, puis, avant d'ouvrir, précisa :

- Vous inquiétez pas, hein... Quand j'ai envie d'écrire, j'écris...

Puis, il sortit et referma la porte derrière lui.

Publié par boiseime à 20:44:43 dans textes | Commentaires (5) |

Courte note contemplative sur la fatigue, le soir, puis sur le froid et la brume. | 03 décembre 2007

Tu t'allonges sur ton lit, éteins la lumière, enfonce ton visage dans ta couverture bleue; tes yeux éclatés se reposent, clos, tandis que tes oreilles (et ton esprit) se détentent avec Pauline Croze.

 

Tu

   lâches

           prise

                    .

Tu te dis que tu aimes ça.

Fermer tes yeux, te blottir dans ton lit, et réduire ce monde immense  et si complexe, à ton lit, ta couverture, et toi, dans le noir du laisser-aller.

Tu aimes aussi quand il est très tard, que tes yeux sont plus explosés que jamais, que tes idées deviennent plus au moins immatérielles et brumeuses, qu'il s'agit de te coucher, que tu restes à la lumière de l'écran de l'ordinateur, à te tâter pour une note sur ton blog.

Cette ambiance du très tard. Des lumières artificielles et tamisées. Tu sais que  tu vas bientôt finir par te coucher, et tu aimes cette idée. Tu aimes cette ambiance à l'intérieur même de ton corps, où tout ce qui te compose t'implore un break.

Et ton corps fatigué, qui lâche peu à peu prise, et finit par effectivement, aller se coucher.

Ce lâcher-prise. Ce laisser-aller. Abandonner le monde, les problèmes, les histoires compliquées et les idées chiantes, pour ton lit et des rêves que tu oublieras déjà demain matin.

 

Complètement autre chose.

Tu sors de l'art plat, sors sous le préau. Tout de suite, il fait froid. Il fait froid, ton corps réagit et rougit, du visage aux mains, ta peau sent l'air la frapper de plein fouet, et, surtout, devant, dans la cour; tout est blanc sous la brume.

C'est magnifique, et tu te croirais dans Calvin et Hobbes.

 

Écrit le 29 Novembre sur du papier, l'ordi n'était pas dispo.

 

Publié par boiseime à 21:03:51 dans textes | Commentaires (0) |

Tarzan comme métaphore du créateur (bon en fait la comparaison dure une seule phrase, ce qui n'est pas très représentatif de la note, mais bon, ça sonne tellement drôle | 28 novembre 2007

Je n'ai rien à dire, rien à révéler, rien à délivrer, juste envie d'écrire. Ma soeur me demande de l'aide pour ses mots croisés, mais je ne vois pas quel est le mot pour "son perçant". Lorsque j'aurai fini cette note, je regarderai sûrement quelques that's seventy show avec elle, en mangeant des cookies trempés dans du jus de fruits. J'ai bien mon expo de philo à préparer, mais il faut juste, en gros, que je finisse son bouquin chelou, et puis je ne pense pas qu'il nous fera passer demain. C'est très drôle, ce qui m'arrive avec mon prof de philo. Depuis qu'on a commencé la conscience, il nous fait enfin véritablement cours, ça fait du bien, et à la fois, c'est un peu déstabilisant, on n'est pas vraiment habitués. Aujourd'hui, on a fait en une heure ce qu'on aurait fait autrement en deux. D'habitude, il ne se passe pas deux heures sans qu'il nous parle de l'homéopathie, d'Apocalypto de Mel Gibson ou de je sais pas quoi d'autre. Le problème, c'est aussi que les élèves s'étaient prêté au jeu, et vas-y que machin raconte que sa mère il lui arrivé ça, et bidule qui parle de ci... Et, bien sûr, le prof de philo ne les arrêtaient pas : le cours s'était transformé en salon de thé. Oh, et puis, les élèves qui chipotent pour un rien, et qui débatent de la ptite bête alors que ça sert à rien! Bref, jusqu'à présent, j'avais du mal en philo, mais, je vous dis, depuis qu'on commence la conscience, mon prof de philo est véritablement devneu un prof de philo... Ce matin, pas UNE SEULE digression sans aucun rapport de toute l'heure... c'est véritablement formidable!
Hmm. Bref. Oh. Radio néo passe un reprise de "Putain de toi" de Brassens par Olivia Ruiz. Bref. J'ai envie d'écrire pour écrire, et d'écrire comme je peindrais. Oh. Je viens de réaliser quelquechose. J'allais dire "écrire comme je peindrais de l'abstrait". Mais quand j'écris, ce n'est jamais abstrait. C'est très souvent à tendance absurde, mais pas abstrait. En fait, pour de vrai, de l'écriture abstraite ce serait ça :
Gnabouloujkaramouchki, blastuff, jdanofff, jdaaaaanamoulichka
Ça, ça c'est de l'écriture abstraite.
Mais quand j'écris des trucs bizarres, du genre "un poil sortit du nez de l'oreille de la reine d'Angleterre des reinettes à pois", c'est pas abstrait, c'est absurde. Ou surréalite, au choix.
Donc, j'ai envie d'écrire de manière absurde et surréaliste, parce que j'ai juste envie d'écrire, sans autre désir d'exprimer quoique ce soit de spécial derrière la tête, et que ce genre d'écriture correpond alors très bien je trouve.
Dix mille idées qui existent, j'en empoigne une.
Dix mille? Non. Des idées, il y en a une quantité incommensurablissime. Mais je n'en empoigne qu'une.
L'idée. L'idée est un phénomène de l'esprit, c'est une réaction par rapport à quelquechose qui vous triture le cerveau. Quelque chose qui vous triture le cerveau est donné par une pensée spontanée et bizarre de votre part, mais plus souvent par un événement qui vous arrive (à vous ou à vos oreilles (la vie secrète des oreilles est palpitante, mais c'est peu connu)). Et puis parfois, d'une idée, on en arrive bizarrement à une autre.
Parce que les idées, c'est des lianes dans la jungle. À force d'avancer, on finit par apercevoir une liane, on s'y accroche, on l'agrippe, on la monte, et puis on voit une autre liane, et là, on joue à Tarzan. Tarzan comme métaphore du créateur. Hum. Bref. Oui, c'est d'ailleurs intéressant à noter, ça : être curieux, c'est important pour avoir des idées. J'ai dit que les idées sont, en gros, des réactions par rapport à des événements. Mais, des événements, ça peut être une bédé, un film, un livre, des magazines : un dossier sur le Japon moderne dans le dernier géo, un article sur les nouveaux solitaires assumés dans le Monde 2, une interview d'un spécialiste des arbres dans le même magazine, un article sur l'intelligence animale dans le nouvel obs, un numéro entier dédié à la littérature indienne dans le magazine Lire; ou encore la télé : une théma sur le vampire sur Arte, avec un document sur Bela Lugosi, une théma sur Gustave Courbet, un mois spécial Kubrick, grâce à quoi vous voyez Full metal Jacket et Docteur Folamour, l'émission géo en général, toujours sur arte (c'est le samedi soir, non ? ça dure une demi-heure et le comédien qui commente le docu est la voix française d'Alan Rickman, vous savez, celui qui joue Severus Rogue dans les films d'Harry Potter (oui d'ailleurs du coup, quand je regarde cette émission, j'ai toujours l'impression que c'est Severus Rogue en personne qui me parle, par exemple, de l'entretien des transsibériens en Russie, ça fait assez drôle je dois dire...)), des docu qui vous ont marqué, comme ce documentaire sur un vieillard de 90 dix ans qui réalise enfin son rêve de voyager au Maghreb, accompagné par son petit-fils réalisateur qui le filme, ce docu sur ce violoniste extraordinaire qui voyage, joue de la guigne à la texane, du classique à l'européenne, et du violon à la manière indienne, bref, cet énorme passionné qui, pourtant, jeune étudiant en musique, s'était volontairement mis le pouce dans une porte avant de la fermer pour éviter de passer un examen pour son jeu de violon, tellement il était dégoûté de son fameux instrument, à cause de ces fameuses études; ou encore, ce documentaire sur ce violoncelliste russe et anti-communiste, qui avait dû partir de Russie, s'exilant, et qui était incroyablement reconnu, mais j'ai oublié son nom.
Eh bien, voilà, pour avoir des idées, il faut ça, il faut être curieux, il faut pouvoir énumérer autant que ce que j'ai énuméré, mais aussi et surtout, observer tout autour de soi, regarder, y repenser, tracer des mots là-dessus, y réfléchir.
Avoir de l'imagination, c'est finalement avoir des idées. Et c'est bien connu : quelqu'un qui imagine, quoique ce soit, n'invente rien. Il recrée. Il réinvente. Il casse, brise, reconstruit autrement le monde. Mais il n'invente pas. On n'imaginera jamais un animal qui n'aura strictement aucun lien avec ce qu'on a déjà pu voir, et on ne peut imaginer des couleurs que l'on a pas vu.
Je trouve ça fascinant de penser à la quantité incroyable de choses passionnantes à propos desquelles je pourrais penser lorsque j'attends quelquechose, je ne sais pas, quand je m'ennuie. Et pourtant, mon esprit tourne souvent autour de lui-même, il trace simplement un sillon, tourne autour d'un ou de plusieurs pot(s), parce que voilà, les idées sont aussi nombreuses que les étoiles d'un ciel, mais il est difficile de toucher les étoiles.
 
{Edit fait juste après publication : c'est drôle, je comptais écrire un truc absurde, et finalement, j'ai gratté une petite réflexion... Comme quoi, j'aime diriger mon blog de manière très spontanée et intuitive.}
 
2° édit : pourquoi le texte s'est réduit en largeur? C'est seulement moi ou tous les blogs? 
3° edit : en fin de compte, avoir des idées, c'est digérer celles des autres. Bon, ça fait une jolie phrase, mais ça pas vrai parce que c'est pas que ça, il ne s'agit pas que d'idées d'autrui, c'est plutôt simplement des faits. Enfin c'est quand même pas faux, c'est juste pas complet. Et puis ça reste un joli aphorisme je trouve.

Publié par boiseime à 19:52:11 dans textes | Commentaires (4) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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