• "Bon… Ben voilà… Jsuis crevé, et jvais sûrement me coucher alors que j'ai rien foutu de la journée et que je pars demain…"

    Le milk-shake à qui je me confesse m'ignore.

    "Hey! Je te parle !"

    "Ton blog c'est pas un milk-shake vivant… C'est une CHAISE vivante…"

    "Ben oui mais bon ça fait trois semaines que je lui ai pas parlé à ma chaise, alors tu comprends, jpréfère parler à un milk-shake… Et puis c'est doux un milk-shake…", jlui dis.

    "Ah ça c'est pas un argument, ya des chaises super douces pour les fessiers ! Pas toutes, mais yen a. Nan mais de toutes façons, qu'est-ce que tu veux que je te dise ?… Je t'écoute, mais pourquoi je te répondrai ?… Jveux dire, t'es un glandeur, un glandeur qui part à Dijon demain et qui a encore tout à préparer pour son concours très important, oui c'est grave, mais voilà, qu'est-ce que tu veux que je te dise ?… "Florian c'est mal" ?… T'as besoin de ça ?…"

    "Je sais pas…" je réponds au milk-shake. Je rajoute : "les chicous-chicous, c'est quand même vraiment trop de la bombe. J'admire trop cette bande dessinée".

    Je fais une pause et je continue : " Ils sont tranquilles, entre potes. Ils sortent ensemble, glandouillent. On les voit bosser assez rarement."

    Je réfléchis. "En fait, j'aimerai bien être un chicou-chicou."

    Le milk-shake est redevenu un milk-shake silencieux. Moi, jrajoute encore :

    "j'ai quatre pages à écrire d'ici demain quatre heures de l'aprèm. Plus mon exposé pour présenter mon travail à taper. Et faut toujours que j'arrange mon dossier. Que je réécrive les indications. Que je refasse les titres. Ça, encore, ça prendra pas tellement de temps… Je sais pas pourquoi j'ai autant la flemme. Putain, je pars demain et il me reste encore tout à faire."

    Je regarde le milk-shake qui dit rien.

    "Je suis pas raisonnable. Des fois j'en ai marre de pas être raisonnable. Ça se trouve je suis en train de rater ma vie à cause de ça."

    Je reste silencieux puis je balance encore une dernière réplique avec une désolation fascinée :

    "putain… J'ai pas bossé de la journée… C'est dingue…" 


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  • Cet après-midi je suis passé à Boulinier. Vous savez, à Saint-michel. Pas loin de Gibert. 

    Je voulais y passer assez vite, pour me rendre après à Beaubourg. Eh bien, je ne suis pas allé à Beaubourg. Je ne pensais pas que le rayon bédé de Boulinier allait être aussi prenant. Il est beaucoup plus riche qu'à Gibert. 

    Je me suis oublié, dans ce rayon bd (mais c'est un étage, en fait). J'ai disséqué chaque recoin de la pièce.

    Venons-en au fait. J'ai acheté un livre à propos d'Edmond Baudoin, et j'ai feuilleté "Le pavé de Paris", d'Emmanuel Guibert. Je ne l'ai pas acheté car il coûtait une trentaine d'euros. Mais j'ai dû admirer chaque page.

    On se sent limité, quand on regarde un livre pareil. 

    (Pour vous expliquer, c'est un livre contenant textes et croquis. Des croquis d'observations. En fait, c'est pas une bande dessinée.) 

    On sent l'amour sans conditions pour le dessin.

    Et c'est pour ça qu'Emmanuel Guibert doit être un des meilleurs dessinateurs du monde. Parce qu'il aime le dessin comme nul autre.

    Quand je parle de dessin, je parle du réel. Du dessin du réel. Du dessin de ce que l'on voit.

    Le dessin est beau lorsqu'il est une sorte de gage de remerciement pour ce qui est vu.

    Quelque-chose est tellement beau qu'il faut absolument le dessiner.

    Le dessin d'invention n'est pas vide d'intérêt, mais tout doit partir du réel.

    Et je pense que le talent naît de l'amour. Je pense qu'Emmanuel Guibert a ce talent dingue parce qu'il aime. Il aime dessiner ce qu'il voit comme on pourrait aimer toucher un corps.

    Il y a un croquis dingue avec de la vaisselle laissée dans un égouttoir, à côté donc de l'évier. Sous une fenêtre. Parmi la vaisselle, une casserole. Je n'ai jamais vu un dessin de casserole à la fois aussi beau et simple. Il a dû faire ça au lavis, il y a des jeux de lumière et de masses incroyables. J'ai dû passer des minutes entières devant ce croquis. J'étais en admiration totale et je ne souhaitais pas tourner la page.

    Plus loin, il y a des chaussures devant un lit, et devant les chaussures deux traces de lumière, soient celle des carreaux d'une fenêtre.

    Moi aussi, j'aime ce genre d'images. Moi aussi j'aurais trouvé ça beau et je me serai figé devant ce spectacle. Mais je n'aurais pas sorti mon carnet de croquis, j'aurais sorti mon appareil photographique. 

    Il y a différentes façons d'aimer voir et d'éprouver son amour pour ce qui nous est permis de voir. Plusieurs manières de retenir l'instant. Notamment le dessin et la photo.
    Devant certaines situations, ma première envie est de sortir mon carnet de croquis. Devant d'autre, j'aimerai saisir mon appareil photographique.

    Emmanuel Guibert fait des croquis de situations que j'aurais pris en photo.

    Alors peut-être que je suis moins doué qu'Emmanuel Guibert parce que ma manière d'aimer ce que je vois ne passe pas forcément par le dessin. Peut-être que je n'aime pas le dessin tant que ça. Il y a aimer voir, regarder, et il y a aimer dessiner ça. Et c'est deux choses bien différentes, qui se distinguent. Peut-être que j'aime plus voir que rendre un hommage digne de ce nom à ce qui est vu. Peut-être que j'aime autant la photo que le dessin.

    Je ne serais jamais Emmanuel Guibert et ça m'en fait presque de la peine. Je me sens limité.


    Ce que j'aime lorsque je peins, ce qui m'intéresse, me préoccupe, c'est ça : c'est dessiner par amour, par désir de rendre hommage à une situation visuelle... Et je veux peindre sans tamis, sans pré-mâchage. Je crache à la bouche de la peinture d'après photo, ce que j'aime c'est la relation directe entre la situation perçue, l'oeil, et la main.

    Et, vous savez quoi ?... je me retrouve pourtant à utiliser des photos... Qui pourtant se suffisent à elles-même. Alors, qu'est-ce que je cherche à faire ?...

    Mon prof me pousse à être attentif à mes photographies, à l'articulation qu'il pourrait y avoir entre ma peinture et mes photos. Il veut que mes photos m'aident à avancer. Alors je me retrouve à utiliser des photos pour peindre.

    Parce que la photographie c'est un composition, une organisation, et patati et patata.

    J'aimerai faire des dessins d'observation égales à mes photographies. Je veux dire : je veux pas des dessins super réalistes, simplement, des dessins qui dans la composition et l'organisation des éléments, serait aussi intéressant que ce que j'aurais fait avec mon appareil photographique...

    À l'atelier, je peins sur un mur. Sur du format d'un mètre cinquante fois un mètre cinquante. Je ne peux pas peindre simplement ce que je vois. Je l'ai fait plusieurs fois, avec un miroir et ma tête. Mais ça ne suffit pas. Je ne peux pourtant pas aller beaucoup plus loin. Je ne peux pas me promener partout avec mon tout mon matos, comme un impressionniste. Je ne peux pas bouger, quoi.

    Alors je m'appuie sur des photos. Et je m'emmerde. Et je peins de la merde. Et ça me fait de la peine.

    Mais jvais trouver une solution. 


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  • Je crois qu'après cette note je vais, enfin, m'activer.

    Mais d'abord j'ai un peu envie d'écrire. Je suis à l'atelier, mais comme il est quasiment désert étant donné la quantité de personnes qui travaillent leur dossier pour les Arts-décos de Paris chez eux, cela ne me dérange pas de m'isoler en salle info pour alimenter cette bonne vieille chaise. Voilà.

    Cet après-midi, il n'y a pas eu cours d'anglais. Donc il n'y a pas cours de l'aprèm. Alors j'ai relu l'Arleri d'Edmond Baudoin que je conseille décidément à tout le monde, pour le prêter ensuite à Juliette (appelons-là Juliette A). Lorsque j'ai terminé ma relecture, j'ai passé en revue tout ce que je devais faire. Je pouvais me mettre à construire un deuxième châssis, histoire de continuer sur ma lancée de ce matin. Je pouvais me remettre à peindre. Je pouvais peaufiner mon exposé que je dois faire avec Juliette (pas la A, disons donc que c'est la B), mais qui malheureusement n'est pas là aujourd'hui. J'avais donc le choix entre : la peinture, le châssis, l'exposé. Mais, après avoir nonchalemment lu une bande dessinée, j'ai préféré m'abandonner au repos, le repos de celui qui ne fait rien, dans le cadre d'un atelier tranquille, serein, déserté de ses élèves se consacrant à leur dossier.

    Je me suis presque abandonné au sommeil, sauf que je ne me suis pas vraiment endormi. Je me suis cependant retrouvé dans un état léthargique, où mon corps profondément lourd laissait chacun de ses membres se relâcher, laissant sentir tout leur poids. Mes paupières elles-mêmes me semblaient impossibles à rouvrir. (Charlotte vient de s'introduire dans la salle info. Cela me rappelle combien j'ai besoin d'être seul pour me consacrer à ce blog. Il ne faudra pas qu'elle lise ça. Ah ah.) Où voulais-je en venir, déjà ?... se demandait Florian après le départ de Charlotte. A plusieurs choses. D'abord, que cette flemme, et même cette rédaction de note, posait, quelquepart, problème. En effet, je suis censé avoir produit deux peintures d'ici lundi prochain. En vue de l'expo de la classe. J'en ai à peine commencé une. Et qu'est-ce que je fais ?... Je traîne.

    C'est pareil pour les autres cours, je traîne à fond. Je n'ai pas rendu mon devoir d'histoire au sujet impossible ("Les masses, le massif et les Arts", lecture recommandée de "L'oeuvre d'Art à l'époque de sa reproductibilité technique" de Walter Benjamin... Géniaaaal...), ni mon devoir d'anglais, ni mon devoir de philo. Je n'avance pas sur les livres à lire pour le cours de lettres. Et, même, je n'ai pas commencé à retravailler mon dossier de travaux. J'aimerais y ajouter des photos, des textes. Et j'ai plein de petits détails à remanier. Je sais juste pas comment m'y prendre, par quel bout commencer... C'est juste chiant.

    Et, d'autre part, il y a le sommeil. Ce sommeil qui a voulu me gagner cet après-midi. Ce matin, je suis arrivé un peu en retard en cours, à cause du sommeil. C'est-à-dire que, avant six heures du matin pile, je rêvais, et le rêve que je faisais m'était une réalité. Puis la réalité s'est cassée pour une autre. Pour une réalité s'inscrivant dans l'écoulement du temps jour après jour. Dans la répétitions des événements, et dans la reconnaissance de ce que j'ai en face de moi. Lorsque je me réveille, je reconnais ce que je connais. Ce que je connais bien. Que je vois jour après jour, me réapparaissant tous les matins. Ce qui m'est vraiment réel. Mais j'ai de la peine à sortir si brutalement du rêve. Qui m'était une autre réalité et que je quitte comme si on m'avait abattu d'un coup de feu. Je n'ai pas le temps de me préparer. Je n'ai rien pu dire à personne, pas un seul "au revoir". Ces temps-ci, tous les matins, et pas seulement le matin, lorsque je suis dans les transports en commun et que je suis seul, j'en profite pour dormir, quelques minutes. Je m'endors très très vite, et je me réveille quand je dois sortir. C'est difficile de s'obliger au réveil, on aimerait quasiment rester dans le train. ça me fait penser aux politiciens qui n'ont pas le temps de dormir, et qui sommeillent, pour quelques minutes, dans un trajet d'un point à un autre, conduit par leur chauffeur. Je n'ai pas une vie de politicien. Je dors bien plus qu'eux. Mais je n'aime pas dormir peu. Ce week-end, je n'ai pas fait de grasse matinée.

    Je n'aime pas non plus être pressé par les événements. Les ultimatums, tout ça. Je m'aime pas non plus avoir plein de choses à faire mais avoir la flemme de tout. Mais être obligé. Ce qui me conduit à l'inanition. J'aime tenir mon blog. J'aime dormir. Est-ce que quand je suis sur l'ordinateur je dors d'une certaine manière ?... Je ne sais pas pourquoi je dis ça.

    Cette nuit, je crois que j'avais une petite copine. Mais je ne sais plus très bien, c'est parti maintenant. J'en parlais tout à l'heure aux gens de l'atelier. Je disais qu'au collège je rêvais sans cesse que j'avais une petite copine. Et, tout à l'heure, j'y ai repensé. J'ai listé tous ces rêves. Ainsi au collège j'ai rêvé que je sortais avec Lora. J'ai rêvé que je sortais avec Amandine. J'ai rêvé que je sortais avec Gaëlle. J'ai rêvé, sûrement plusieurs fois, que je sortais avec Anna. Une fois, elle m'a même dit que j'avais des yeux de miel. J'ai rêvé que je sortais avec Sophie. J'ai même rêvé que je sortais avec Audrey, alors qu'elle ne m'a jamais spécialement attiré. Je ne pense pas qu'une de ces personnes citées tombe un jour sur cette note. Mais si ça arrivait, alors je passerais le bonjour. Et j'oublie sûrement des filles.

    Avoir une copine m'était un rêve très récurrent et très agréable. Incroyablement réel. Ça avait un tel goût de réalité que, tout ce que j'ai pu vivre dans ces rêves m'ont semblé comme des expériences véritables... Comme si mes sens avaient vraiment vécu toutes ces choses. A chaque fois, le réveil m'était une douche froide. Je n'avais rien vécu du tout, ce n'était qu'un rêve. Je n'avais toujours pas de copine, toujours rien vécu. Aujourd'hui, je ne fais plus trop ce genre de rêves. Clairement moins souvent.

    Bon. Il faut que je me bouge. Je vais aller construire ce foutu deuxième châssis. Ou alors travailler l'exposé. Ou peindre. J'espère que j'arriverai à m'y mettre, à faire un de ces trucs. Je rajouterais un photo à l'article ce soir, quand je serais chez moi. Salut à vous

    p-s : j'aérerai aussi mon texte. Cet ordinateur ne tient pas compte de mes allers à la ligne. Pourvu que vous ne lisiez pas cette note en l'état actuel...


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  • C'est l'histoire d'une spirale. Ou, si vous voulez, d'une horloge.

    Une horloge où chaque parcelle du périmètre du cercle qu'est l'horloge (oui, il faut suivre) est signée d'une façon iconique. À telle heure, tel signe. À six heures, l'horloge porte un petit signe de lit. À six heures et quart, il y a encore un dessin de lit : il s'agit du véritable lever. Etc. Autour de six heures du soir, il y a le petit dessin avec un ordinateur et un petit goûter.

    Bien sûr, comme il s'agit à la fois des heures du matin et de l'après-midi, il peut y avoir plusieurs signes les uns à côté des autres. Pour six heures, il y aura : le lit, et, s'en distinguant, l'ordinateur et le goûter.

    Maintenant, associons à cette horloge "signée" un individu : nous appellerons l'ensemble "une vie réglée comme une horloge".

    Il me semble aisé et effrayant de tomber dedans. Je devrais éviter de parler de tout ça, car j'ai déjà fait un article auparavant sur la routine : mais, que voulez-vous, c'est une des choses qui me préoccupe en ce moment !...

    Car comme je le disais dans ce précédent article, la vie n'est pas une succession d'événements mais bien une succession de répétitions.

    La routine, c'est l'horloge du début de l'article. C'est lorsque, au début de la journée, tu sais exactement ce que tu pourras en dire le soir. Heureusement, la "journée-type", au fond, n'existe pas. C'est ce qui fait que chaque soir, je peux écrire quelque-chose dans mon journal intime. J'y rapporte ce qui ne m'est pas déjà arrivé la veille et l'avant-veille. J'ai ainsi, tous les soirs, entre une et deux pages d'événements et/ou de réflexions, qui ne m'étaient pas arrivées tous les jours précédents. Je rapporte, peut-être ce que je pouvais prévoir, mais ce non d'une façon exacte. Je rapporte les événements presque extraordinaires...

     Cela ne m'empêche pas de me sentir englué dans une putain de spirale qui me fait répéter les même gestes jour après jour : j'ai l'impression d'être noyé dans des sables mouvants, qui m'empêchent de réaliser ce qui ne se rapporte pas à la routine.

     C'est vrai. J'ai une immense difficulté à exécuter des actions "extraordinaires" : elles ne sont pas dans ma spirale, elles ne sont pas dans mes sables mouvants, elles me sont inaccessibles.

    Ça va sans doute vous paraître exagéré, et il m'est pourtant véritablement difficile de me mettre à (ré)écrire mon texte pour l'atelier d'écriture, à commencer mes devoirs d'anglais, de philosophie et d'histoire, à avancer dans l'exécution de mon projet de bande dessinée, et ainsi de suite.

    Moi, faire quelque-chose que je n'ai pas déjà faite hier, que je ne recommencerai pas demain ?... Jamais !...

    Peut-être que j'exagère la situation, mais il y a de toutes façons un fond de vérité. Peut-être que si je m'enfonce dans cette spirale, c'est avant-tout à cause du poil dans la main que je ne parviens pas à arracher... C'est sans doute aussi parce que, une fois que je rentre chez moi le soir, je souhaite me reposer simplement sans me préoccuper des "choses à faire".

     De là à m'embourber dans cette situation...

     Sans compter que... Non, attendez. Je m'adresse là à mes lecteurs les plus anciens et assidus : vous souvenez vous de la goutte de vin dans le verre d'eau ? Eh bien voilà, le verre d'eau, c'est ça, c'est cette répétition, c'est les actions absolument fades que je répète jour après jour, tout ce que je ne retiens pas dans mon journal intime, tout ce que je ne retiendrai pas dans ma mémoire le jour du bilan "pré"-mortem. 

    Soit, la grande majorité de ce à quoi je passe ma vie. La grande majorité de mon temps.

    Et, ça, c'est effrayant.

    (mais, attention : le texte pour l'atelier d'écriture, les devoirs pour mes cours, voire même la mise en couleur numérique et laborieuse de la deuxième planche de mon projet bédé, ont certes un caractère extraordinaire, mais ne rentrent pas non plus dans ce qui rend la vie plus belle...) 

     

     p-s : vous remarquerez mon effort en ce moment pour rédiger des notes sur mon blog... Le problème, c'est que j'attends l'impulsion, la véritable envie. Mais je sais pas pourquoi, en ce moment ça vient pas... Enfin, ce soir j'ai fait un effort.

    p-s 2 : le truc, c'est que mon blog ne fait pas (plus ?) partie de cette routine, de cette répétition du jour après jour, et peut-être bien que les notes de ce blog font partie de ces choses si difficiles à éxécuter puisque n'existant pas dans l'horloge iconique citée en début d'article... 



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  • Très convaincu, il dit : "je vais me coucher." 

    Et il ne se couche pas. Il est fatigué mais veille.

    Le matin il se dit : "je vais me lever". Moins convaincu peut-être.

    Il ne se lève pas, pas tout de suite, il est encore crevé, somnole, quelques minutes encore...

    Il y a un strip de Calvin et Hobbes autour du même sujet, où Calvin remarque que son horloge biologique doit être réglée au fuseau horaire japonais.

    C'est un peu la même pour moi. Et pour beaucoup de gens, sûrement.

    Le réveil matinal me semble être comme un accouchement difficile. Passer du ventre maternel à l'air libre, c'est horrible. Passer du rêve à la réalité, du repos au réveil d'un corps mou, non disponible, rassis, encore absolument à plat, c'est horrible aussi.

    Il y a un juste un appel total et irrésistible du sommeil. S'en arracher est une mission impossible que l'on accomplit chaque matin.

    C'est une sorte de résurrection, super dure. On est une sorte de zombie faiblard censée se transformer en poisson frais. Un peu bizarre comme comparaison, mais tant pis.

     

    Le soir, c'est l'inverse. Le sommeil est alors à l'opposé un lâcher-prise très difficile. Il faut s'arrêter, se mettre au lit, et ce "il faut" c'est notre corps lui-même qui le proclame, ce sont nos yeux éclatés. Nos baîllements. Mais s'arrêter et accepter la fin d'une journée n'est pas si simple. Même lorsque on glande, lorsque on ne fait rien (malgré les trente-six mille choses à faire...), même là c'est très très dur d'accepter d'arrêter tout à fait, de se dire : "c'est la fin". C'est une journée qui meurt en fait, et même la mort d'une journée est difficile à accepter. Alors on ne se couche pas, pas encore. Encore quelques minutes...

    Le lendemain matin, le cercle vicieux continue, jusqu'au jour où l'on se permet une grasse matinée. Il s'agit alors d'un délice absolu... Mais je vais arrêter cette note ici.

    Bonsoir. 


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