Alors, voilà un texte que j'avais écrit le 29 septembre 2004, donc c'est vieux, en tout cas c'est pas récent, mais en le relisant je trouvais ça marrant même si c'était pas si intéressant que ça, et puis bon voilà. Et puis comme ça je mets une photo, je veux pas mettre de photos toutes seulesPublié par boiseime à 14:50:40 dans textes | Commentaires (4) | Permaliens
Hans pleurait beaucoup trop pour son âge. Il n'avait jamais pu s'en empêcher. Tout le monde se moquait de lui, son père avait honte, mais rien n'y faisait, Hans pleurait. À seize ans, tout le monde trouvait ça pathétique.Publié par boiseime à 15:42:45 dans textes | Commentaires (2) | Permaliens
Improvisation
Hector avança son pied et tomba alors dans le précipice. Il aurait dû regarder où il allait, c'est bête. Il regardait un nuage, marchait, et là, son pied tombe, et tombe son corps. Hector a peur, il ne veut pas mourir. Ce qui est normal. Il va très très vite, mais le précipice est tellement profond qu'il n'est toujours pas mort. Cette distance entre lui et le sol lui paraît infini. La sensation du vent qui s'écrase sur lui est incroyable. N'aurait-il pas pu regarder où il allait?! Je n'aimerais pas être à la place d'Hector. Ce précipice est vraiment très profond, Hector tombe toujours, mais il ne voit toujours pas le sol. Et là il se rend compte: Il n'y a pas de sol. Il va tomber indéfiniment. Sinon, il serait déjà mort depuis longtemps. Alors, Hector s'écrase contre le sol. S'il était toujours en vie, Hector se serait demandé pourquoi il n'avait pas vu le sol avant.
Mais Hector était mort.
Ailleurs, Un homme est assis sur un banc, et regarde les nuages. IL se sent bien. C'est alors qu'il tombe. Il a le réflexe de s'accrocher à la branche, car il y a un arbre au-dessus du banc, et qu'il n'est pas tombé vers le bas mais vers le haut. Il ne sait pas pourquoi, mais la gravité s'est inversé! Il regarde au-dessus de lui, enfin il lui semble que c'est au-dessus mais c'est en dessous, et il voit le banc, et le sol, à seulement quelques mètres. Il regarde en dessous, il voit le ciel, et se dit qu'il ne doit surtout pas lâcher la branche. La retenir jusqu'à ce que la gravité redevienne normale. Où sont les autres gens? Il ne voit personne. Et personne non plus qui tombe en bas, vers le ciel. Que se passe-t-il donc? Rêve-t-il? Il s'inquiète, il est angoissé, il a peur. QUe se passerait-il s'il lâchait la branche? Quelquechose lui dit qu'il ne vaut mieux pas tenter l'expérience. Mais pourquoi le haut est-il devenu bas et le bas est-il devenu le haut?! Sa tête tourne. Il est fatigué. Chaque seconde est un effort considérable pour rester accroché à cette branche. Il ne souhaite à personne de vivre cette expérience. Et si c'était un rêve? Et si en lâchant cette branche, il se réveillait? Cette idée lui donne de l'espoir, mais il a trop peur de mourir pour essayer. S'il ne se réveillait pas, il tommberait, tomberait, et puis après ce serait l'espace, l'absence totale de haut et de bas, l'infini partout, mais surtout, l'air absent. Et alors, il mourrait, ne pouvant plus respirer. Combien de temps vivrait-il encore, le temps de traverser le ciel avant d'être dans l'espace? Et combien de temps survivrait-il dans l'espace? Entre son arrivée dans le cosmos et sa mort?
Il était si fatigué de tenir cette branche… "AU SECOURS! AU SECOURS!" Le vide autour… Le silence… Il va crever, et tout est calme.
Il pleure. C'est drôle, ses larmes tombent dans le ciel. Il sourit.
Puis son bras lâche, malgré lui. "Pourquoi est-ce que mon bras a lâché?"
Il tombe par terre. Il regarde en haut. C'est le ciel! Il regarde en bas: C'est le sol! Il rigole. IL n'arrête plus de rigoler! Il est tellement heureux d'être encore en vie! Il ne se demande même pas qu'est-ce qui s'est passé, il est vivant, c'est tout ce qui compte pour lui.
Publié par boiseime à 20:10:00 dans textes | Commentaires (0) | Permaliens
Hans est un goinfre. C'est terrible, il n'arrête pas de manger! Il ne se passe pas cinq minutes sans qu'il ouvre le frigo! Et avec ça, il est maigre come un clou... Quelle chance!
Hans est le correspondant de mon frère, il est allemand et apprend le français. Il est gentil mais il est lourd. Et puis je ne comprends rien à ce qu'il me raconte. Mon frère et Hans ont seize ans. J'en ai quatorze. Il est là depuis deux jours. Il est un peu bizarre. Il est toujours dans son coin, dans sa chambre d'ami. Peut-être que l'Allemagne lui manque. Moi j'aimerais bien partir à l'étranger. Aller ailleurs... J'irai en Australie! Ou alors au Japon... Non, en Italie! Ce n'est pas très loin, mais ça a l'air bien.
Je crois que Hans écrit, quand il est dans sa chambre. Une fois j'ai toqué à sa porte et il écrivait. Il m'a dit dans un français approximatif qu'il écrivait beaucoup, mais c'était de l'allemand. Hans a une très belle écriture. Moi, j'écris mal. Hans a une petite barbe qui commence, mais il se rase la tête. J'essaie de me l'imaginer avec des cheveux longs, mais ça fait bizarre. Hans et mon frère bavardent beaucoup ensemble, enfin ils essaient. Des fois en français, des fois en Allemand. Je ne comprends rien à l'allemand. Moi, j'apprends l'espagnol. Et puis l'anglais, bien sûr. Hans a de grands yeux un peu globuleux, c'est joli. Et ils sont bleus. Une fois, je l'ai surpris dans le salon, je crois qu'il pleurait, parce qu'il avait les yeux humides. Je ne sais pas pourquoi il pleurait.
Hans va rester deux semaines en France. Après, je ne le reverrai probablement plus jamais. Mon frère, par contre, va probablement faire un petit séjour là-bas, en séjournant chez lui.
Toute cette fiction que j'écris est nulle, mais ça m'occupe. Et puis je ne veux pas publier de photos toutes seules, je veux les accompagner de textes, alors j'ai accompagné cette photo de moi faisant une espèce de grimace de ce début d'histoire. Ce n'est donc pas un bout de ma vie, mais de la fiction où le narrateur est au "je".
Publié par boiseime à 22:17:17 dans textes | Commentaires (2) | Permaliens
Aujourd'hui c'est le premier Avril, et c'est le jour que j'ai choisi pour passer ma soirée à déprimer. Je hais les 14 février.Publié par boiseime à 20:40:59 dans textes | Commentaires (5) | Permaliens
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J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.
Bonne lecture.
Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.
Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.
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