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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

Jvous préviens jraconte ma vie... Mais jme justifie aussi de pas tenir mon blog ces temps-ci !… | 28 janvier 2009

Être fatigué.

Avoir beaucoup de travail.

Mais glander.

Ne pas consacrer de temps à des activités perso à cause du travail, qui reste à faire à cause de la glande.

Consacrer du temps à des activités perso AU LIEU de glander ?

Impossible.

Glander, c'est de l'ordre de la passivité. Il suffit de se laisser faire.

Alimenter des activités ou des projets personnels, c'est de l'ordre de l'activité.

Dans le dernier cas, il faut se bouger le cul : comme pour travailler.

Se laisser ne pas travailler, GLANDER, c'est facile. Se laisser ne pas travailler, et se dire : "au lieu de glander, je vais tenir mon blog ou réamorcer mon projet de bande dessinée que je n'ai plus touché depuis septembre dernier", c'est carrément impossible : cela serait assumer complètement le fait de ne pas travailler, travailler pour les cours jveux dire.

Quand tu glandes, tu te dis "jdevrais bosser". Quand tu tiens ton blog ou autre, tu T'ACTIVES, tu te BOUGES LE CUL, pour un motif qui n'est pas le travail scolaire. Seulement tu ne peux pas, car justement, la chose pour laquelle tu devrais te bouger le cul, c'est les cours.

Quel est le plus facile : tuer quelqu'un, ou laisser un autre tuer quelqu'un ? Physiquement, je crois que c'est la deuxième hypothèse qui est la plus aisée. Ben là c'est pareil. Rester passif et ne pas bosser, c'est beaucoup plus facile que de rester actif tout en ne bossant toujours pas.

Ah, le TRAVAIL... la planche graphique pour le musée d'Art et d'Histoire de Saint-Denis... bosser ses reproductions de travaux...  réfléchir à ses références, lire Rimbaud le Fils de  Pierre Michon, faire telle dissertation en lettres, corriger ses textes pour l'atelier d'écriture...

Je sais, je sais : il y a pire.

Mais merde... Je déteste laisser le temps m'échapper.

Laisser s'écouler les jours, sans avoir... fait tout ce que je voudrais faire, tout simplement...

Je ne voudrais pas laisser s'échapper plusieurs années sans avoir écrit autre chose que L'Hydromelade. Sans avoir terminé de corriger ce dernier. Sans m'être entraîné à réaliser quelques bandes dessinées.

Le temps m'échappe, je n'ai pas le temps de faire tout ce que je voudrais faire...

 

Je ne voudrais pas atterrir aux Beaux-Arts de Nantes, de Dijon ou de Rennes et rester éloigné de tout ce qui peut s'approcher d'une narration. Notamment une narration du dessin, de la bande dessinée. Je veux narrer par le dessin, je veux essayer, je n'ai encore jamais eu le temps de m'en donner vraiment la peine.

À Strasbourg, ou à Angoulême, j'aurais déjà plus de chances de m'approcher de ce genre de pratiques...

Mais voilà, la peur, la peur de ne pas être à la hauteur, d'échouer. Dans la classe, un nombre de personnes énorme, à vouloir tenter Strasbourg... Pour, certainement, un ou deux d'admis. Puis-je faire partie de ce "un ou deux" ? Putain, j'aimerai bien... 

...

 

Pffff.

 

 

Inch'Allah !

 

 

 

Publié par boiseime à 20:57:25 dans textes | Commentaires (1) |

Paradoxalement, il arrive parfois que rien ne soit plus difficile à dépasser que le passé lui-même. | 23 janvier 2009

Publié par boiseime à 23:01:56 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (1) |

Réflexion sur l'observation physique de son ego alors que je devrais bosser | 10 janvier 2009

Je suis en train d'écouter L'inconnu du placard de Noze, une chanson que j'ai voulu diffuser ici, mais qui se termine très bizarrement à une minute... Il vaut mieux l'écouter sur deezer.

J'aime énormément l'atmosphère de cette chanson. Il y a un côté totalement bizarre et tordu que j'aime énormément. Un côté fou, barré.

J'aime ça, j'aime cette idée. J'aime le théâtre exactement pour ça : pour pouvoir être fou. (cette année, le théâtre ma manque, je n'aurais jamais dû arrêter). J'aime me lâcher la bride, lâcher mon corps, oui, lâcher mon corps. Jouer du théâtre, c'est porter un masque et faire ce que l'on veut.

J'en ai déjà parlé sur ce blog,me semble-t-il, mais j'aime énormément l'idée du masque. L'idée de cacher l'identité pour mieux pouvoir se lâcher. Car une identité limite. Être comme ça, c'est ne pas être comme ça.

J'aime être fou. J'aime me mettre en transe, faire peur. J'aime écouter l'inconnu du placard qui me rappelle cet état. J'aime porter un masque, ne pas me soucier des incidences qu'auront mes actes sur ce que les gens percevront de moi.

Aujourd'hui, quelqu'un a pris de moi un portrait assez beau. Je ne sais pas si je la présenterai ici un jour, mais je suis personnellement assez impressionné par la qualité de cette photographie.

En ce moment, comme j'utilise mon image dans mon travail plastique (et notamment dans mes photographies), je me retrouve à pas mal réfléchir sur la relation que j'ai avec. Dans le fond, il me semble que je ne suis pas foncièrement narcissique, dans le sens où mon visage en lui-même n'est pas du tout ce qui m'intéresse quand je fais des autoportraits. Mis à part les jeux de lumière qui peuvent attirer mon attention sur mon visage, je suis aussi fasciné par le côté "porte de l'âme mais qui ne reste que chair" du visage. Je suis aussi fasciné par ma face quand je m'en approche vraiment de très très près. Entrer en relation avec ma propre image de façon plus intime qu'avec l'image de n'importe qui d'autre. J'ai pris comme ça une série de photos devant la glace qui me font assez étrange. On dirait une illustration de la solitude la plus triste qui soit. Une sorte de "je m'aime car personne ne m'aime". Ce n'est pas la vérité, c'est ce que me fait ressentir la série de photos que j'ai prises.

Malgré tout ça, je dois bien dire que je n'utiliserai peut-être pas mon propre visage comme objet premier si je ne supportais pas ma tête. Car il est vrai que j'apprécie mon visage. Et que des fois, cela ne me dérange pas d'être particulièrement pris en photos. Ces derniers jours, une élève de ma classe m'a particulièrement mitraillé. Ça ne m'a pas particulièrement embarrassé : au contraire, j'en jouais. Je crois que c'est elle, d'ailleurs, qui a pris cet excellent portrait, tout à l'heure. Donc voilà, je n'ai aucun embarras vis-à-vis de mon visage.

Au fond, je crois que je pourrai être acteur que ça m'irait très bien. Je trouve ça effroyable à dire, mais je crois que ça correspondrait, d'une certaine manière, à ma personnalité. Et pourtant, ce genre de choses doit être une véritable folie. C'est malsain. Devenir célèbre, je trouve ça malsain.

Et, en même temps, pas tant que ça. Disons que, si je devais avoir des affiches avec ma gueule partout dans Paris, il y aurait simplement quelque-chose en moi qui se diviserait en deux. Il y aurait le masque, la surface, et puis l'en-dessous. Les gens célèbres doivent porter des masques. Et c'est le masque qui prend tout. Toute la folie. L'en-dessous reste lui-même, vraiment lui-même.

L'acteur porte un masque pour mieux pouvoir exprimer des émotions profondes et intimes. Dehors, il porte encore un autre masque, cette fois pour se protéger après avoir fait une chose pareille. Pour s'être autant livré, et avoir livré cette image à des milliers de personnes qu' il ne connaîtra jamais. L'acteur est célèbre mais personne ne le connaît : c'est le principe du masque. C'est le masque, qui est célèbre.

Mon visage est un masque. Mon visage n'est qu'une image en superficie. Mitraillez-moi autant que vous voulez : je trouve que c'est là un joli masque.

Autre chose qui me semble fascinant : à chaque fois que je vois mon image, je vois quelque-chose auquel je n'ai pas normalement accès. Et je ne me vois jamais véritablement directement. Mon visage contient mes yeux qui ne peuvent voir mon visage. Alors les yeux voient un miroir, qui le leur montre. On me prend en photo, et alors mes yeux voient leur propre image. Quand je vois mon image, j'observe mon existence, le fait que je suis un personne parmi tant d'autres, visible à tout instant par tout le monde sauf moi-même : du moins, je ne peux me voir d'une façon véritablement directe. Je peux m'imaginer comment est-ce que je dois paraître, mais je ne me vois pas comme quelqu'un d'extérieur.

En conséquence, voir mon image, c'est me percevoir comme un individu extérieur, comme si j'étais quelqu'un d'autre que moi-même. Comme si je me voyais par les yeux d'un autre. Ce qui est toujours faux : dans le miroir, je me perçois comme si j'empruntais les yeux d'une autre personne, tout en sachant que je reste moi-même. Mais tout de même, il y a cette impression de se voir comme l'on verrait n'importe qui. Il y a l'idée d'observer ce qui observe, et qui ne peut, normalement, s'observer soi-même.

Quand je m'observe, j'observe ce qui observe et vit le reste du monde. Je reviens à "l'origine des événements".

Je m'observe comme si j'étais une personne étrangère, tout en sachant que ce que je regarde-là, c'est cette "entité" qui voit tout le reste du monde, qui existe, qui pense : moi.

L'exploration du moi, l'exploration de sa propre existence que nous ne sommes pas faits pour observer (sinon on aurait des yeux comme des escargots qui pourraient se retourner vers leurs propres tête...), me semble assez passionnante.

Et ainsi, l'acteur, lui, délivre au reste du monde une image qui est la sienne, et a l'occasion de voir lui-même cette image comme celle de quelqu'un d'autre : il se voit comme si il n'était pas lui-même. L'acteur n'arrête pas de voir sa propre image comme s'il n'était pas lui-même, comme un objet tout à fait distant et extérieur, quand bien même, en fait, c'est bel et bien lui-même, bel et bien son "centre du monde" qui lui permet d'exister et d'observer ce qui l'entoure...

 

 Tout ça pour dire que, observer sa propre image, ça a quelque-chose d'assez passionnant et fascinant...

 

 

(j'ai passé je ne sais combien de temps sur cette note alors que, à vrai dire, il faut que je bosse mon dossier d'histoire que je dois rendre lundi... Je me le dis depuis 19 heures et je n'ai rien fichu pour le moment... Putain, je crains... (et oui : j'ai commencé à écrire cette note parce que je ne voulais pas travailler. Mais maintenant j'ai faim et j'ai envie de me faire à manger, alors j'ai encore moins envie de bosser. mm...))

 

p-s : je me demande si cet article n'est pas parfois un peu redondant ou soporifique. Bah, quoiqu'il en soit, j'ai apprécié l'écrire. 

Publié par boiseime à 21:41:11 dans textes | Commentaires (1) |

Bien sûr, que la vie est absurde ! Mais qui se dit que la vie est absurde, lorsqu'il est heureux ? Il faut être heureux, voilà tout. | 08 janvier 2009

Publié par boiseime à 23:43:29 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (1) |

J'ai faim, j'ai mal aux yeux, j'ai cinq jours pour refaire l'Everest, et il y a un soda et un milk-shake qui se saluent. | 31 décembre 2008

J'ai faim et j'ai mal aux yeux.

Par ailleurs, j'ai cinq jours exactement, et en comptant aujourd'hui, pour : construire une maquette de jardin, rédiger un mémoire de dix pages tapuscrites en "Histoire et Art", mener quelques productions plastiques conséquentes (et pour cela faire le point par rapport à mon travail plastique), faire un devoir de lettres, lire Illuminations de Rimbaud, lire Rimbaud le fils de Pierre Michon.

Bon, j'exagère : tous ces devoirs ne sont pas à faire pour lundi pile. Le mémoire d'Histoire, par exemple, est pour vendredi. N'empêche, sachant que je n'ai rien commencé, ça la fout mal.

Mais j'ai faim et j'ai mal aux yeux.

Et là, il y a une question qui se pose : dois-je m'arrêter là, où prolonger les lignes, perdre un peu plus de temps avant que le déjeuner ne soit prêt ? 

Un milk-shake dans la forêt. Il rencontre un soda. L'un s'exclame : "check mon frère !", alors ils se font un check, Le soda demande : "ça va ?", et le milk-shake répond : "bien, et toi ?", et le soda répond : "ça va, ça va..."

Ils reprennent tous deux leur chemin et il ne se passe rien d'inhabituel. Ils passent une journée comme toute les autres.  Du coup, je ne vous raconterai pas d'histoire : il n'y en a pas, ils n'ont aucun problème. 

 

 Bon. Ben j'ai faim, et j'ai mal aux yeux. (et le déjeuner est prêt, alors c'est cool...)

Publié par boiseime à 13:45:08 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (0) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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