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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

Sorte de coup de gueule qui avait certainement besoin de sortir. | 04 octobre 2008

J'imagine que l'article que je viens de publier précédemment, tel quel, doit paraître un peu bizarre.

En fait, il parte très simplement du fait que je trouve moi-même les relations humaines peu simples, mais comme je ne voulais pas raconter ma vie, j'ai fait de mon impression un texte un peu bizarre qui n'a plus trop de rapport avec moi.

Alors je fais un deuxième article autour du même thème qui me raconte un peu plus moi et pas un prince qui n'a aucun rapport.

Je partage avec mon prince le besoin de désert, de mer ou de cosmos afin d'être vraiment tout seul.

C'est parce que... Eh bien, ce n'est pas simple, et en fait si, parce que le gros point, c'est très simplement ça : il y a des jeunes cool qui ont trente six millions d'amis, pas des animaux mais des jeunes comme eux, trentre six millions d'amis comme eux sur facebook et qui s'invitent tout le temps à des fêtes, ce sont donc des jeunes cool qui sortent tout le temps, boivent, fument, rencontrent tout le temps des gens. Des jeunes overbookés qui savent tout le temps où sortir et avec qui.

Et bien, je n'en suis pas. Je ne suis pas comme ça, mais alors pas du tout.

Je n'ai pas trente six millions d'amis, je ne suis pas cool, je ne fume pas, je ne me bourre pas la gueule, personne ne m'invite à des teufs, je ne suis pas populaire, ou plutôt : JE CONNAIS PLEIN DE GENS, MAIS JE NE LES CONNAIS PAS. J'ai des amis mais je suis solitaire, je n'ai jamais seulement véritablement flirté avec une fille vu que je suis tellement une sorte de sans-amis sauvage qui ne se rapproche de personne.

 

Alors, voilà : je suis sauvage. JE SUIS SAUVAGE. Et je ne vais pas à des teufs et je suis sans-amis. Je sors tout le temps, très souvent, beaucoup. Par hasard, je suis sorti deux fois pour voir des amis cette semaine. Mais je vais au cinéma SEUL, je vais voir des expositions SEUL, je traîne dans Paris SEUL, je fais tout ce que je peux vouloir faire SEUL, et j'emmerde tous ces gens aux trente six millions d'amis qui font toujours tout avec eux.


 

Ça n'a aucun rapport, mais le second problème c'est que je suis dans cette classe de prépa Art dans laquelle j'ai voulu rentrer avec bonheur et impatience depuis presque deux ans, et que je me retrouve face à des gens qui font des projets monumentaux avec plein de choses et tout, alors que moi, je suis un DESSINATEUR, pas un PLACTICIEN INSTALLATEUR ou je sais pas quoi; mais surtout, je ne suis pas DÉBROUILLARD, je ne suis pas un type CAPABLE qui fait plein de trucs DE SES MAINS, je suis au contraire un type complètement incapable de rien qui ne sait jamais comment faire le moindre truc qu'il n'a jamais fait avant sans aide, et me voilà dans cet atelier où je suis censé être le contraire de moi-même, CAPABLE et DÉBROUILLARD...

 

Donc voilà. J'ai des amis (et il y en a qui lisent mon blog, c'est pour ça que je le souligne, jvoudrais pas les dénigrer quand même (je pense surtout à Carla et Clémence en fait (spécial cassdédi à vous, yo), niveau amis je ne suis pas sûr que les autres suivent mon blog ) ), mais voilà... et deuxièmement, je suis un dessinateur et pas un installateur, mais voilà aussi... C'est tout caca...

 

Vous pourrez me demander : pourquoi j'en fais tout un plat ? Si je suis content de faire des trucs seul, pourquoi suis-je énervé des autres ?

Je crois que c'est tout simplement que je reste malgré tout en contact avec ces jeunes cool qui ont trente millions d'amis, et ce n'est peut-être pas facile pour moi de lire à travers eux que je suis un jeune introverti et sauvage qui n'est pas forcément comme les autres, soit simplement, qui est ASOCIAL.

Enfin voilà quoi, jl'ai déjà dit mais... c'est tout caca.

Publié par boiseime à 20:15:58 dans textes | Commentaires (3) |

Monsieur le Prince est fatigué d'être un prince et des complications que lui apportent la VIE SOCIALE. | 04 octobre 2008

"Prince ! Comment allez-vous ?!" s'exclama le duc de Chamfleury en s'approchant à grands pas du trône, les bras largement ouverts.

Mais le prince ne sembla pas réagir aux pas du duc. Il portait une robe somptueuse, vermillon, avec des motifs de feuilles d'or disposées avec délicatesse tout le long de son vetêment. Son visage était maquillé d'une poudre blanche intense, et son crâne couvert d'une coiffe aux longs cheveux blancs disposés en rouleaux.

"Fichez-moi le camp. Je ne vous ai pas invité, monsieur le duc."

La mine de Chamfleury passa du large sourire à la déconfiture.

"On m'avait dit que vous n'alliez pas bien, mais là... Messire, vous êtres rude ! "

Le prince le regarda avec défiance un bon momment, pianotant des doigts le bras de son trône.

"Il n'y a rien qui va mal, monsieur le duc. Plutôt si : vous. Pas seulement vous. Tout le monde. Toute la société."

Le duc, les sourcils profondément froncés, la bouche dans une moue bizarre, signifiait bien qu'il ne comprenait rien à son discours.

" Il n'y a rien à comprendre, duc... Rien de rien."

Le prince regarda longuement, songeur, un immense vitrail illuminé à sa gauche, puis il reprit :

"Je suis prince, mais je ne suis pas prince. Je ne me sens pas l'âme pour être prince. Dites-moi ce que je suis, mais ne me dites pas : "vous êtes prince..." Non, prince, cela n'est pas fait pour moi."

"Mais enfin... Prince !"

"Non ! Pas PRINCE !... Je viens de vous le dire !..."

Il fixa le duc avec nervosité. Il continua à se plaindre :

"Et puis un PRINCE, il doit avoir une cour... Une cour, ce sont des courtisans. Eh bien, je n'en veux pas, je n'en veux plus !", s'exclama-t-il en balançant les bras en l'air. "Je voudrais n'importe quoi, du moment que ce serait seul... Je suis fatigué des autres, je suis fatigué de la société, je suis fatigué de vous..."

Le prince soupira. Son soupir se dispersa dans l'air comme les cendres d'un être cher. Les cendres qui étaient un soupir contenaient toutes ses pensées et tous ses rêves.

Une poussière de cendre disait : je voudrais être cosmonaute et aller sur la Lune et me retrouver seul. Une autre disait : Je voudrais voyager dans le désert, me retrouver face à la mer jaune, être seul. Une autre encore disait : je voudrais être sur une caravelle dont je serai l'unique navigateur, ne jamais retrouver terre, et, face à la mer et au ciel, être seul.
Les poussières de cendre allèrent partout. Les poussière de cendres qui n'étaient que particules d'air de soupir se retrouvèrent dispersés partout dans le royaume, s'éloignant du prince.

Le duc finit par prendre congé, troublé. Le Prince, lui, resta sur son trône sans rien faire. Quelqu'un viendrait encore devant lui compliquer sa vie avec des relations humaines nouvelles, et cela l'énervait d'avance. Ils lui compliquaient tous la vie, tous.

 

Publié par boiseime à 19:43:23 dans textes | Commentaires (0) |

À mes lecteurs invisibles, deux. | 25 septembre 2008

Je suis devant un miroir et je sais que vous êtes derrière et que pour vous ce miroir n'est qu'une vitre. Vous me voyez et je ne vous vois pas et vous faites exprès de rester dans l'ombre. je joue des claquettes pour vous mais sans écho je n'ai aucune idée de ce que je suis en train de faire.

Publié par boiseime à 21:41:49 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (1) |

À mes lecteurs invisibles | 25 septembre 2008

Imaginez-vous un type. Homme, femme, peu importe. Par androcentrisme (ouais jme la pète en faisant des néologismes cohérents !), je me l'imagine plutôt en homme.

Il est seul et il fait des choses. Devant une caméra. Il danse. Il clame des poèmes. Il dessine, peint. Et montre ses productions à la caméra. Puis il diffuse l'enregistrement sur internet, sans plus jamais les voir.

Dès lors qu'il lance ses enregistrements sur internet, il ne peut plus y avoir accès et perd le contact avec. Il n'a internet que pour envoyer ses vidéos. Il n'a aucun moyen de faire quoique ce soit d'autre avec.

Cet homme vit dans la maison détruite de l'artiste Raynaud.  Le carrelage blanc tout partout, sur tous les murs. Un espace vide, blanc, carrelé, seul dans une maison qui est à l'abri du monde.

Vivant dans cette maison marginale et extrême, il ne voit personne. Il est en contact avec le monde par ses enregistrements, et c'est tout.

Il passe son temps à recueillir les sensations que lui procurent ce blanc, ce carrelage, ce rien-d'autre-que-ça. Et en partant de cela, de l'énergie que cela peut lui procurer, il peint, dessine, pense, dit, déclame, devant sa caméra.

Reste en contact avec le monde.

Mais ses enregistrements partent sans s'en retourner. Ayant perdu contact avec le monde, il ne peut savoir comment sont reçus ses enregistrements. Il pense, il dit, il écrit, il peint, il dessine, il envoie tout cela au monde, puis est destiné à se demander, piteux, de quelle manière ses productions sont reçues. Y a-t-il seulement qui que ce soit qui regarde son travail ? Et si oui, qu'en pense-t-on ? Au fond, ce qu'il veut savoir, c'est qu'est-ce qu'il produit. Il écrit ceci. Pour lui, ce n'est qu'un "ceci". Mais pour le lecteur, qu'est-ce ?

Sans réponse de quiconque, il a l'inmpression d'envoyer des cris aux montagnes qui lui refuseraient même le moindre écho. Il a l'impression de voir disparaître une part de lui-même dans un gouffre. Sans conscience du public, il n'envoie pas ce qu'il fait sur internet, mais jette dans une poubelle à l'abris des regard.

Publié par boiseime à 21:39:52 dans textes | Commentaires (7) |

Esquisse de tête | 17 septembre 2008

Publié par boiseime à 15:51:08 dans dessins | Commentaires (0) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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