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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

Ka pouh | 24 février 2006


C'est marrant de si dire qu'un arbre est aussi vivant que nous. Moi je pense, ressent, voit, touche, sent...

Au lieu qu'un arbre non. Il ne voit pas, ne pense pas, ne ressent pas d'émotions...
Lorsque je touche un arbre, je sens que je le touche, et je le vois. Lui non, il n'a pas de nerfs pour sentir et n'a pas d'yeux pour voir. Et pourtant l'arbre est vivant. Vivant. C'est drôle. Vivre, c'est pas forcément vivre comme on l'entend. Marrant. Un arbre pousse, fait pousser ses racines aussi, qui vont toujours plus loin dans la terre, contournent les pierres ou s'y accrochent... Tandis que le tronc grandit, grossit, que les branches poussent, ainsi que les feuilles, qui bourgeonnent, éclosent, meurent, tombent, bourgeonnent... En équilibre avec les saisons. Marrant. Mais du coup c'est d'autant plus interessant parce que l'arbre est un être collectif et individuel. Collectif parce que ses feuilles, individuel parce que UN arbre. Remarque, nous on a plein de cellules donc on peut dire que c'est pareil mais je crois pas. J'avais lu un article sur le sujet et le spécialiste parlait vraiment d'être collectif. Et puis c'est drôle aussi, parce que dans l'article il parlait de choses comme lorsque des bêtes mangent les feuilles des arbres, eh bien les feuilles de certains arbres deviennent aussitôt immangeables, et transmettent un produit chimique grâce au vent aux autre arbres du coin et toutes les feuilles deviennent immangeables. Comme quoi, l'arbre est un animal comme les autres (Bon d'accord j'éxagère, surtout que ya pas que les arbres qui ont un bon système de défense chez les végétaux). Nous, les humains, n'avont pas, de notre côté, cette vie végétale. Les arbres ne voient pas, ne ressentent pas de sentiments, mais nous on a pas des racines et plein de feuilles, on a pas ce cycle des saisons en nous, cette renaissance de tous les ans, tel un phénix. L'arbre est un phénix végétal. Et puis un arbre, c'est beau quand même...




Publié par boiseime à 15:35:43 dans textes | Commentaires (3) |

Ce qu'il me semble que je suis n'est qu'une illusion. | 24 février 2006


Bon sang, ça fait un bail que je poste rien...
Bon. Je m'oblige donc à mettre quelquechose.
L'autre jour, j'ai vu un documentaire sur arte sur le cerveau. C'était super intéressant. C'est fou de constater à quel point en fait on est que des machines. Des machines de mère-nature et super développées, oui, mais des machines. Le fait de tomber amoureux est dû à un truc chimique dans le cerveau. L'attachement aux gens c'est pareil. C'est un truc chimique. Si on le perdait on tomberait jamais plus amoureux. On resssentirait plus rien de spécial pour les gens. Dans le documentaire, on voyait un homme qui avait eu une hémorragie cérébrale. On a pu le sauver, mais il est devenu complètement différent parce que des choses dans son cerveau avaient changé. Avant, c'était un gros bagareur qui avait fait de la prison et macho, et très énervé, agressif. Après son accident, c'est devenu un artiste. Il n'avait plus aucune colère, plus aucune agressivité, et il n'arrête plus de faire des tableaux, des peintures murales ou je sais plus quoi, et on l'a vu au travail et ce qu'il fait avait l'air vraiment beau. Et il n'arrêtait pas. Comme si tout son énergie agressive c'était recyclée là-dedans, mais sans qu'il le veuille, ce changement s'est vraiment fait malgré lui.
Mais cela posait un problème d'identité. Il ne savait plus trop qui il était.
Il est fascinant de penser que notre identité est façonnée par notre cerveau. C'est vraiment drôle de constater que ce que nous sommes n'est en fait qu'une illusion. Ça fait vraiment bizarre. Qu'est-ce qu'on est, au fond? Qu'est-ce qu'on est? Notre corps... Notre cerveau. C'est mes connexions entre mes neurones qui me font penser. C'est grâce à des produits chimiques au noms super compliqués dans mon cerveau que j'aime et tout ça. Quand on y pense, d'un coup, on se sent tout rien. Je ne suis pas ce que je suis. Vraiment bizarre. 
On voyait aussi des autistes. Il y en avait une qui est devenue une conseillère pour les abattoirs d'animaux. Grâce à elles les bêtes son beaucoup moins nerveuses lorsqu'elles vont vers la mort, car cette autiste peut se mettre à leur place. En effet, elle pense comme un animal, dans le sens où elle pense en images et plein de trucs comme ça. Elle a du apprendre sa langue maternelle comme si c'était une langue étrangère. Et elle n'a jamais su décrypter les expressions du visage qu'on les gens.
Et elle ne ressent rien du tout en voyant un coucher de soleil ou un couple qui s'embrasse. Et tout ça à cause de son cerveau. Peut-être que dans vingt ou trente ans, on pourra faire des opérations cérébrales qui permettront de ne plus resssentir d'amour ou de haine, ou de peur. Ce serait vraiment affreux, quand même. 
Mais c'est drôle de penser que la peur et l'angoisse, l'amour et la haine, la colère ou la tristesse , sont dus à des trucs chimiques dans le cerveau. Vraiment, on se sent tout rien.



Publié par boiseime à 15:05:44 dans textes | Commentaires (1) |

Ce que je suis par rapport à quoi. | 15 février 2006

Pour mes parents,

Je suis leur fils.


Pour mes soeurs,

Je suis leur frère.


Pour la République,

Je suis un apprenti citoyen.


Pour mes profs,

Je suis un élève.


Pour les lecteurs de mon blog,

Je suis un blogueur.


Pour les industries,

Je suis un consommateur.


Pour mes amis,

Je suis un ami.


Pour Kenzo qui habite au Japon,

Je ne suis rien du tout.


Et pour moi, 

Je suis tout.



Publié par boiseime à 15:00:13 dans textes | Commentaires (20) |

Georges, François, Adeline, la plage et l'Amour. | 10 février 2006

Georges avait pour ami François. François aimait aller à la plage. La plage aimait regarder François en maillot de bain, et le voir pénétrer son corps liquide, et marcher sur son sable. Vous me direz, il n'y a pas que François, qui va a la plage; eh bien oui, mais François avait quelquechose de spécial. Premièrement, François ne va pas à la plage lorsqu'il y a du monde, il y va tard le soir. Deuxièment, la plage avait jeté son dévolu sur François. Ce qui rendait donc François spécial. Georges, son ami, était jaloux, car il était lui-même amoureux de la plage, mais il ne supportait pas lui marcher dessus, pénétrer son eau, car il savait que la plage aimait François, alors lorsqu'il occupait la plage, il avait cette impression désagréable de la violer, de prendre possession de son corps sans son autorisation. Et comme Georges était amoureux de cette plage, il la respectait, et s'en allait. Pauvre Georges. 
        Adeline, une jeune fille de 14 ans, aimait elle-même Georges. Et François aimait Adeline. François et Georges avaient vingt ans tous les deux. Oui, c'est vrai que François est un peu vieux pour Adeline, mais le coeur a ses raisons que la Raison ignore (citation de Pascal, me semble-t-il (d'ailleurs j'ai fait une recherche sur google pour vérifier si c'était bien Pascal, et je suis tombé sur ça: http://nanne.canalblog.com/archives/2006/01/15/1227476.html et j'applaudis l'artiste)). Donc je résume: Georges et François sont amis, mais Georges aime la plage qui aime François, et François aime Adeline qui aime Georges. Que l'amour est compliqué. Un jour, Adeline, prenant son courage à deux mains, révéla l'amour qu'elle vouait à Georges, à Georges. Georges fut très touché, mais il lui dit, gentiment et avec tact, qu'il en aimait une autre. François, qui était présent à ce moment là, était jaloux de Georges. Donc, ils étaient tous deux jaloux l'un de l'autre. Ah! Mais que l'amour est compliqué! Foutu putain d'amour à la con! Florian! (Florian c'est moi) Calmos! Ého, tu t'emportes! Traite pas l'amour comme ça! C'est pas de sa faute après tout! Il y est pour rien dans cette histoire! C'est la faute au coeur de tout à chacun! Pas l'amour! Pourquoi toujours jeter le blâme sur le même?
Pauvre Même! Bon, bref. Arrête d'être pas drôle aussi. Elles sont nulles tes blagues, Florian. 

 Donc, en gros, tout le monde souffrait beaucoup parce qu'il aimait (tout le monde) celle ou celui qui ne l'aimait pas. Et comme vous le savez, souffrir, c'est pas drôle. 
Le lendemain, Georges, prenant exemple sur Adeline, partit déclarer sa flamme à la plage. Il commença à marcher un peu sur le sable, s'immobilisa, et, jetant ses bras vers l'horizon rouge, les nuages rougis, le ciel bleu marine et la mer bleue avec les tâches rouges du soleil qui s'était couché,parce que les paysages sont remplis de couleur, cria, face au vent, parce qu'il y avait du vent aussi, "Plage, je t'aime!". La plage n'eût aucune réaction. Les rares vaguelettes qui roulaient encore se turent. Le vent se tût. Georges prit ça pour un "non". Pauvre, pauvre Georges. Quelle idée, aussi, de tomber amoureux d'une plage! 
François, un peu plus malin, tenta d'abord de séduire Adeline avant de lui avouer l'amour qu'il lui portait. Le problème était que François était un petit peu moche. C'est-à dire largement assez pour Adeline. Pauvre François. Car Adeline, sourde à toute avance, l'envoyait balader à chaque tentative. Oh, oui, pauvre François. Un jour, François fut sur la plage en même temps qu'Adeline. Adeline ignorait François. François la fixait, béat, comtemplant la beauté de l'adolescente.
Elle-même soupirait, lasse de ses regards répétés. Elle partit. François soupira aussi. Il en avait marre de l'amour. Il partit se baigner, pour se détendre un peu. La plage fut attentive à tout ça. Elle avait compris que François aimait la jeune fille. Mais, amoureuse comme tout de François, elle laissa le jeune homme pénétrer son corps liquide et bleu-vert, et profita, un peu triste il est vrai, de ces instants partagés. Georges, pendant tout ce temps, restait terré chez lui, dépressif. il n' arrêtait pas de penser à la plage. Il n'y en avait pas deux, des plages comme ça. Il se voyait mal vivre sans elle. Et, plus que jamais, il jalousait François, qui, plus que jamais, jalousait Georges.
Lorsqu'ils se revirent, ils se disputèrent. Un mois plus tard, Georges et François n'étaient plus amis. 
Ah, l'amour, qui rend heureux tant d'êtres, et malheureux tant d'autres. Ce n'est pas de sa faute. Pauvre amour, qui doit beaucoup culpabiliser de tous ceux qu'il ne rend pas heureux; car l'amour, étant l'amour, aime aussi ceux qu'il ne rend pas heureux.
"Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés" Jésus. Brave Jésus. Aimer avec détachement. C'est ça, la solution. Mais peut-on vraiment AIMER avec détachement?


Publié par boiseime à 17:03:28 dans textes | Commentaires (2) |

Texte écrit spontanément | 05 février 2006

Je voudrais rendre heureux les gens en trouvant les bons mots à dire.

Jlarf et Jlourf sont deux idiots qui ne parviennent pas à faire la différence entre moi et l'autre là-bas.

Les nuages sont mis en valeur par leur contraste avec le ciel bleu.

J'ai envie qu'il fasse jour et qu'il y ait un beau soleil, mais qu'il fasse frais. Et puis je sortirais dehors et m'allongerais dans l'herbe. Et puis je me concentrerais sur ma respiration pour m'aider à ne pas trop penser, pour profiter du joli ciel qui s'offrirait à moi. Il ferait bon et je serais content.

J'ai envie de tout et de rien.

Je suis content d'être en vie. C'est bizarre. J'ai peur de la mort au lieu qu'au moins, je vis. Il y en a, les pauvres, qui n'existent pas. Ceux-là ils sont déjà morts alors qu'ils sont même pas nés.
Moi je suis né. C'est drôle parce que ce "je"-là n'était pas le même que mon "je" d'aujourd'hui.
C'était un "je" d'un tout petit corps minuscule qui ne pensait même pas, qui ressentait juste, et qui était confronté à un espace infini et à des gens, au lieu qu'un instant plus tôt il était bien tranquille, baignant dans le ventre de sa mère, quoiqu'il devait commencer à être un peu serré alors il devait quand même être content de sortir. Mais tout l'air qu'il a du aspirer, d'un coup, en sortant! Et puis tout ce vide autour, tout cet espace, les gens, qui parlent, qui le prennent... Ça a du lui faire bizarre. Et c'est le même corps que celui que j'ai aujourd'hui. Ça fait bizarre parce que dis donc j'ai plus du tout la même gueule. On dit que qui naît mourra mais c'est pas si vrai que ça. Le bébé que j'étais, c'est pas celui qui mourra. Ce bébé il a arrêté d'exister dès que j'ai commencé à grandir. De la même manière, si je meurs vieux, et j'espère mourir vieux, ce n'est pas le jeune garçon d'une quinzaine d'années qui mourra. Celui-là il cessera d'exister, alors qu'il tiendra son fils dans ses bras.
Après j'en sais rien. Ptet que là je dis une connerie? Probablement que maintenant je vais plus tellement changer en fait. Ptet que celui qui mourra c'est tout à fait le même que celui que je suis aujourd'hui, mais juste que j'aurai vachement plus de vécu. Mais même. Le garçon de quinze ans que je suis aujourd'hui ne sera plus, d'ici cinq ans. D'ici cinq ans, je serais un jeune homme de 20 ans. Je serais à peu près le même mais quand même. Enfin je sais pas si "mais quand même" en fait... Oh c'est compliqué... J'arrête là pour aujourd'hui.

Publié par boiseime à 20:03:08 dans textes | Commentaires (4) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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