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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

Texte mi-vers libres mi-prose sur Le TGV ('tain si j'étais réalisateur de pubs j'adorerai en faire pour la sncf jcrois…) | 06 novembre 2007

La gare comme un énorme rectangle. Les trains comme des pattes. Le tout comme un crabe  immobile.
Les TGV.
Les pattes qui s'arrachent du corps.
Arrivée à Rennes à 20h12.
La patte qui s'arrache lentement. Le train qui démarre. Qui s'accélère. Le décor vu de la fenêtre. Verdure et vaches.
Décollage opéré. Fusée lancée. L'espace intersidéral.
Les gens qui regardent dehors. Les gens qui lisent. Les gens qui travaillent sur leur ordinateur portable.  
Les mères et leurs bébés. Les couples. Les vieux, les vieilles, les jeunes, les enfants.
Les lunettes. Les barbes. Les cheveux longs et courts.
Ceux qui partent, ceux qui reviennent.
Les gros bagages et  les petits.
Le décor qui défile et le train qui passe.
L'adolescente avachie contre la fenêtre, le poing ancré sous sa joue, les yeux vers le ciel, le visage éclairé par le soleil.
La lectrice sexagénaire, sourcils froncés, yeux baissés sur le livre, elle lèche son index et tourne la page.
L'enfant qui dessine une princesse au feutre vert sur la feuille blanche donnée par maman.
Le train qui défile dans le décor. Le décor qui défile dans la fenêtre.
Arrivée au Mans.
Ceux qui partent et ceux qui restent.
La patte de crabe qui s'arrache encore vers un autre ailleurs.
Les habitués du TGV. Ceux qui ne le prennent jamais.
Celle qui y va pour le baptême de sa soeur. Le couple qui va passer ses vacances en Bretagne. La petite famille, parents et enfants, qui vont voir les grands-parents. Les grands-parents et petits-enfants qui rentrent chez papa maman. Celui qui va retrouver sa petite amie.
Combien de passagers?
Vue aérienne. Un ange qui mate le train comme une vache. Il voit le dessus du TGV. Ralenti. Comme il défile. Les rails qu'on voit avancer, mais le train va plus vite. D'au-dessus, c'est une grande roue dont on ne voit qu'un rectangle tourner.
Changement de plan. Plan d'intérieur. Vue aérienne sur les passagers plantés-là. Les rangées de deux qui défilent. Le couple, puis les lecteurs, puis suivent ceux qui écoutent de la musique. Puis le carré au milieu du wagon, avec la petite famille.
Arrivée en gare de Rennes dans quelques minutes. Les gens qui lèvent la tête pour écouter l'information. Le vieillard qui appuie le doigt sur son sonotone.
Une patte de crabe arrachée qui repasse à l'envers : l'enfant la rentre dans le corps orange.
Le train qui ralentit. La fusée qui va débarquer sur la Lune.  
Opération délicate. Freinage. Freinage. À l'intérieur, les gens debout et en file, bagages à la main.
Les valises à roulettes qui s'additionnent.
Le train qui s'arrête. Se colle dans la gare. La patte de crabe remise.
 
Le crabe immobile. Ses pattes qui s'arrachent et voyagent à la manière de serpents rectilignes. Une plage. Des dizaines de crabes sans pattes. Des centaines de pattes de crabes dans tous les sens, comme des serpents rectilignes, allant d'un crabe à un autre.
 
Les gens qui attendent pour sortir. La file qui s'écoule. Les chaussures descendant le marche-pied.
Les gens sur le quai. Les gens dans le train et ceux du quai, qui se retrouvent et s'embrassent. Tout le monde repart doucement.
La patte de crabe s'évide. C'est le terminus.

Publié par boiseime à 12:49:13 dans textes | Commentaires (0) |

Bah jvoulais parler de tout et de rien, mais finalement j'ai vachement parlé de la mort… Je sais pas ce qui m'a pris. Mais bon, c'est comme ça hein. | 05 novembre 2007

C'est marrant, mais ce soir, j'ai vachement envie d'écrire. J'ai rien de franchement défini à raconter, mais... Mais j'ai le sentiment d'avoir tout de même à. Oui, envie j'ai envie d'écrire quoi, c'est tout.

J'aime pouvoir improviser.

J'aime pouvoir écrire absolument n'importe quoi et, éventuellement, pouvoir aimer, une fois le texte achevé.

J'aime échapper à ces travaux d'écriture — dont je suis fou — mais, cependant, longs et contraignants...

J'aime échapper à la construction des échaffaudages, du bâtiment en soi, puis du fignolage — qui peut se révéler finalement comme la plus longue des étapes, croyez-en mon expérience — pour, le temps d'un instant, laisser place à la création directe, l'improvisation, la danse, le solo, le... comment dire ?

J'aime ce qui est long et chiant à préparer, surtout lorsque c'est réussi à la fin.

Mais j'aime aussi ce qui est court et, comment dire... fait d'un jet ! Voilà. Fait d'un jet, c'est exactement ça.

J'aime un travail esquissé, gommé, retracé, détaillé, mais un bon gros croquis au feutre, voire au marqueur, ou même à la peinture, fait d'un jet définitif et sans filets, j'adore...

Hum. Oui, voilà pour ça. Et mon blog, c'est ça : c'est mes croquis rapides au marqueur.

Hum. J'écoute radio néo (95.2, de 07h à 14h et de 19h à 23h en région parisienne, ou sur www.radioneo.org (oui, ça mérite qu'on lui fasse de la pub, enfin moi jtrouve)), et, flûte, ça vient de se terminer, mais il y a encore un instant, j'écrivais sous la musique de la dernière pub d'Oxford. Enfin, là c'est un rap qui parle justement de l'écriture, de la création, donc c'est pas mal non plus, mais je suis tenté d'écouter au lieu d'écrire... À propos de musique de pub formidable. Oui parce qu'elle est géniale la musique de la dernière pub d'Oxford, non? J'ai oublié le nom du groupe, mais bon... Bref. Est-ce quelqu'un connait le nom de la chanson, ou de l'artiste, qui est utilisée pour cette pub où on voit tout plein de canapés dans des lieux improbables, là ? Nan parce que, la MUSIQUE de cette pub, mais je la trouve... Géniale !! Enfin bon c'est subjectif, mais j'adorerai à fond pouvoir l'écouter en dehors de la pub...

Jvoulais parler de quoi d'autre? Oh, de toutes façons, il s'agit d'improviser.

Hum. C'est marrant. Je ne suis pas obsédé par l'idée que jvais crever un jour en ce moment. Je ne traverse absolument aucune crise existentielle. Mais, je ne sais pas... Il me semble que j'ai envie d'en parler. J'en suis même pas vraiment sûr.

En fait... Je crois que je me sens démuni. Pas face au fait que je vais crever, mais à comment je dois le prendre.

Ce que je veux dire, c'est que je ne veux pas simplement vivre, penser que je vais être heureux en vivant ça et puis ça, le vivre, voir que ça a ses mauvais côtés, que je suis aussi bien qu'à l'époque où je me demandais si j'étais heureux, et puis crever.

Mais... C'est bizarre.

En fait, je suis triste quand je vois des vies qui ne changent pas, qui, surtout, ne s'améliorent pas, et qui finalement meurent dans des maisons de retraite après avoir longuement regardé la télé et joué à la loterie.

Après... Comment dire ?

Je ne pense pas que...

Je pense que beaucoup de choses se passent à l'intérieur, et qu'au fond, quelqu'un comme moi peut assez facilement profiter des bienfaits de vivre.

Et du coup, je me dis : pourquoi je me casse la tête avec tout ça si, au fond de moi-même, je vais bien ?

 

Hi hi. Quel texte nimportnawak. C'est beau, nimportnawak comme expression, vous trouvez pas ?

Vous savez quoi? Je passe très certainement du coq à l'âne, mais ici je fais ce que je veux. Passons donc du coq à l'âne. Je pense donc qu'il y a deux types de souvenirs :

- ceux qu'on aime vivre et qu'on aime se remémorer.

- et ceux qu'on aime vivre, mais que l'on se remémore sans joie particulière.

Attention ! Je parle vraiment de beaux instants.

C'est-à-dire que... Il y a tous ces souvenirs-tableaux, qui représentent toute une atmosphère absolument délicieuse et qui procurent de la joie rien qu'à y repenser.

Et il y a un de mes plus beaux jours de ma vie, qui, lui, est un tableau qui ne me procure pas vraiment de joie, mais qui au contraire me rend amer de part son incaccessibilité : je ne peux pas le revivre.

Bon, c'est privé, jvais pas raconter, mais... C'est fou. Parce que, sur le coup, j'étais le plus heureux des hommes, je voulais que cet instant finisse jamais, mais il a fini par finir et... Et quand c'est fini, eh bien, c'est fini à tout jamais...

C'est bizarre l'idée d'après la mort. Personnellement, je suis agnostique quant à la vie après la mort. Je ne me positionne pas, quoi.

Disons que, face à certains témoignages, on peut pas se contenter de dire "mais non c'est n'importe quoi, c'est l'effet des médocs de toutes façons...". Et on ne sait pas non plus quoi dire lorsqu'on entend parler d'une cliente de son père psychothérapeute, qui a une mémoire intérieure d'un officier prussien de la guerre de 14-18. Ou quand une amie de ce même papounet a régulièrement des sorties du corps.

Face à tout ça, je ne peux pas simplement dire : mais non, c'est de la merde.

Je n'admets pas ces faits comme des vérités, mais quand j'en écoute, je pars du principe que c'est possible, sinon ce serait pas possible pour moi de côtoyer ces univers étranges. Je garde donc l'esprit ouvert malgré mon esprit rationnel.

Mon esprit rationnel qui ne se dit pas : "bah oui, c'est possible, bien sûr que ya une vie après la mort, bien sûr que la réincarnation ça existe", tout simplement parce que je ne peux définitivement pas concevoir un corps "spirituel" dans lequel est contenu le corps charnel qu'il nous semble être. Il m'est rigoureusement impossible d'y croire.

Mais je m'en fous, d'y croire ou de ne pas y croire. Ce n'est pas si important.

Mais du coup, puisque je n'y crois pas, ou plutôt que je n'y crois pas spécialement, j'ai plutôt tendance à envisager un néant après la vie.

Et c'est bizarre. Personnellement, je pense que j'ai peur de la mort parce que c'est comme ça que je me l'imagine et que, de cette manière suivante, cette mort m'est tout bonnement absolument inconcevable.

Je ne peux concevoir l'inexistence, le non-être. Ce qui est logique, d'ailleurs. Puisque c'est des choses qui se caractérisent par leur absence de choses. En fait, ce ne sont pas des choses. En fait, si néant il y a après la mort, d'après la mort il n'y a pas. Le néant, ce n'est pas l'absence de sensations, l'absence de conscience, l'absence de pensées. Parce que de la manière suivante, on a tendance à imaginer ça un peu comme une main dont on coupe les doigts. Ce n'est même pas l'absence de tout. Ce n'est pas, tout simplement. Mais ce n'est pourtant pas simple. Parce que forcément que l'on ne peut pas concevoir, que l'on ne peut imaginer : comment voulez-vous crayonner quoique ce soit si vous n'avez pas de support pour dessiner? Comment voulez-vous imaginer quelquechose qui, forcément, ne s'imagine pas, concevoir quelquechose qui, forcément, ne se conçoit pas?

S'il y a néant après la mort (ce qui, au fond de moi, m'est aussi difficile à croire au final que la "vie" après la mort),

il n'y a tout simplement pas d'après la mort, c'est on meurt, et...

Et voilà. Point de suspension on s'arrête là, et on ne lit même pas le "et voilà".

Ce qui est embêtant avec cette théorie, c'est qu'elle rend l'existence totalement absurde.

Ce serait une existence comme ce plus beau jour de ma vie que j'ai mentionné : On savoure, enfin, si on aime vivre on savoure, mais quand on meurt... on meurt et c'est tout.

Ça voudrait dire que... La vie n'aurait de sens que tant que lorsqu'on serait en vie. Mais aussi après sa mort, pour les gens qui nous survivent et qui nous auront connu. C'est à dire que la vie aurait un sens pour soi et pour les autres tant qu'on est en vie, et un sens uniquement pour les autres à partir de sa mort.

 

J'ai envie de m'arrêter là dans cette réflexion. Cependant. Cependant cependant. Ce qui me fascine avec la mort — avec la mort tout court, qu'il y ait un après ou pas (l'inconcevable après, l'inconcevable pas d'après...), c'est la dérision qu'elle rend à tout.

C'est à dire... Au fond... Peu de choses sont graves. Enfin... Les choses qui changent vos vies à jamais le sont, parce que, normalement, vous êtes quand même encore en vie pour un bout moment.

Mais cependant, pas grand-chose n'est grave. Je trouve que, lorsqu'on pense à la mort, ça remet vachement de choses en perspective. Il faut savoir remettre les choses à leur place, c'est-à-dire à leur place de dérision, de bien peu.

J'aime bien, quand je pense à ça. Me dire ça. Que peu de choses sont graves, que ce qui commence finit et que donc, il s'agit de ne pas en faire un plat.

Mais pour en revenir au tout début de ce raisonnement. Au tout début. Je parlais du fait de me sentir démuni face à la mort. Pourquoi je me disais ça ?

Parce que... J'aurais beau penser à la mort et chercher à l'apprivoiser en mon sein — ce qui me semble pourtant très essentiel : il me paraît absolument primordial d'essayer de vivre, tant que l'on peut, dans la perspective de la mort —, si jamais je meurs écrasé par un camion, je mourrais écrasé par un camion et puis point à la ligne. Non seulement je mourrais écrasé par un camion, mais ça se trouve, je n'aurais même pas le temps de réaliser ma mort.

C'est quelque chose qui m'a traumatisé quand j'étais en troisième. J'étais au théâtre, à la mjc. J'ouvrais une malle de déguisements, et puis je sais pas, le truc qui tenait la malle ouverte s'est cassé la gueule, donc la malle s'est soudainement refermée, j'avais juste eu le temps d'enlever mes mains, mais ça avait duré un quart de seconde, et je me suis dit : ça se trouve, je mourrais à cette vitesse. Ça m'a fait incroyablement bizarre d'avoir eu cette pensée. Penser tant de fois à la mort dans sa vie pour ne même pas avoir le temps de la réaliser. Penser tant de fois à la mort dans sa vie pour, de toutes façons, finir par être mort et point à la ligne.

Mais... de toutes façons. La réflexion qu'on peut avoir face à la mort pour appréhender celle-ci doit surtout servir à mieux vivre, je pense. C'est paradoxal, comme idée, penser à la mort pour mieux vivre. Surtout dans l'ocurrence du néant, parce qu'alors, mieux vivre ou pas mieux vivre, ça fait pas grande différence, mais bref...

Penser à la finitude de sa vie doit pourtant servir à soi. Relativiser les choses, par exemples.

Mais... C'est fou. Parce que... Au-delà de toutes les pensées qu'on peut avoir dessus... Je n'arrive pas à me rappeler ce qui... Aaaah... C'était ptêt ça... Oui, enfin bref, quoiqu'il en soit. Vous avez déjà vécu une situation qui vous a fait penser que vous alliez mourir d'ici très incessamment sous peu, genre maxi quelques minutes ?

Parce que... Ça fait réaliser que c'est... enfin, perso en tout cas, ça me fait réaliser que c'est définitivement ce dont j'ai le plus peur.

Ce que je veux dire, c'est que, effectivement, la mort ça aide à relativiser, et pour le coup, il nous arrive des choses et on se dit : bouarf, c'est pas la mort...

Mais, justement, un jour c'est de la mort qu'il s'agira. Et on pourra plus dire "c'est pas la mort".

 

C'est marrant que je parle tant de la mort ce soir, parce que c'était absolument pas ce que je voulais traiter au départ.

Parfois, je relis mon blog, et ya une époque où, sur ces quelques pages web, j'arrêtais pas de parler de la mort. Je traversais ptêt une crise existentielle. Mais, là, ça va, et pourtant ouais, j'ai fait cette note... Je devais en avoir envie.

 

Au-delà de cette histoire de mort...

Comment dire. J'ai envie de parler de la vie, maintenant. Au fait, avant. Quand je disais tout-à-l'heure "vivre dans la perspective de la mort", ce que je voulais dire, c'était vraiment : Traverser la vie en la mettant bien en relation avec la mort, avec sa finitude.

Mais bref. Parler de la vie. Peut-être pas ce soir, au fond...

Je sais pas.

À moins que j'en ai déjà parlé au début.

Bref. Je trouve que l'idée qu'il existe une part divine en toute chose est formidable, mais heureusement, je crois que je n'ai pas besoin d'avoir cette opinion pour me recueillir sur ce qui m'entoure. "Recueillir". Je trouve que ce mot a une connotation super religieuse. Je n'aime pas ça.

Mais bref. Je pense qu'il n'y pas nécessairement besoin de croire en Dieu, de croire en l'âme, de croire en "la part divine en toute chose", de croire en "l'esprit des lieux" etc, si... Comment dire ? Si l'on sait vivre, tout simplement.

En fait, il faut lire "l'homme qui marche" de Tanigûchi, c'est tout. D'ailleurs, ça fait un bail que je l'ai lu. Il faut que je le relise. Ou que je me l'offre. Je préférerai me l'offrir.

De quoi je voulais traiter d'autre?

Hum...

Ah, tiens. Je trouve que les caveaux familiaux, c'est hyper sinistre. Enfin, tout le monde doit déjà le penser sans moi, mais...

Quand on y pense. Un caveau familial. Il reste trois places. T'as un gars. Il fait un fils. Un jour son fils fait un fils. Eh bien, ça a beau être un 'tit bébé, un jour ils seront tous dans le caveau, tous les trois. C'est bizarre, non, d'y penser?

 

Mais arrêtons ça. Arrêtons donc ça. De quoi je voulais parler d'autre ? De plus léger ?

Je crois qu'il me reste seulement à parler de cette bédé que je viens de lire tout à l'heure...

La boucherie, une bande dessinée publiée sur internet, de Bastien Vives.

Je suis trop fatigué pour en parler, mais ça m'a énormément ému, c'est très impressionnant.

Son dessin m'a rendu complètement fou de jalousie, il faudrait interdire aux gens d'être aussi talentueux... Des dessins rapides, juste ébauchés, et pourtant, il y a absolument tout. C'est exactement ce que je recherche. Et puis la mise en scène, et tout...

Bon, jvous préviens, ça raconte rien. Enfin, si. Ça raconte la Relation amoureuse. Mais c'est plus une histoire d'émotions que de narration. C'est spécial, mais moi jtrouve ça bouleversant, et puis voilà, un talent pareil ça rend fou...

Mais, bon, je suis fatigué, j'ai la flemme d'expliquer plus amplement pourquoi j'ai tant aimé son dessin — et puis ce qu'il dessine, mais le dessin est la première chose qui m'a positivement extrêmement choqué.

Tenez : http://la-boucherie.blogspot.com/

voilà, si ça vous intéresse.

Publié par boiseime à 00:38:18 dans textes | Commentaires (9) |

Les journées qui sont si courtes qu'elles finissent lorsqu'on avait prévu d'enfin vraiment les commencer | 31 octobre 2007

Onze heures trente. Je me lève.
J'ouvre la languette du viennois.
Midi. Je prends mon petit-déjeuner. Tartines et tisane.
Je prends ma cuillère.
Je vais devant l'ordinateur. J'ouvre l'Hydromelade, travaille un peu dessus. Vraiment un peu.
La chantilly du viennois est déformée par la cuillère pénétrante.
Je fais un tour du net, me connecte à msn. Je parle avec des gens tout en fouillant le web.
La cuillère plonge au-dessous de la chantilly. Elle s'arrête, frotte le plastique et refait surface en s'accaparant chocolat comme chantilly au-dessus d'elle.
Je dessine sur Corel Painter. Je publie mes dessins sur Blogg.org.
Je referme ma bouche sur la cuillère pleine.
Quatre heures. Je finis par quitter l'ordinateur.
La chantilly s'est légèrement affaissée tandis que ma cuillère replonge.
Je prépare un repas de crudités et déjeune.
Plus ma cuillère plonge, plus la chantilly s'affaisse. Le blanc s'écroule dans le chocolat comme les tours du World Street dans la poussière.
Cinq heures et demie, je vais regarder la télévision : quelques Friends, puis quelques That's seventy Show.
Lorsque j'achève mon yaourt, le sommet du viennois s'est tant affaissé qu'il est au bas du pot.
Je dîne avec papa et Maryse.
Je râcle le pot. Je râcle les traces blanches, les traces marron.
Au dessert, je prends un viennois.

Tout est passé si vite que c'en est absolument hallucinant. Ma journée ne s'est pas écoulée, elle s'est précipitée vers sa fin comme le sommet du viennois amenuisé par la cuillère. Tout est passé si vite que je n'ai pratiquement rien foutu de constructif. J'ai revu un passage de l'Hydromelade, un petit passage, et je n'ai même pas fini. Putain. Putain. Journée stérile.
Ces journées qui passent si vite qu'on s'en retrouve à la fin sans rien en avoir fait m'horripilent profondément.

Publié par boiseime à 22:24:53 dans textes | Commentaires (4) |

Ah oui faudrait ptet aussi un dessin exprès pour Halloween, avec tout ça… | 31 octobre 2007

Publié par boiseime à 22:03:11 dans dessins | Commentaires (0) |

Just a third one, pour la route | 31 octobre 2007

Publié par boiseime à 15:51:26 dans dessins | Commentaires (0) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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