Publié par boiseime à 19:00:03 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (0) | Permaliens
Note : j'ai écrit ce texte hier, dans l'avant-soirée. Internet ne fonctionnant plus, c'est aujourd'hui que je le publie. À l'heure qu'il est, il pleut dehors, j'adore ça. J'ai pris quelques photos. Bon, évidemment, quand je regarde un film sur Canal Satellite, qu'il commence à pleuvoir et que la télé pète un câble et que je peux plus regarder mon film à cause de la pluie, c'est moins drôle. Mais la pluie, c'est magique, quand même. Bon, allez, la note d'hier maintenant :
La question est : pourquoi écrire si l'on n'a rien à écrire?
Je pourrais publier un dessin, au lieu d'écrire de la merde, si je veux vraiment gratter sur ce blog. Pourquoi je gratte sur ce blog? D'abord parce que j'aime ça, même si je n'ai rien à écrire. Ensuite, parce que je m'ennuie un tout petit peu. C'est stupide, parce que j'ai dix mille choses à faire. Une bédé à attaquer dès que je veux, un harry potter tome 7 en anglais à bouquiner, mais que je veux pas lire trop vite, des contes de Charles Perrault pour ma terminale, un Jacques Le fataliste pour ma term aussi, et d'autres bouquins comme La maison des feuilles, par exemple, que j'ai énormément envie de lire, mais que je m'empêche d'en faire ainsi parce qu'il faut que je lise mes contes de Perrault. Je pourrais aussi travailler ma nouvelle, mais là, maintenant que je me suis rendu compte que c'était merdique et qu'il fallait que je construise mon récit sur une base, j'essaie de fabriquer ces bases, mais ça aussi, là, j'ai la flemme de le faire. Alors voilà, je m'emmerde, et je fais une note sur ce blog. Je ne sais pas comment je faisais, quand j'avais pas de blog. C'est super, d'avoir un blog. Tiens, je devrais consacrer cette note au fait d'avoir un blog.
Mon blog, j'ai sous-titré que c'était un bazar intérieur extériorisé. C'est pas seulement ça, je devrais changer mon sous-titre. C'est aussi et surtout un abri. Une maison. Une cabane. J'ai lu le troisième tome de Lou de Julien Neel il y a quelques mois, et au passage, ça a l'air d'une bédé un peu mièvre mais il n'en est rien, c'est très bien. Donc, dans le tome trois, Lou se réfugie, quand elle a envie d'être seule où quand elle a envie tout court, dans un cimetière d'autobus, un espace où sont stockés des autobus décédés. Là, elle va s'allonger sur un autobus et elle peut y rester des heures. Et, plus tard, je me suis demandé : Et moi, c'est quoi mon cimetière des autobus? C'est vrai ça, est-ce que j'ai déjà eu un lieu fétiche où j'aimais pouvoir m'isoler? Et, à part ma maison ou ma chambre, je me suis dit que nan, j'avais pas vraiment mon équivalent. Et puis en fait si. D'abord, j'ai le sommeil, et ensuite, j'ai mon blog. C'est mes cimetières des autobus. Si je m'ennuie, j'écris une note de merde sur mon blog et ça va mieux. Si ça va pas, j'écris une note sur mon blog et ça va mieux. Si j'ai envie, j'écris une note sur mon blog et ça va mieux. Quand ça me prend, je fais un dessin sur l'ordi et je le publie sur mon blog, et ça va mieux. J'écris une betîse en titre, je prends une photo bizarre, je la publie dans "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", rubrique dédiée aux notes inclassables, et je suis content. Je veux exprimer un truc qui me turlupine, je veux parler d'un truc en général, j'en parle sur mon blog.
C'est amusant, la progression. Au début, j'avais plein de fonds de tiroirs à publier sur mon blog, que je mettais. Et puis après, j'en avais plus. J'allais devoir publier d'aut' machins. Alors mes notes se sont raréfiées. Et je me disais : Merde, ça fait longtemps que j'ai pas fait de note, je devrais ptêt en faire une... Et alors, c'était presque une obligation. Il n'en ai plus rien. Je peux faire des notes de merde, mais je les fais pour le plaisir. J'adore l'atmosphère du dessin à l'ordinateur que je fais avant de la publier ici. J'adore l'atmosphère de la lumière tamisée, de mes doigts foulant le clavier, de mon corps sur la chaise ou le fauteuil à bascule, la musique ou l'absence de musique, et mon cerveau qui tourbillone. Penser de la merde, mon hobby. Je n'aime pas mon blog, quoique, mais bref, ce que j'aime, allai-je dire, c'est faire mon blog. Je n'aime pas mon blog, mais le fait de fabriquer mon blog. C'est une connerie dans le sens où, finalement, j'aime les deux.
À la rigueur, écrire de la merde, jm'en fous, du moment que je me prépare une petite note.
C'est un rituel régulier. Je signe mon temps qui passe. Je déblatère des conneries, et ça m'amuse, ça me fait du bien. Gérer mon blog est presque devenu un besoin. J'ai rien à dire, mais je fais quand même une note. Parce que voilà, c'est mes toilettes où soulager l'urine de mon esprit, c'est mon cimetière des autobus où je passe du temps lorsque j'ai rien d'autre à faire, c'est l'endroit où je me tourne lorsque je n'ai plus nul endroit où me tourner. Heureusement que mon blog est là.
Publié par boiseime à 16:28:10 dans textes | Commentaires (4) | Permaliens
Plus de deux cent photos. Beaucoup que j'aime vraiment, que j'aimerai mettre ici. Il faudra des dizaines de notes pour les écouler. Pas mal d'adresses msn qui vont rentrer, pour l'instant encore peu. Des gens que je vais revoir? J'aimerais bien.
C'est si bizarre.
Je rentre de l'aéroport dans le coupé noir d'un accompagnateur. Il pleut. On parle peu. À Villeneuve, je fais la bise aux gens, je pars, avec ma valise et mon sac à dos, à pied. C'est à deux pas de chez moi. Je rentre les photos, tout ça. Ma mère arrive plus tard, puis des cousins de passage à Paris, qui vont aller en Bretagne le lendemain. Ils m'emmènent chez mon père, en Ille-et-Villaine. Me voilà aquì.
C'est bizarre. Je devrais faire un compte-rendu du voyage, mais je préfère essayer d'expliquer cette sensation de petite mort. Tout est comme avant. Tout est comme si rien ne s'était passé. Pendant deux semaines, deux semaines minusculissimes, j'ai côtoyé des gens tous les jours, partagé du temps, des conversations, des délires, de la marche. J'ai sympathisé avec deux hippies bisexuelles juvéniles, un musico, un skater... J'ai bu de la liqueur de pomme, P-b a flambé sa chaussure avec de l'axe et un briquet, on m'a pris pour un photographe en devenir, on m'a appelé Jésus et Merlin, je me suis emmerdé et amusé dans une "discothèque", Ridge a poussé des râles érotiques devant des personnes âgées de Salamanca, et puis tout est fini, je me retrouve à regarder Rochester avec Johnny Depp, puis à faire un tour sur l'ordi. Je bosserai ma nouvelle en train de pousser, je lirai, peut-être commencerai-je à préparer une bande dessinée pour m'exercer.
Comme une digression. Comme une parenthèse dans ma vie, dans ces vacances. Comme une petite mort.
La vie ordinaire, le voyage commence, continue, finit, la vie ordinaire. Retour à la case départ. Retour au début. On tourne autour d'un point avant d'y revenir. Comme s'il ne s'était rien passé. Si bizarre.
Y a-t-il un réelle différence entre le souvenir et le rêve? Mis à part que le souvenir est un rêve partagé par plusieurs personnes? Que le rêve est un souvenir qu'une seule personne ait vécu?
Publié par boiseime à 13:05:48 dans textes | Commentaires (2) | Permaliens
Hey hey Hey!
That's WHAT I Say!! 22:06, envie de stones, envie d'écrire de la merde, envie d'écrire tout court, sous la musique des stones.
Plus de journal intime, alors où vais-je parler du film que je viens de voir? Où vais-je noter mes réactions? Sur mon blog? Mais je n'y ai pas l'habitude de parler des films que je voie... je l'avais fait, au début, et puis...
Sue perdue dans Manhattan, c'est ça que je viens de voir. La peinture sans concession d'un individu largué dans une société où il n'y a pas forcément de place pour tout le monde, où l'on se sent particulièrement petit et comme une fourmi. Un tableau de New-York, une illustration d'Eleanor Rigby des Beatles. Quelqu'un de seule et désemparée sur la Terre, qui parle à n'importe quel inconnu, fait l'amour avec n'importe quel inconnu, pour oublier la misère de sa vie, son loyer à payer, son travail qu'elle n'arrive pas à trouver, pour oublier que sa vie est absurde; quelquechose comme ça. À ne pas voir si vous êtes déprimé.
Ma mère me demande d'éteindre la musique. Les plans étaient souvent très longs, au cours du film. Peu de musique. Caméra à l'épaule. Ça donne un style un peu dogmatique. Une réalisation assez singulière, ancrée dans le réel. Ce n'était pas comme dans les films habituels, un coup sur la personne qui parle, un coup sur l'autre personne qui parle... La caméra prenait assez souvent les deux personnes dans le champ, et ne bougeait plus beaucoup. Plans larges pendant les dialogues, quoi. Crû, froid. Comme New-York.
Une si grande ville pour de si petites gens...
Pourtant, j'aimerais bien vivre à Paris, juste un peu, une fois.
Ma mère veut que je me couche.
Mais, et j'en ai déjà parlé sur ce blog, j'ai cette sensation de tête pleine de choses qui bougent tout le temps, alors qu'il s'agit qu'il est tard. C'est drôle, quand il est tard. Comme j'ai la tête pleine, quand il est tard.
Bientôt je vais en Espagne. Je vais reprendre l'avion.
Je ne désespère pas pour mon roman, je n'ai même pas encore envoyé de manuscrits à quiconque, j'ai pas encore de raison de déséspérer. Mais la route de la publication me semble barrée d'avance. Il y a pourtant ces annonces de plus petites maisons d'éditions, je reprends espoir, toujours d'avance.
22:20, ce n'est pas très tard.
Je veux écrire n'importe quoi, mais il s'agit que je me couche. Il vaut peut-être mieux que je reprenne un journal intime, plutôt que j'écrive de la merde sur ce blog...
Demain, m'acheter des chaussures.
Je ne suis pas sur mon journal intime. J'ai des lecteurs. J'ai des lecteurs. Quelques-uns, une poignée. Il faut que j'arrête d'écrire comme si j'écrivais dans mon journal, quitte à en reprendre un.
Le journal intime me permettait peut-être de n'écrire qu'ici ce qui appartenait vraiment au domaine bloggien.
Plus de musique dans ma tête. Le silence, la lumière de la lampe, le bruit unique des touches. Toute une atmosphère.
Heureusement que je dois avoir relativement peu de lecteurs, ce que j'écris n'a pas d'intérêt, ce soir. Il faut que je reprenne un journal, pour plus écrire de la merde ici!
BlackScarf, où es-tu ? Tu as supprimé ton dernier blogg aussi. BlackScarf que je n'ai jamais rencontré de ma vie. Ce bal masqué qu'est internet, c'est si bizarre.
Publié par boiseime à 22:31:38 dans textes | Commentaires (0) | Permaliens
Juste pour dire que mon roman, dont j'ai tant parlé sur ce blog sans jamais tellement entrer dans les détails, n'est non pas publié, ce serait peut-être trop beau pour être vrai, je sais, mais cependant mis en ligne sur le web. Donc, si certains d'entre vous sont curieux, n'hésitez pas à aller à cette adresse : http://www.plumedargent.com/viewstory.php?sid=121
Je publierai mon roman au rythme d'un chapitre par semaine tous les vendredi, excepté... excepté les exceptions!!! Par exemple, là je vais m'absenter deux semaines, donc ça va pas trop être possible...
Et sinon, n'hésitez pas à allez sur plume d'argent en général, c'est un super site, avec un blog, un forum, et un site où sont mis en commun les travaux de divers écrivains en herbe, on peut poster ses commentaires, y publier nos propres travaux...
> http://www.plumedargent.com/
Voilà voilà !
Publié par boiseime à 23:53:45 dans allez voir/lire ça | Commentaires (0) | Permaliens
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J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.
Bonne lecture.
Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.
Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.
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