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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

Hans | 03 avril 2006

Hans est un goinfre. C'est terrible, il n'arrête pas de manger! Il ne se passe pas cinq minutes sans qu'il ouvre le frigo! Et avec ça, il est maigre come un clou... Quelle chance!

Hans est le correspondant de mon frère, il est allemand et apprend le français. Il est gentil mais il est lourd. Et puis je ne comprends rien à ce qu'il me raconte. Mon frère et Hans ont seize ans. J'en ai quatorze. Il est là depuis deux jours. Il est un peu bizarre. Il est toujours dans son coin, dans sa chambre d'ami. Peut-être que l'Allemagne lui manque. Moi j'aimerais bien partir à l'étranger. Aller ailleurs... J'irai en Australie! Ou alors au Japon... Non, en Italie! Ce n'est pas très loin, mais ça a l'air bien.

Je crois que Hans écrit, quand il est dans sa chambre. Une fois j'ai toqué à sa porte et il écrivait. Il m'a dit dans un français approximatif qu'il écrivait beaucoup, mais c'était de l'allemand. Hans a une très belle écriture. Moi, j'écris mal. Hans a une petite barbe qui commence, mais il se rase la tête. J'essaie de me l'imaginer avec des cheveux longs, mais ça fait bizarre. Hans et mon frère bavardent beaucoup ensemble, enfin ils essaient. Des fois en français, des fois en Allemand. Je ne comprends rien à l'allemand. Moi, j'apprends l'espagnol. Et puis l'anglais, bien sûr. Hans a de grands yeux un peu globuleux, c'est joli. Et ils sont bleus. Une fois, je l'ai surpris dans le salon, je crois qu'il pleurait, parce qu'il avait les yeux humides. Je ne sais pas pourquoi il pleurait.

Hans va rester deux semaines en France. Après, je ne le reverrai probablement plus jamais. Mon frère, par contre, va probablement faire un petit séjour là-bas, en séjournant chez lui.

 

Toute cette fiction que j'écris est nulle, mais ça m'occupe. Et puis je ne veux pas publier de photos toutes seules, je veux les accompagner de textes, alors j'ai accompagné cette photo de moi faisant une espèce de grimace de ce début d'histoire. Ce n'est donc pas un bout de ma vie, mais de la fiction où le narrateur est au "je".

 

Publié par boiseime à 22:17:17 dans textes | Commentaires (2) |

L'amour me rend malheureux… | 01 avril 2006

Aujourd'hui c'est le premier Avril, et c'est le jour que j'ai choisi pour passer ma soirée à déprimer. Je hais les 14 février.
Je veux l'amour. L'amour me fait chier par son inaccessibilité. L'amour est un con. L'amour me rend malheureux. Je suis malheureux amoureux, je suis malheureux quand je ne suis pas amoureux. Quand je vois un couple s'embrassant j'ai une boule dans la gorge. Mais tout cela ne vous concerne peut-être pas… Il n'y a pas de "peut-être" qui tienne, d'ailleurs… Mais je fais ce que je veux. Je suis quelqu'un de satisfait, et j'ai trouve que j'ai vraiment de la chance, et vraiment, je ne manque de rien, excepté ça (l'amour, donc). Je me sens mal dès que j'y pense. Et bien sûr, je ne tiens pas à sortir avec les filles  qui ne me plaisent pas. Mais les filles qui me plaisent ne doivent pas savoir qu'elles me plaisent. J'ai une tendance naturelle à tisser des liens amicaux, et toujours amicaux, avec les filles. Ce qui est très bien. Mais du coup je suis malheureux. Bon, il y a bien des filles où il est fort possible que j'ai une touche, mais soit moi j'ai pas envie avec elle, soit je la connais trop peu et n'arrive pas à aller plus loin ("salut, ça va?! Ça faisait longtemps!" moi: Je souris et hoche la tête. Chuis vachement entreprenant).
Désolé de vous étaler tout ça, ça vous concerne pas, mais vraiment, il fallait que je le dise. Ça se reproduira plus.
 
Je suis un con. Dieu me pardonne. En plus, je n'aime pas le terme "avoir une touche". Comme si l'amour était un sport!
 
S'il y a bien quelquechose qui peu rendre tour à tour malheureux ou heureux, c'est bien l'amour. Connard. Profiteur.
 
PS: Désolé, encore une fois, pour ce texte sans interêt, mais vraiment, fallait que ça sorte.

Publié par boiseime à 20:40:59 dans textes | Commentaires (5) |

Comment tu t'appelles? | 28 mars 2006

Ce qui est marrant avec la mort, c'est qu'on arrête d'être soi-même. C'est-à-dire que vivre, c'est être quelqu'un,  un être fini et temporaire. Lorsque l'on meure, on est plus rien, donc on devient infini, en fait. Mais ptêt que je devrais arrêter de raconter des conneries.
Mais vivre n'empêche, c'est quand même adopter un point de vue. C'est à dire que d'abord on est rien, et après on est un point. Bien sûr le point peut se déplacer pour adopter d'autres points de vue, mais il reste un point. Évidemment, la vie c'est pas que ça parce que la vie c'est TOUT, mais bon, de toutes façons la vie est un grand éléphant, mais il est vrai que TOUT est un gros éléphant puisque TOUT est vu à partir d'un point, et puis de toutes façons puisque TOUT c'est la vie...
Qu'est-ce que c'est que cette histoire d'éléphant? ALors c'est un conte de je ne sais plus quelle origine et que j'aime beaucoup et qui m'a fait réaliser que la vie était un gros éléphant. Je vous raconte: Un éléphant arrive à Bagdad, on le met dans une étable. La population de Bagdad n'a jamais vu d'éléphant et ne sait même pas à quoi cela ressemble, ni même ce que c'est, et les plus curieux et aventureux vont aller dans l'étable pour voir le fameux éléphant. Seulement, il n'y a aucune lumière dans l'étable, et ils vont donc toucher la chose pour se rendre compte de ce que c'est. L'un va toucher sa patte et en déduit que l'éléphant est une sorte de grosse colonne. Un autre touche une défense et dit que non, l'éléphant est en fait une espèce de corne. Un autre touche l'oreille et pense qu'ils ont tous les deux faux, et que l'éléphant est un grand éventail.
Et ainsi, ils ont tous une vision différente de l'éléphant, selon le point de vue qu'ils ont de la situation. Eh bien, c'est la même chose pour tout. Tout est un gros éléphant. Tout dépend toujours du point de vue de la situation. Mais il est probable que je ne vous apprend rien. Mais peut-être que certains si?
Ainsi, l'opinion publique dépend des informations données par les médias. Selon ce qu'on voit, ce qu'on sait, on peut être
un type bien ou un connard. C'est pour ça que l'ignorance est quelquechose de terrible et de dangereux et que le prochain qui me dit que la curiosité est un vilain défaut sera traité de con, au moins mentalement.

Publié par boiseime à 19:47:03 dans textes | Commentaires (1) |

Les nuages c'est délicieux quand on est allongé sur une pelouse | 27 mars 2006

Tiens bah ça a changé! Les images sont en bas, maintenant… Moi je préférais en haut, mais bon.
Ça fait un bail que j'ai plus de commentaires. C'est Black Scarf, si j'ai bien compris elle a plus d'ordi temporairement ou un truc comme ça, et c'est bien dommage car c'est ma plus grande commentatrice. Depuis qu'elle a plus d'ordi, plus de commentaires. Vivement qu'elle revienne…
Bon je vais arrêter de parler de ça.

Aujourd'hui je me suis allongé dans l'herbe et j'ai regardé les nuages. Il y avait du vent qui me secouait les cheveux. C'était bon. Il y avait du soleil alors je me couvrais le visage avec la main, pour ne pas être trop aveuglé. La distance entre moi et le ciel paraît infinie. Mais je reste scotché au sol, aucune chute libre vers l'espace cosmique n'est possible.
Les nuages se mouvent lentement. On dirait des gros noeuds blancs, illuminés par le soleil, dont certains sont juste des petits fils qui se démêlent lentement pour ne plus être plus que des fibres dilatées de l'amas. Ils n'arrêtent pas de bouger, mais si lentement… Le vent continue de souffler, mes cheveux s'allongeant sur mon visage. Les nuages forment un espèce d'homme qui danse; puis le nuage se dilate, se sépare, comme du coton, en fait. Oui, c'est pas tellement comme des fils, mais plutôt comme du coton. Imaginez vous prendre un morceau de coton. Pour cela, le morceau s'arrache du reste. Vous voyez comment ça fait? Eh bien les nuages font la même chose, mais très lentement, et tout seuls…
C'est de la barbe-à-papa mais en blanc. Coton, fibres, barbes-à-papa… Les nuages peuvent se comparer à beaucoup de choses. Je disais donc que quelques nuages s'emmêlèrent un instant pour former cette espèce d'homme qui dansait. J'ai eu envie de dessiner cet espèce de danseur que je m'imaginais mais je ne l'ai pas fait. Les nuages se sont démêlés.

Une autre fois, j'ai fait la même chose et il me semble qu'il y avait là aussi beaucoup de vent, mais cette fois-là il ne faisait pas très beau je crois. J'ai regardé les oiseaux devenir des points, les avions décoller puis disparaître  en franchissant  à ma vue le bâtiment du lycée. C'était très agréable, là aussi. J'en profitais parce que c'était un instant tout éphèmère qui disparaîtrait un tout petit peu plus tard. Je me dis que c'était tant mieux, sinon je m'en serais lassé. C'est pour ça que tout ce qui commence finit. Enfin c'est au moins une des raisons. Si tout ce qui commençait devair durer longtemps, voir éternellement, alors on se lasserait. La vie c'est pareille. Je pense que la mort est faite pour mettre en valeur la vie. Mais juste, ça marche pas toujours très bien…

Je finis par me remettre debout et partis au C.D.I pour lire Une prière pour Owen de John Irving, mais une connaissance s'est mise à ma table et je n'ai pas pu lire. 

Publié par boiseime à 18:35:53 dans textes | Commentaires (2) |

Et le roi offrit son coeur à la vieille sorcière. | 11 mars 2006


Je file comme une étoile qui passe dans le ciel et grâce à laquelle on peut faire un voeu. Je suis né en 1990 et je ne sais pas quand je mourrais, mais je sais que je ne connaitrais jamais ni Voltaire ni  même Georges Brassens, et que je ne connaitrais aucune des presonnes qui vivront au 23ème siècle. Si 23ème siècle il y a. Qui sait ce qui peut arriver à l'humanité d'ici-là? Qui sait si y va pas y avoir un astéroïde qui va tous nous écrabouiller alors que mes enfants auront à peine commencé leur adolescence?
C'est flippant, quand même. Mais ce n'est pas le sujet. Quoique qu'il n'y a pas vraiment de sujet, je dis ce que je veux. C'est mon blog. Mais quand même. Je disais que je ne rencontrerai jamais aucun individu ayant vécu il y a deux cents ans, ni qui vivra dans deux cents ans. Nous-mêmes, tous, toute l'humanité, nous ne vivront plus dans deux cents ans. Ce sera une nouvelle humanité. Comme si l'humanité était un animal muant régulièrement. En fait, nous sommes une humanité qui se passe le relai. Le point commun que je partage avec la population de la Terre entière, celle d'aujourd'hui, c'est que nous partageons tous ce début de 21ème siècle. Je suis comtemporain à tout le monde. Enfin, à tous les humains vivants. En fait, l'humanité est potentiellement immortelle. C'est l'individu qui meurt forcément, mais pas le collectif. On peut tous propager la vie, sauf si on est stériles. Il suffit juste d'assouvir nos pulsions animales, à deux, un homme et une femme, sans utiliser de contraception. Et il faut que l'individu femelle soit en période d'ovulation. Après, c'est parti pour le tourbillon de la vie.
On naît,  on vit plus au moins, on meurt. Mais tout ce qui peut se passer entre la naissance et la mort, c'est fabuleux. Le simple fait que la vie existe, c'est fabuleux. C'est tellement rare, si on regarde autour de nous. Dans le cosmos, je veux dire. On a une chance inouïe... Et moi j'ai peur de mourir. Je vis, et moi j'ai peur de mourir. Au lieu que c'est bien que je puisse mourir, ça veut dire que je suis vivant! Après, je dis ça mais bon, ma peur de la mort me handicape pas vraiment, j'y pense pas comme si je pouvais mourir demain en fait. J'y pense comme si j'allais mourir vieux. Pourtant c'est pas sûr que je meure vieux. Mais j'espère, quand même. Jsuis pas fait pour mourir jeune. J'ai envie d'avoir la vie devant moi.
Aujourd'hui, j'ai lu une bande dessinée vraiment géniale, ça s'appelle "Le roi cassé",l'auteur s'appelle
Dumontheuil, mais je vous en parle pas au cas où ce serait vous donner faim sans que vous puissiez vous rassasiez. Quel rapport avec ce que je dis? Pas grand-chose, mais j'ai trouvé ça tellement génial, il fallait que j'en parle. J'ai crois que c'était aux éditions Casterman, si ça peut vous aider. J'en suis même sûr, en fait, c'est pas "je crois".
Oh et puis si je vais vous en parler! Oh et puis non... Z'avez qu'à faire une recherche google si ça vous intéresse. Mais sachez que c'est un chef-d'oeuvre, et je m'y connais, j'en lis des tas des bédés.
Bon et puis mourir, hein, si on regarde bien la situation je vois pas ce qui aurait été mieux: Si je vivais éternellement, par exemple, je verrais mes enfants mourir, mes soeurs mourir, mes petits-enfants mourir,... Et si on était tous immortels, on pourrait plus faire d'enfants, sinon yaurait une surpopulation horrible et invivable. Et moi, entre être immortel et pas faire d'enfants et mourir un jour mais faire un ou des enfants, je crois que je préfère être mortel. Après je sais pas ce que c'est avoir des enfants, je me rends ptet pas compte, j'en sais rien. Et puis ça se trouve j'aurais jamais d'enfants. Ça me ferait chier. Et puis ça se trouve je dis ça parce que justement chuis mortel, alors j'essaie de me persuader que c'est bien comme ça.




Publié par boiseime à 21:51:27 dans textes | Commentaires (0) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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