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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

Les nuages c'est délicieux quand on est allongé sur une pelouse | 27 mars 2006

Tiens bah ça a changé! Les images sont en bas, maintenant… Moi je préférais en haut, mais bon.
Ça fait un bail que j'ai plus de commentaires. C'est Black Scarf, si j'ai bien compris elle a plus d'ordi temporairement ou un truc comme ça, et c'est bien dommage car c'est ma plus grande commentatrice. Depuis qu'elle a plus d'ordi, plus de commentaires. Vivement qu'elle revienne…
Bon je vais arrêter de parler de ça.

Aujourd'hui je me suis allongé dans l'herbe et j'ai regardé les nuages. Il y avait du vent qui me secouait les cheveux. C'était bon. Il y avait du soleil alors je me couvrais le visage avec la main, pour ne pas être trop aveuglé. La distance entre moi et le ciel paraît infinie. Mais je reste scotché au sol, aucune chute libre vers l'espace cosmique n'est possible.
Les nuages se mouvent lentement. On dirait des gros noeuds blancs, illuminés par le soleil, dont certains sont juste des petits fils qui se démêlent lentement pour ne plus être plus que des fibres dilatées de l'amas. Ils n'arrêtent pas de bouger, mais si lentement… Le vent continue de souffler, mes cheveux s'allongeant sur mon visage. Les nuages forment un espèce d'homme qui danse; puis le nuage se dilate, se sépare, comme du coton, en fait. Oui, c'est pas tellement comme des fils, mais plutôt comme du coton. Imaginez vous prendre un morceau de coton. Pour cela, le morceau s'arrache du reste. Vous voyez comment ça fait? Eh bien les nuages font la même chose, mais très lentement, et tout seuls…
C'est de la barbe-à-papa mais en blanc. Coton, fibres, barbes-à-papa… Les nuages peuvent se comparer à beaucoup de choses. Je disais donc que quelques nuages s'emmêlèrent un instant pour former cette espèce d'homme qui dansait. J'ai eu envie de dessiner cet espèce de danseur que je m'imaginais mais je ne l'ai pas fait. Les nuages se sont démêlés.

Une autre fois, j'ai fait la même chose et il me semble qu'il y avait là aussi beaucoup de vent, mais cette fois-là il ne faisait pas très beau je crois. J'ai regardé les oiseaux devenir des points, les avions décoller puis disparaître  en franchissant  à ma vue le bâtiment du lycée. C'était très agréable, là aussi. J'en profitais parce que c'était un instant tout éphèmère qui disparaîtrait un tout petit peu plus tard. Je me dis que c'était tant mieux, sinon je m'en serais lassé. C'est pour ça que tout ce qui commence finit. Enfin c'est au moins une des raisons. Si tout ce qui commençait devair durer longtemps, voir éternellement, alors on se lasserait. La vie c'est pareille. Je pense que la mort est faite pour mettre en valeur la vie. Mais juste, ça marche pas toujours très bien…

Je finis par me remettre debout et partis au C.D.I pour lire Une prière pour Owen de John Irving, mais une connaissance s'est mise à ma table et je n'ai pas pu lire. 

Publié par boiseime à 18:35:53 dans textes | Commentaires (2) |

Et le roi offrit son coeur à la vieille sorcière. | 11 mars 2006


Je file comme une étoile qui passe dans le ciel et grâce à laquelle on peut faire un voeu. Je suis né en 1990 et je ne sais pas quand je mourrais, mais je sais que je ne connaitrais jamais ni Voltaire ni  même Georges Brassens, et que je ne connaitrais aucune des presonnes qui vivront au 23ème siècle. Si 23ème siècle il y a. Qui sait ce qui peut arriver à l'humanité d'ici-là? Qui sait si y va pas y avoir un astéroïde qui va tous nous écrabouiller alors que mes enfants auront à peine commencé leur adolescence?
C'est flippant, quand même. Mais ce n'est pas le sujet. Quoique qu'il n'y a pas vraiment de sujet, je dis ce que je veux. C'est mon blog. Mais quand même. Je disais que je ne rencontrerai jamais aucun individu ayant vécu il y a deux cents ans, ni qui vivra dans deux cents ans. Nous-mêmes, tous, toute l'humanité, nous ne vivront plus dans deux cents ans. Ce sera une nouvelle humanité. Comme si l'humanité était un animal muant régulièrement. En fait, nous sommes une humanité qui se passe le relai. Le point commun que je partage avec la population de la Terre entière, celle d'aujourd'hui, c'est que nous partageons tous ce début de 21ème siècle. Je suis comtemporain à tout le monde. Enfin, à tous les humains vivants. En fait, l'humanité est potentiellement immortelle. C'est l'individu qui meurt forcément, mais pas le collectif. On peut tous propager la vie, sauf si on est stériles. Il suffit juste d'assouvir nos pulsions animales, à deux, un homme et une femme, sans utiliser de contraception. Et il faut que l'individu femelle soit en période d'ovulation. Après, c'est parti pour le tourbillon de la vie.
On naît,  on vit plus au moins, on meurt. Mais tout ce qui peut se passer entre la naissance et la mort, c'est fabuleux. Le simple fait que la vie existe, c'est fabuleux. C'est tellement rare, si on regarde autour de nous. Dans le cosmos, je veux dire. On a une chance inouïe... Et moi j'ai peur de mourir. Je vis, et moi j'ai peur de mourir. Au lieu que c'est bien que je puisse mourir, ça veut dire que je suis vivant! Après, je dis ça mais bon, ma peur de la mort me handicape pas vraiment, j'y pense pas comme si je pouvais mourir demain en fait. J'y pense comme si j'allais mourir vieux. Pourtant c'est pas sûr que je meure vieux. Mais j'espère, quand même. Jsuis pas fait pour mourir jeune. J'ai envie d'avoir la vie devant moi.
Aujourd'hui, j'ai lu une bande dessinée vraiment géniale, ça s'appelle "Le roi cassé",l'auteur s'appelle
Dumontheuil, mais je vous en parle pas au cas où ce serait vous donner faim sans que vous puissiez vous rassasiez. Quel rapport avec ce que je dis? Pas grand-chose, mais j'ai trouvé ça tellement génial, il fallait que j'en parle. J'ai crois que c'était aux éditions Casterman, si ça peut vous aider. J'en suis même sûr, en fait, c'est pas "je crois".
Oh et puis si je vais vous en parler! Oh et puis non... Z'avez qu'à faire une recherche google si ça vous intéresse. Mais sachez que c'est un chef-d'oeuvre, et je m'y connais, j'en lis des tas des bédés.
Bon et puis mourir, hein, si on regarde bien la situation je vois pas ce qui aurait été mieux: Si je vivais éternellement, par exemple, je verrais mes enfants mourir, mes soeurs mourir, mes petits-enfants mourir,... Et si on était tous immortels, on pourrait plus faire d'enfants, sinon yaurait une surpopulation horrible et invivable. Et moi, entre être immortel et pas faire d'enfants et mourir un jour mais faire un ou des enfants, je crois que je préfère être mortel. Après je sais pas ce que c'est avoir des enfants, je me rends ptet pas compte, j'en sais rien. Et puis ça se trouve j'aurais jamais d'enfants. Ça me ferait chier. Et puis ça se trouve je dis ça parce que justement chuis mortel, alors j'essaie de me persuader que c'est bien comme ça.




Publié par boiseime à 21:51:27 dans textes | Commentaires (0) |

m'en fous. | 08 mars 2006

Je pense que, quoi que je puisse mettre, je n'arriverais pas à écrire quelquechose d'utile. Dans ce cas-là, pourquoi est-ce que je commence à écrire un truc pour mon blog alors que je suis persuadé que cela aboutira à quelquechose qui aura un intêret très relatif? Eh bien, sincèrement, si tout ce que l'on faisait devait avoir un sens... Eh ben ce serait pas drôle. Et si je faisais un article spécial musique où je vous renvoie à des liens sur radioblog? Non, j'ai pas envie. Je préfèrerais les mettre en ligne sur mon blog, ce serait plus marrant, mais je sais pas mettre de la musique. On m'a déjà renvoyé sur des sites explicatifs (je remercie ici Blackscarf) mais j'y comprends rien du tout. En plus sur radio blog ya pas tout tout ce que je veux. Par exemple, je n'y trouve pas la chanson "Déguisé en pas moi" de Dionysos, ni "Mojo Pin" de Jeff Buckley, ni plein d'autres. Mais ce que je dis n'a aucun intêret. Alors pourquoi le mettre? Peut-être que c'est à cause de la photo. Il y a plein de photos que je trouve assez... On va dire "bien", pour que je veuille les mettre sur mon blog, mais je n'ai pas envie de les mettre toutes seules, je veux les accompagner d'un texte. Peut-être que c'est idiot? Probablement. Ça me fait bizarre de penser que des gens vont lire ces lignes. J'y raconte tellement rien d'intéressant. Vraiment, ce soir j'ai rien d'intéressant du tout à écrire. Je parle dans le vide. Je n'ai même aucun sac à vider, ce soir. Aucune inspiration, aucune colère, rien du tout à exprimer et encore moins à mettre sur ce blog. Pourtant j'ai quand même envie d'écrire. C'est drôle. Enfin non, ça n'a rien de vraiment drôle, mais bon. Pour moi "drôle" n'a pas que la définition "hilarant" et tout ça, mais bon. Quand je n'avais pas ce blog, ce que j'écrivais pour rien, comme ça, je l'écrivais et puis c'est tout, comme c'était pas intéressant je le lisait à personne. D'aileurs même maintenant en fait. Mais exceptionelement (j'avais jamais remarqué que c'était un aussi long mot! Ya un ou deux "n"?), j'ai envie de publier un truc sans intérêt. Comme ça.

Sinon la photo  c'est moi quand j'avais les cheveux courts, elle est floue et j'ai une gueule de taré mais j'aime bien cette photo comme elle est. Elle me fait penser un peu à la couverture de l'album de mickey 3d, "tu vas pas mourir de rire". Excellent album à mon opinion, selon moi. Si j'ai déjà mis "à mon opinion", pourquoi rajouter "selon moi"? C'est idiot! Bon, je vais arrêter de dire des trucs vraiment pas intéressant du tout et je vais m'arrêter là hein, et je vous promets je recommencerais pas à mettre comme ça un texte aussi inintéressant.

Publié par boiseime à 21:32:17 dans textes | Commentaires (0) |

petit texte | 03 mars 2006


C'est la récréation. Je sors dans la cour, pour m'aérer, respirer. Je marche lentement, parce que vers nulle part. Il pleut. Je m'approche d'une flaque d'eau. La flaque reflète un arbre. Les gouttes qui tombent tracent des ondes. Dommage que je n'ai rien pour prendre des photos. C'est très beau. J'essaie de ne pas trop penser, pour juste regarder ça, pour en profiter. Je me sens bien. Je lève la tête et voit l'arbre au dessus de la flaque. Il est grand. Il a un petit tronc par rapport à ses branches, si longues. Je suis des yeux l'arbre, puis une de ses branches, puis une de ses branches... Quand j'atteinds le bout, je regarde une autre branche qui je suis à son tour. C'est impressionant. Beau. J'aime pas sortir des phrases à la con, mis quand même: Le monde est très laid, vraiment très laid, mais quand on est sensible et qu'on sait regarder autour de nous, on peut voir que le monde est quand même rempli de beauté.
Il y a du vent. Le vent déplace l'arbre, ses branches... On dirait qu'il danse. Cette multitude de branches, qui bougent, lentement,... C'est très beau. Je ne m'ennuie vraiment pas. La seule chose qui m'ennuie c'est qu'il puisse y avoir des gens pour me regarder d'un oeil qui ne comprend pas qu'on puisse rester tout seul comme ça comme un sans-ami. Mais bon. 

Une autre fois je m'asseois sur un banc, je penche ma tête en arrière et je regarde le ciel. Je vois aussi un arbre, au coin de ce que je vois. Les nuages passent, le ciel est bleu... Je pense au cosmos qui se cache derrière ce bleu. Je pense à la Terre qui doit être si minuscule par rapport à une galaxie...
Je pense à moi, si j'étais dans l'espace... Le vide intersidéral... L'absence de pesanteur... Le vide, le néant, jusqu'à l'infini... Cet infini... Le cosmos c'est flippant quand même... Je suis tellement rien du tout... Si demain une météroïde explosait la planète et qu'on crevait tous, mon dieu ça me ferait chier, l'univers serait complètement identique. Il y aurait juste un petit atome tout à fait négligeable qui ne serait plus... L'univers serait pareil... C'est flippant, qund même... J'aime pas penser au cosmos... 
 
Je suis au même endroit, sur le même banc, une autre fois. On ne voit aucun ciel bleu. Mais on voit une vraie couche de nuages, c'est très beau. J'essaie de ne pas trop penser pour profiter du spectacle.

Je suis sur le chemin qui me mène vers ma maison, les nuages sont particulièrement magnifiques, il y en a de toutes les couleurs et de toutes les formes. Mon sac à beau peser lourd, je m'arrête un instant, et à haute voix je dis "wwwouaaa" mais j'entends quelqu'un qui marche derrière moi alors je me remets à marcher. Et il y a des oiseaux qui volent en groupe, Ils dansent vraiment, une vraie chorégraphie aérienne, c'est magnifique, et avec les beaux nuages derrière c'est encore plus beau.

Un de mes problèmes, c'est que je ne me promène pas avec mon appareil photo, et chaque jour je rate des magnifiques photographies...

En rentrant chez moi, je croise une dame avec sa fille ou petite fille, elle discute avec elle et je croise son regard et je reprends mon chemin. Cette dame ne me connait pas du tout et elle m'a juste vu. Je ne suis rien pour elle. Je l'ai juste vue. Elle n'est rien pour moi. Est-ce que c'est quelqu'un qui m'aurait interessé si je l'avait connu? Quelle vie a-t-elle menée? Je me rappelle qu'il ya quelques années, je me disais que j'aurais aimé avoir le pouvoir de voir la vie des gens que je croise. Savoir qui ils sont. Pour eux d'ailleurs, je n'étais moi-même rien qu'un passant. Y en a-t-il seulement un qui se soit posé la question de quel genre d'individu j'étais? Si je les aurais intéressés s'ils m'avaient connu? Qui se soit demandé quelle petite vie j'ai bien pu menée? Qui se soit lancé dans un délire, à se demander si mes parents étaient séparés ou non, si j'avais déjà déménager, et qui de fil en aiguille m'aurait inventé une histoire? Si celui-là existe, quelle histoire m'a-t-il donné?



Publié par boiseime à 22:29:41 dans textes | Commentaires (2) |

Ka pouh | 24 février 2006


C'est marrant de si dire qu'un arbre est aussi vivant que nous. Moi je pense, ressent, voit, touche, sent...

Au lieu qu'un arbre non. Il ne voit pas, ne pense pas, ne ressent pas d'émotions...
Lorsque je touche un arbre, je sens que je le touche, et je le vois. Lui non, il n'a pas de nerfs pour sentir et n'a pas d'yeux pour voir. Et pourtant l'arbre est vivant. Vivant. C'est drôle. Vivre, c'est pas forcément vivre comme on l'entend. Marrant. Un arbre pousse, fait pousser ses racines aussi, qui vont toujours plus loin dans la terre, contournent les pierres ou s'y accrochent... Tandis que le tronc grandit, grossit, que les branches poussent, ainsi que les feuilles, qui bourgeonnent, éclosent, meurent, tombent, bourgeonnent... En équilibre avec les saisons. Marrant. Mais du coup c'est d'autant plus interessant parce que l'arbre est un être collectif et individuel. Collectif parce que ses feuilles, individuel parce que UN arbre. Remarque, nous on a plein de cellules donc on peut dire que c'est pareil mais je crois pas. J'avais lu un article sur le sujet et le spécialiste parlait vraiment d'être collectif. Et puis c'est drôle aussi, parce que dans l'article il parlait de choses comme lorsque des bêtes mangent les feuilles des arbres, eh bien les feuilles de certains arbres deviennent aussitôt immangeables, et transmettent un produit chimique grâce au vent aux autre arbres du coin et toutes les feuilles deviennent immangeables. Comme quoi, l'arbre est un animal comme les autres (Bon d'accord j'éxagère, surtout que ya pas que les arbres qui ont un bon système de défense chez les végétaux). Nous, les humains, n'avont pas, de notre côté, cette vie végétale. Les arbres ne voient pas, ne ressentent pas de sentiments, mais nous on a pas des racines et plein de feuilles, on a pas ce cycle des saisons en nous, cette renaissance de tous les ans, tel un phénix. L'arbre est un phénix végétal. Et puis un arbre, c'est beau quand même...




Publié par boiseime à 15:35:43 dans textes | Commentaires (3) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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