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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

Un article traitant de tout et de rien, sur des petites choses de rien du tout. | 19 octobre 2007

La musique a quelquefois quelquechose de profondément impressionant. Je veux dire... C'est fou. C'est fou tout ce que ça peut véhiculer. Les émotions, les atmosphères, certaines sensations...
Un jour, il faudra que je lise Belle du Seigneur. Mais je l'ai chez mon père. Une fois, j'avais ouvert le livre à un endroit avec une marque-page, et j'avais lu une page. Ça m'a beaucoup impressionné. C'était un passage très beau, avec beaucoup d'émotions, de rythme, de sensations... Et je pense que les écrivains jouent de la musique avec des mots. Que les musiciens écrivent des nouvelles avec des instruments et des notes.
Tout à l'heure, j'avais le chat sur les genoux, c'était bien. Imaginez : j'étais tout seul (ma soeur vient d'arriver, et d'ailleurs je viens de faire une interruption dans ma note pour l'accueillir, mais alors que vous lisez il n'y a aucune interruption, c'est la magie de l'écriture), l'unique lumière de la lampe, la musique de Radio néo, le bruit des touches contre le clavier, le chat sur les genoux.
Mais le chat n'est plus là et ma soeur est arrivée. C'est bien, c'est très bien, mais c'est absolument pas la même atmosphère.
L'autre jour, j'ai failli écrire une note. Mais, d'une part je trouvais que je traitais de choses trop privées, même si cela ne contenait pas de détails, et d'autre part, il me semblait que j'écrivais principalement parce que ça fait plus de deux semaines que j'ai pas fait de note, et du coup mon texte manquait sûrement d'intérêt.
Je ne dis pas que je ne suis pas en train d'écrire parce ça fait un bail que j'ai pas fait de note, mais j'ai quand même assez envie d'écrire, ce soir, même si je n'ai rien de bien précis à exprimer.
Dans mon essai de note d'il y a deux jours, il me semblait que je parlais vachement pour rien dire, que je pensais trop pour rien penser, que je me triturais le cerveau pour que dalle. En fait, je parlais de la vie en général (entre autres), mais c'était si abstrait et confus que ça n'avait vraiment aucun intérêt.
Et puis c'est bien de parler un peu des petites choses.
Une fois, j'ai pensé à écrire un truc sur les bruits d'écriture, et puis je l'ai encore jamais fait.
J'adore écrire en musique. C'est super Néo (95.2). C'est ce que je suis en train d'écouter, là. Là, c'est une chanson plutôt hip-hop, qui dit qu'on dit que les blancs savent pas danser mais que c'est faux. Je me demande c'est quel groupe. Quand je cite le texte ça doit avoir l'air drôlement naze, mais en fait la musique est super chouette. J'aime bien Fip, aussi, 105.1. C'est une putain de chaîne musicale, fip.
Les bruits d'écriture. J'allais partir sur les bruits d'écriture.
J'adore le bruit du critérium sur le papier. Scritchscritchsscritch. Vous ne connaissez pas mon écriture. Enfin, pour la plupart d'entre vous, inconnu(e)s que je ne rencontrerai probablement jamais, vous ne connaissez pas mon écriture. À moins que je la prenne en photo. C'est une idée. En fait, elle me fait penser à... Comment ça s'appelle, cet appareil? Vous savez, la machine qui sent les pulsations du pouls, et qui fait actionner une aiguille qui va de gauche à droite de manière plus au moins large, pour calculer les pulstations, et donc le stress et tout, un truc comme ça. Ça fait des zigzags. On voit ça des fois dans les films, avec les détecteurs de mensonge.
Et ben, moi, mon écriture, ça me fait penser à ces zigzags retransmettant les pulsations du pouls et leur intensité, là.
J'aime le bruit du stylo sur une enveloppe marron trouvée un peu au hasard, ou celui du stylo sur mon journal intime, quand j'en tenais un, le soir, avec la lumière artificielle, la musique.
Le bruit du clavier.
Je ne me rappelle plus de tous les bruits auquels j'avais pensé.
De quoi d'autre je comptais vous parler? Je ne sais plus du tout.
Il y a sûrement autre chose...
Je veux dire... De public. Non parce sinon j'aurai beaucoup plus de choses à dire, et c'est ptêt parce que j'ai la tête pleine de toutes ces choses-là que ça faisait un petit moment que je faisais plus de notes.
Je l'ai déjà dit, que j'adorerai avoir un appareil photo incrusté dans l'oeil?
Regarder constamment autour de moi est un super plaisir. Je vais bientôt devoir y aller, le poisson est cuit. J'ai complètement oublié de le surveiller.
Mais prenons notre temps.
Hier, j'étais chez ma grand-mère. Je me rappelle de l'image de ma grand-mère rentrant dans sa propre véranda, véranda illuminée, alors qu'elle sortait d'un sombre couloir, et il y avait à la fois elle, cadrée dans la véranda, entre les pans du couloir, avec la porte vitrée grande ouverte contre un mur du couloir, et un miroir pas loin non plus. Je pouvais voir ma grand-mère de dos, rentrant dans sa véranda baignée de soleil, son reflet dans la porte vitrée, et son reflet dans le miroir. Je tenais une photo magique.
J'adore son jardin. Elle a un superbe arbre à kiwis. Chez elle, c'est un sacré désordre, mais c'est parce qu'elle se sert de son habitat comme d'un grand atelier. Tous ces objets et ces travaux artistiques tout partout, avec la fenêtre qui éclaire tout superbement, et tout ça... Et puis les expressions de ma grand-mère, quand elle parle, et ses rides comme des lignes traçant un cercle fissuré autour de ses yeux, de sa bouche. Elle a beaucoup de rides, mais de belles rides. Bref, un jour, il faudra vraiment que je prenne mon appareil photo en allant là-bas.
Tout à l'heure, aussi, j'étais allongé sur le lit qu'on a installé dans le salon, et j'avais le pot de fleur en face de moi, avec la porte vitrée en face du pot. L'éclairage sur le pot, avec le pot lui-même, tout abîmé, presque rocheux... Bon sang, la série de photos que j'aurai pu faire. Mais j'avais la flemme de chercher mon appareil.
J'adore m'arrêter sur une image, même un quart de seconde, et essayer de la retenir. J'adore. J'aime. C'est drôle.
Est-ce que je vous ai dit qu'au lycée, ça m'arrivait de tellement aimer une photo pas-photo (puisque pas prise) que je faisais semblant de la prendre en cadrant avec mes mains et en disant clic?
 
Tout à l'heure, j'ai fait la sieste dans le salon, sur le lit qu'on a installé, en écoutant Fip, et c'était franchement délicieux.
Et un peu plus tard, j'ai mangé plein de petites choses en regardant un épisode de That's seventy show sur internet.
Alors que je voulais bosser mon roman cet aprèm. J'avais même commencé et puis finalement j'avais pas envie. J'y travaillerai ce week-end.

Publié par boiseime à 21:00:17 dans textes | Commentaires (0) |

Non, je n'ai pas pris de champignons hallucinogènes ce soir. Texte donc sur la réalisation que la vie n'est pas seulement une putain de routine de merde mais aussi un énorme courant absolument hallucinant quand on y pense qui fait que tu n'es pas un | 03 octobre 2007

Parfois, je réalise que ma vie n'est pas mon quotidien. Parfois je réalise qu'il n'y a pas que la vie (dans le sens où elle a un début et une fin) et j'ai une envie incroyable de réaliser ce que je suis, c'est-à-dire non pas qui je suis, mais me rendre compte du courant de vie en moi qui fait que je ne suis pas encore un cadavre. Et alors je veux crier bouger danser sauter regarder autour de moi voir le monde sentir les odeurs écouter les bruits (selon que je veux profiter de la vie qui est en moi en captant ce qui m'entoure ou que je veux en profiter pour expérimenter non pas mes sens mais mon corps et toutes ses capacités dûes à cette putain de vie qui m'habite).
BREF ÊTRE EN VIE C'EST SENSATIONNEL. Parfois la vie c'est juste mon quotidien, parfois c'est l'attente à la cantine, mes devoirs à faire, c'est du glandage devant l'ordi, c'est oublier mes manques, c'est attendre devant un cours, c'est attendre que mon prof de philo parle enfin de philo au lieu des mormons ou de "28 semaines plus tard", c'est contempler incroyablement envieux l'art de Craig Thompson et me demander si je serai aussi talentueux quand j'aurai son âge, c'est lire des bédés, penser à lire ces bouquins qu'on a pas le temps de lire, parfois la vie c'est une spirale qui se répète sans cesse jusqu'à ce que ce soit une autre spirale qui s'installe aussi en routine, bref la vie c'est une routine, BREF, LA VIE, PARFOIS, ON SE DIT QUE C'EST PAS FRANCHEMENT SENSASS parce que voilà, ça a rien de fascinant, tellement que tu vénères le sommeil, qui est comme un abri, et tu veux pas te lever, et tu veux pas vivre; et puis parfois tu chantes "Ha! pIness- to BE alive! (bruits bizarres après, genre beat-boxing amateur)" alors que tu n'as strictement aucune raison, simplement, t'es heureux, t'as aucune raison d'être heureux, mais tu réalises que la vie n'est pas ton quotidien, n'est pas ta spirale, n'est pas ta routine, n'est pas tous ces moments où tu attends, on passe sa vie à attendre, n'est pas des moments perdus, n'est pas tous ces moments où tu ne trouves pas de temps pour toi, n'est pas non plus tous ces moments où tu as tellement de temps pour toi que tu ne sais pas quoi faire ce que tu détestes puisque tu n'es pas en vie dans l'objectif de passer ton temps à le faire passer plus vite, dans ce cas-là autant crever; tu réalises que la vie, voilà, c'est ne pas être mort, alors tu tâches de profiter et tu passes un putain de moment à retourner chez toi alors que le soir est tombé, que tu rentres du ciné, que d'abord tu écris un poème dans ta tête sur tout ce que tu vois, tout ce que tu entends, et qu'ensuite tu chantes un truc bizarre assez fort devant les voitures défilant sur la route.

Publié par boiseime à 20:58:25 dans textes | Commentaires (1) |

Blueberry la myrtille, Raison le raisin vert dans la grappe rouge, le chat, l'homme fédérateur, et moi, qui évite encore une fois de travailler | 29 septembre 2007

Ma soeur et son copain qui hésitent à aller à une soirée. Ma mère au téléphone, à propos de boulot. Et moi. Et moi qui ai encore envie d'écrire, d'écrire de la merde, d'écrire peut-être vraiment de la merde, en attendant que monsieur courage vienne casser la gueule de monsieur procrastination. Oui, parce que dissert'. J'aurai du la rendre ce matin, mais j'ai pas réussi à finir ma dissert' hier soir. Je crois que ma note va être courte. Pas ma note de dissert', ma note de blog. Qu'elle sera courte ou qu'elle n'aura pas lieu : j'avais oublié qu'il restait une tarte à manger.
Une myrtille. Je veux parler d'une myrtille qui s'appelle Blueberry. Une myrtille violette qui serait acide si on la mangeait. On me propose de goûter la tarte. Le temps presse. Une myrtille qui s'appelle Blueberry et, la peau une fois écorchée, sa chair ressemblerait à celle du raisin. Du raisin. Blueberry, sa peau qui n'a jamais été déchirée. Elle rencontre une graine de raisin. Une graine de raisin qui s'appelle Raison. Raison est une graine de raisin vert mais appartient à une grappe rouge.
 
Un chat. Et la tarte? Et ma dissert'? Et bien, ma note. Eh bien un chat. Ses yeux qui se ferment, qui se ferment en deux traits bridés. Deux traits bridés, croûtes d'yeux au bouts. Le corps prostré, on dirait un poulet rôti, mais avec des poils, avec une tête de chat, avec une chaleur et des ronronnements.
 
Raison. Raison le marginal. Raison le vert parmi les rouges. Raison le vert quand personne n'est vert. Raison qui fait tout différemment des autres. Qui les trouvent tous pareils. Les rouges qui l'évitent. Qui se disent que ce raisin vert n'est pas rouge. Mais Raison le vert n'a pas envie de se mêler à eux. Blueberry. Blueberry la myrtille. Parmi les autres myrtilles. Qu'est-ce qui l'a cogné ? Je ne sais pas, mais Blueberry est tombée. Par terre. La chair et la terre poussièreuse séparées par la pellicule violette, si facilement déchirable.
Est-ce qu'un chat aime les myrtilles ?
Le chat qui miaule. Le chat qui fait ce qu'il veut. Le chat qui monte sur la table. Le chat sur tes cuisses, ronronnant. Le chat qui joue.
La myrtille ramassée. La myrtille mangée? Quelqu'un de bizarre, qui a mangé la mangé par terre, au lieu des myrtilles du buisson ? La myrtille Blueberry, qui était déconnectée. Déconnectée du buisson. Des branches et des branchettes. La petite branchette qui a fait "tic" lorsque le cordon ombilical de Blueberry a rompu au passage de l'ovni. Blueberry mangée ? Blueberry, la peau pelliculaire violette déchirée, la chair exposée, l'acidité repérée par les papilles? L'homme qui l'a mangé. Aime les myrtilles. Petit plaisir de la vie. Manger des myrtilles. Ce qui est précieux. Ces petites choses de rien du tout qui font tout. Une graine de raisin vert dans une grappe rouge. C'est singulier, mais ça ne va pas changer le monde. Mais l'homme va manger le monde. Il va arracher la graine Raison, déchirer sa chair en deux entre ses deux rangées de dents. Ma dissert' à faire. Ma mère qui range la table. Ma soeur et son copain dans la chambre. La tarte rangée? C'est pas grave. Le Raison et Blueberry. La myrtille et le raisin vert, réunis, dans l'estomac. Les réactions chimiques qui transforment leur cadavres en nutrition. Les voilà mélangées.
Raison aurait pu être une touche de raisin vert dans un jus de raisin rouge. Ce n'aura pas été le cas. Blueberry aurait pu mourir flétrie par le Soleil, aurait pu tomber plus tard du buisson, le cordon aurait pu se maintenir. Mais voilà Blueberry et Raison réunis dans la mort. La mort d'un petit instant de bonheur, d'un petit instant de rien du tout de ce qui est précieux : manger une graine de raisin vert dans une grappe rouge, manger une myrtille.
L'homme aux deux morts qui rentre chez lui paisiblement. Que fait-il? Peut-être qu'il commence à lire un livre. Son chat s'assied sur ses cuisses et ronronne.

Publié par boiseime à 22:13:06 dans textes | Commentaires (0) |

La vache de pétrole est une vraie killeuse | 29 septembre 2007

Haï everibodi! Heye! Aïe ouase woudererinegue ife you nowe ze vache de pétrole?

Hi hi hi... C'est rigolo d'écrire un anglais avec un orthographe à la frenchie... Bon, plus sérieusement maintenant. Et puis vite, parce que  j'ai ma dissertation à bosser moi. C'est pas sérieux tout ça. Il est déjà 17:25 et je m'y suis toujours pas remis. C'est que ya du pain sur la planche en plus. Donc. Peut-être aurez-vous remarqué — et sinon je vous attire l'attention dessus — la présence d'un tout nouveau blog dans mon blogroll : bon, en même temps,  je mets tout le temps des liens dans mon blogroll sans le prévenir dans mes articles, mais là je le fais parce qu'il s'agit de ma soeur.  Parce que voilà : ma soeur, que vous pouvez voir maquillée numériquement en pirate ci-dessus, par moi-même, s'est décidé à faire un blog racontant la vie quotidienne de capitaine ananas et capitaine coco, alter-égo piratesques de ma soeur et de son amie co-auteur (sur la photo retravaillée, capitaine coco, avec une dent noircie), où donc c'est super. Elle y montre un épisode de Minus et Cortex, les deux souris qui veulent conquérir le monde, et vous parle de la moon cup, ce qui peut vous intéresser si vous êtes une femme, parce que la mooncup,  c'est BIEN. Ah oui : si vous allez sur la vache de  pétrole, vous pourrez aussi voir un petit court-métrage d'un peu plus de dix minutes, où vous aurez notamment l'occasion d'entendre ma voix massacrant la langue de Shakespeare (je fais la voix de ma soeur : le gars avec une moustache à la Dali et la perruque avec des boucles), et de voir ma gueule, et mon corps, en mouvement : je joue le kangourou follement amoureux, et le culturiste qui danse sur "I'm too sexy". Je ne dis pas ça pour attiser votre curiosioté qui vous obligerai à aller voir le blog : je joue VRAIMENT un kangourou et un culturiste. D'ailleurs, le film s'appelle Kangoulove.

Voilà voilà. 

 

Publié par boiseime à 17:48:03 dans allez voir/lire ça | Commentaires (1) |

À propos de la création, et des nuages. | 22 septembre 2007

Lire un truc et s'arrêter parce que ça nous donne des envies. Voir un film et vouloir devenir cinéaste. Lire Irving et vouloir écrire une vie. Voir le dessin d'un Guibert et en baver de jalousie. Lire laplum et s'arrêter en plein milieu, ça te donne une envie d'écrire toi-même énorme. Laplum. C'est dans mon blogroll. Je connais pas sa vie, donc je comprends rien à ses textes, et en plus elle raconte pas des choses exactes et détaillées, ça reste abstrait et je comprends rien à sa note, mais franchement, ça n'a aucune — Oh! Ça c'est beau ça... J'écoute wax Tailor (je pense que c'est wax tailor) featurant Que sera sera, je trouve ça super — ça n'a donc aucune importance, parce que sens ou pas, ses textes dégagent une musique des mots, un rythme, des émotions, une poésie, qui sont pour moi comme un vent sur mon corps, quand je lis ses textes, je sais pas, ça me fait un truc en moi, je trouve ça trop beau et ça me donne donc envie d'écrire moi-même.

J'écris pour écrire ce que j'aurais aimé lire, mais j'écris aussi parce qu'inversement, certains ont écrit comme j'aurai aimé écrire, et je veux essayer de faire la même chose à ma sauce. Au 17ème siècle, l'originalité, c'était ça. Réécrire quelquechose à sa sauce. Drôle, hein, comme la signification a changé?

Quand je lis le blog de Laplum, je m'arrête en plein milieu de sa note, et je réalise en moi un énergie encore visqueuse qui pourrait se solidifier, se concentrer, et me pousser à ça : écrire un texte comme elle, absurde, confus, mais avec un rythme, une musique, une poésie des mots, une force des images, des émotions. Mais  je ne le fais pas parce qu'en fait c'est dur.

Parfois c'est totalement différent. Je lis un tout autre blog, et pareil, je m'arrête. C'est une note qui me fait réfléchir, et qui, en plus, me donne envie de réfléchir. Alors je réfléchis. J'écris moi-même, l'envie déjà donnée par quelqu'un d'autre. 

C'est pour ça que la création c'est du recyclage. Mes créations, c'est bien mon cerveau en ébullition, mais mon cerveau en ébullition parce que livres lus, bandes dessinées lues, peintures vues, musiques écoutées, articles lus dans les magazines, notes de blog, notes de ce que tu veux, et tout ça ça te nourrit, c'est de la bouffe, c'est nutritif,  c'est de l'énergie, et  puis cerveau  en ébulliton aussi parce qu'expériences vécues, parce qu'attention à ce que tu vois autour de toi, et c'est ainsi que chacune de tes pensées peut être conséquence d'une cause extérieure. C'est ainsi que j'écris, je dessine, comme j'expire après avoir aspiré par mes yeux, mes oreilles, mes mains.

Je pense que les gens les plus intéressants sont aussi les gens les plus intéressés.

Nous sommes longtemps après le début de cette note. Il a fallu que je déjeune et plein de trucs. Je reprends donc. Bah, je crois que j'ai fini de parler de ça. Mais maintenant j'ai envie de vous taper deux textes et un haïku que j'ai écrit sur papier.

Le premier, j'étais au lycée, sur la pelouse de la cour, il faisait beau et tout et j'ai notés ces deux trucs dans mon agenda. D'abord le haïku :

"Allongé sur l'herbe
Grillé par le soleil
Je mate les nuages."

Puis, après avoir contemplé l'évolution d'un nuage en particulier, j'ai écrit ça :

"Je  vois un buste. Le visage de profil. Un homme à la moue et à l'oeil clos pédant. Le bleu du ciel forme ses cheveux, sa moustache, ses cils traçant la fermeture de la paupière, et son vetêment, qui est drapé de blanc. Puis doucement... doucement... la tête se coupe... s'éloigne... Les cheveux, les cils, la moustache, s'agrandissent, se disséminent, envahissent le visage blanc pédant... Le visage se découpe finalement en trois parties blanches, qui rapetissent, s'éloignent, s'effacent... Le drapé blanc sur le vetêment bleu se désagrège, s'écarte, se divise, s'efface finalement aussi, après être devenu graines de sable blanc suspendues dans le ciel..."

Ça l'air plus long, écrit dans l'agenda. Ces deux trucs datent du 18 septembre.

Oh, et puis non. Je ne vais pas vous taper le troisième texte. Peut-être une autre fois, je sais pas. Mais là, j'ai pas envie.

Publié par boiseime à 14:45:25 dans textes | Commentaires (7) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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