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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

Troisième épisode de | 07 mai 2006

"L'écriture d'Hans est toute en rondeurs. Il y a toujours de grandes courbes pour finir ses mots,avec plein de boucles, et toutes les lettres penchées un peu, en italique. on dirait les écritures que l'on voyait à la Renaissance. Je me demande comment on peut écrire aussi bien. A-t-il appris à écrire à l'école? Probablement. Mais c'est pas à l'école qu'on nous apprend à écrire aussi bien. Moi j'écris très mal, avec des lettres sans courbes, mes "l" se cassent en deux, mes "s" ressemblent à des "z" et mes "e" à des "o". Et quand j'écris très vite moi-même j'ai du mal à me lire. Hans, c'est de l'allemand mais je vois bien que telle lettre est telle lettre. Quand on voit son écriture, on se dit que Hans doit être quelqu'un de très doux, sensible, mais qui doit se mettre en colère facilement. Mais je ne sais pas pourquoi je dis ça, je ne l'ai jamais vu se mettre en colère. Et puis je ne suis pas graphologue. Que penserait un graphologue de l'écriture de Hans?
Aujourd'hui après le collège, en arrivant, je suis allée dans la chambre de Hans. Je me suis toute suite sentie gênée, je savais que c'était son lieu à lui pendant ces quinze jours, alors je suis ressortie toute de suite, je n'avais pas à pénétrer son lieu intime sans son consentement. Moi-même, je n'aimais pas l'idée qu'on vienne dans ma chambre sans que je le sache.
J'ai peur d'idéaliser Hans. Je me demande si je ne profite pas de ne le connaître que peu pour m'imaginer plein de trucs sur lui. Je crois qu'il fertilise mon imagination.
 J'aimerais bien le connaître mieux. Mais je ne connais pas un mot d'allemand. Et puis, quand il n'est pas avec mon frère, je crois qu'il préfère être seul."

Je pense que ça suffira pour "Hans" pour aujourd'hui.

Publié par boiseime à 16:07:07 dans textes | Commentaires (2) |

Quelle utilité? Quelle importance? | 02 mai 2006

J'ai cinq doigts. J'ai deux mains. J'ai donc dix doigts. Soit Une paire de mains. Si je veux que mes doigts bougent, ils bougent. Mes mains font ce que je veux qu'elle fassent. Elles ne désobéissent pas. Elles font parties de moi. Enfin... Ça dépend ce qu'on définit par "moi". Mais je n'ai pas envie de parler de ça. Mes mains sont deux. Elles peuvent se toucher l'une l'autre. Se poser l'une sur l'autre. Elles sont en coordination parfaite. C'est l'osmose. On dirait des jumeaux. On dirait deux corps, dirigés par un seul esprit. Parfois, quand j'attends dans le couloir, assis en tailleur, que le prof arrive, je regarde mes mains et les manipule: Je les fait s'entremêler, se prendre, elles se contorsionnent, prennent des positions de combats de luttes, puis je les fait danser ensemble, tout ça. C'est bien d'avoir deux mains plutôt qu'une seule. Les choses sont souvent meilleures à deux.
     J'ai besoin de mes deux mains pour m'en servir, j'ai besoin de mes deux jambes pour marcher, j'ai besoin des deux parties de mon cerveau pour fonctionner normalement, j'ai besoin de mes deux poumons pour respirer, de mes deux yeux pour voir large, de mes deux oreilles pour bien entendre. C'est drôle tout ce qui fonctionne par deux dans notre corps. Nous sommes composés de plein de paires. Et on a besoin d'être une paire pour féconder un bébé. Nos géniteurs sont d'ailleurs autant une paire qui nous a permis d'exister que le sont ma paire de poumons qui me sert à respirer. On a souvent besoin d'être deux pour accomplir certaines choses...Et pas forcément des bébés. Marrant. Quand deux font un...Et que un en fait deux.
 
Je ne sais pas si cet article est intéressant. Je l'ai écrit une première fois et ça a raté, j'ai dû le refaire de mémoire. C'est pas grave. Je ne sais pas si ce que j'ai écrit a une quelconque utilité, si elle va provoquer des réactions en chaîne comme le battement d'ailes du papillons qui provoque un typhon dans le pacifique (M'en demandez pas plus, j'ai pas trop bien compris comment ça marche, ça, mais c'est juste pour illustrer l'idée).
 
     Aujourd'hui il a fait chaud. J'ai réfléchi à la définition de gravité, au sens de la vie par rapport à la mort, au sens de la mort, des trucs comme ça, je ne sais pas si ça m'est utile d'y réfléchir, je ne sais pas si je vais m'en montrer moins con quand viendra l'heure, et je ne sais même pas si ça vaut la peine de s'en montrer moins con. Mais j'aime bien.

Publié par boiseime à 19:50:34 dans textes | Commentaires (1) |

Je suis encore en vie! | 27 avril 2006

Si sur ton chemin tu vois des oiseaux voler au-dessus de toi, arrête-toi. Pose-toi. Regarde-les. C'est peut-être la dernière fois que tu les vois: Demain, tu peux mourir. Alors regarde les voler.
 
  Si tu rêve d'écrire un roman, de faire un film, si tu rêve de danser alors que t'es dans la rue, si t'as envie de crier, sois pas con, fais-le. Ne te dis pas "Plus tard je le ferais" parce que peut-être plus tard n'existera pas pour toi. Qui sait quand tu vas mourir? Qui sais si tu vas pas crever en te disant: "Putain, j'ai pas fait ce que je voulais faire…". Alors vois comme la vie est belle, ce n'est pas parce que le monde est pourri que la vie l'est. Ce n'est pas parce qu'il y a des gens tués pour avoir tuer dans des pays démocratiques et puissants qu'il ne faut pas savourer l'ici et le maintenant. Ou alors bouge-toi le cul et fais quelque chose pour faire avancer les choses. Dis ce que ton coeur te dis. Laisse ton coeur te guider. Demain, tu peux mourir. Alors fais-le aujourd'hui. Si dehors il pleut et que tu aimes la pluie, que tu aimes te mouiller jusqu'au sang, ne sois pas raisonnable, sors dehors et aperge toi de bonheur. Tant pis si t'attrapes un rhume.
 
La vie est quelquechose de temporaire. Je pense qu'il ne faut surtout pas l'oublier. Je pense qu'il faut se rappeler qu'on peut très bien ne pas mourir vieux. Je pense que si on essaie de l'oublier, si on fait comme si la vie est éternelle, bah quand on doit crever on se dit "Merde". Et si nous n'avions qu'une seule vie? Vous voulez apprendre à jouer du piano? Faites-le. Vous voulez apprendre à chanter? Faites-le. Suivez un cours, lisez des manuels, et apprenez à chanter. Vous voulez vous allonger dans l'herbe et prendre une marguerite pour la mettre dans votre bouche? Faites-le.
Et si la vie était plus courte que prévu? Ne la subissez pas, vivez-la. Ne suivez pas les ordres que l'on vous donne, faites ce que vous voulez. Enfin, si ce n'est ni un meurtre ni un viol, bien sûr.
La vie est temporaire. Ne l'oubliez pas. Ce qui débute finit. La vie aussi. Vous voulez lire un livre mais il est trop énorme? Lisez-le quand même. Vous voulez chanter sous la pluie? Faites-le, surtout, faites-le.
 
Et sinon j'ai fini de lire un livre, "Une prière pour Owen", ça me fait bizarre. J'ai beaucoup aimé, peut-être que je vous en parlerais. Mais ça me fait bizarre.
Et sinon j'ai entendu parler d'un chanteur de hip-hop, "Abd Al Malik", j'ai déjà entendu "soldats de plomb" et "Le language du coeur", c'est très bien.
 
N'oubliez pas, n'oubliez surtout pas que vous allez mourir, mais que là vous êtes vivants. Quelle chance!

Publié par boiseime à 22:45:35 dans textes | Commentaires (1) |

Et la grenouille sauta dans la poche du bon gros géant. | 21 avril 2006

Je vois la photo d'un chat et c'est drôle, il est vivant, ou il l'était, mais ce n'est que l'image d'un chat. Et même quand je vois vraiment un chat, il existe, il vit, mais pour moi, c'est l'image d'un chat que me donne mes yeux. En fait, tout ce que l'on voit, tout ce que l'on touche, tout ce que l'on pense nous fait revenir à nous-même. C'est à dire que, à travers l'existence, nous incarnons un espèce de point, et avec ce point, un point de vue. Et ainsi, tout cette vue nous rappelle le point que nous sommes. C'est pour ça qu'on est égocentrique. On est égocentrique parce que nous sommes ce point de vue, donc cette vue à partir du point que nous sommes, et ce point. Et surtout, nous sommes ce point et aucun autre point. Même si on se dit qu'on a plein de facettes et donc d'une certaine manière plein de "moi" différents, tous ces "moi", ne forment que des "moi" qui sont "moi". On sort pas de soi. On n'est pas quelqu'un d'autre, et même si on était quelqu'un d'autre, alors on serait toujours soi. On est égocentrique parce que c'est grâce à notre propre existence qu'on est vivants. Or, la vie, c'est TOUT.
Tout est centré sur notre propre existence. Et là: Un jour on meurt tous. C'est normal qu'on ait peur de la mort! La mort, c'est la fin de la vie, donc la fin de TOUT! D'accord, après la mort ce sera pareil, sauf qu'on sera plus là, mais ce sera plus pareil pour nous! Donc la mort est une question de point de vue. Comme toujours. Tout dépend toujours du point de vue.
Mais bon. On a beau tous crever un jour, j'adore boire des chocolats chauds, lire Calvin et Hobbes, lire des romans que je n'ai pas hâte de finir. J'adore avoir des discussions philosophico-psycho-spirituelles avec ma mère, admirer cet arbre noirci par la pluie, et m'exclamer "C'est si beau!" avec les larmes aux yeux, au lieu que je suis juste en train de me prélasser, allongé, sur la pelouse du lycée, une marguerite dans ma bouche et un ciel bleu et blanc au-dessus de moi. On a beau tous crever un jour, j'adore penser à tout ce que j'ai pas encore vécu, j'adore écouter l'album "Sibérie m'était contée" de Manu Chao, rêver la nuit, dans mon sommeil, que je suis dans ses bras et que je lui dis que ses yeux ressemblent à du miel, j'adore jouer du théâtre avec mes collègues amateurs, j'adore imaginer ce que je ne vis pas, j'ai adoré lire "Le voyage" d'Edmond Baudoin, j'adore sortir quand il pleut et me mouiller jusqu'au sang, tout heureux, j'ai adoré m'allonger sur la cour du collège alors que c'est la fête de fin de collège et qu'il pleuvait sur la cour sur laquelle j'étais allongé, que Mère-Nature me pissait dessus et que les gens me regardaient bizarrement. J'ai adoré faire la danse de la pluie avec des amies un peu avant, j'ai adoré voyager à Londres et à Barcelone, au collège,
j'ai adoré les hivers aux Alpes, dans un minuscule chalet, les tisanes qu'on buvait en famille, bien au chaud tandis que dehors il neigeait. J'adore m'asseoir sur un banc de la cour du lycée et pencher ma tête vers le ciel. J'adore vivre.
 
...Tant pis si c'est temporaire...

Publié par boiseime à 18:02:25 dans textes | Commentaires (5) |

Improvisation littéraire sans cohérence | 16 avril 2006

Hier j'ai mangé une pizza, c'était une pizza avec du fromage, des champignons, de la sauce tomate, des tomates, un oeuf. Je l'ai mangé tout seul et c'était délicieux, mais maintenant c'est fini, c'est comme ça, les pizzas sont éphèmères. Après la pizza j'avais encore faim je sais pas pourquoi j'ai mis de la musique j'ai mis radiohead et j'ai crié mon désespoir à la maison et aux voisins qui ne m'ont rien dit et n'avaient rien demandé.
Je suis fou je suis barge je suis normal je ne suis pas unique et hier j'ai mangé une pizza mais quelle importance? Aucune.
C'était une pizza mais pas le bonheur, c'était une pizza mais pas elle, alors je suis resté sur ma faim parce que c'est comme ça, parce que j'en demande trop parce que je suis con, parce que c'est tout.
 
Hier j'ai mangé une pizza et ça ne m'a rien apporté, ça n'a pas changé le monde, ça n'a rien affecté, ça n'a rien fait du tout. Alors aujourd'hui elle me manque encore, non pas la pizza, et j'écoute de la musique qui me fait du bien.
 
 
Tout à l'heure j'ai écouté Imagine de John Lennon et ça m'a fait du bien, tout à l'heure j'ai écouté "Mon petit Jardin" de Manu Chao et ça m'a fait du bien. John, tu as au moins un petit sens pour moi, au-delà de ta mort, et toi aussi Manu Chao tu as un petit sens pour moi.
 
Je ne suis pas assez expérimenté pour vous dire pourquoi il y a de magnifiques nuages dehors, mais ce n'est pas grâce à Dieu qui n'existe pas je pense.
 
Je pense que personne n'a jamais rencontré Dieu et je sais que je n'ai pas besoin de croire en lui pour croire en moi, et je sais qu'au moyen-âge j'aurais cru en Dieu, et je pense qu'un bébé c'est fascinant, parce qu'on sait pas qui va devenir et c'est bizarre mais normal.
 
Qu'est-ce que je vais me dire lorsque je verrais mon premier fils/ma première fille pour la première fois si j'en ai un jour?
Pourquoi je me pose des question qui ne sont pas intéressantes? Je pourrais faire un effort.
Des fois ça vous concerne pas mais j'ai des gros coups de blues à cause de moi et l'amour mais je suis quand même très content de ne pas être mort à l'accouchement de maman.
Je ne sais pas quel sens à ma vie de moi pour les autres mais pour moi-même je sais, mais ça comptera plus quand je serais mort, le sens de sa vie au delà de sa mort est le sens qu'on a pour les autres je pense, le sens qu'on a pour soi-même ne tient que tant qu'on est en vie je pense, mais je peux dire des conneries c'est possible.
 
Quelle sera ma vie? Que vais-je devenir? Je n'ai que quinze ans et il y a si peu de choses derrière moi. Vais-je devenir un grand homme? Vais-je devenir un "sage"? Vais-je devenir un pauvre petit con prenant sa merde pour de l'or?
Pourquoi toutes ces questions? À quoi ça sert? Pour quoi faire?
Oh, si tout devait avoir un sens...
 
Ps: Hier, je n'ais pas mangé de pizza ni crié mon désespoir dans ma maison, c'était juste pour commencer l'impro littéraire. Et si vous avez réussi à comprendre ce texte c'est que vous êtes bizarre parce que j'ai pas cherché à lui donner de cohérence.

Publié par boiseime à 19:37:41 dans textes | Commentaires (0) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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