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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

Bah ça marche! | 11 avril 2006

Bon eh bien apparemment la musique, ça marche. C'est magnifique. En tout cas, ça marche pour moi, donc si ça marche pas pour vous, c'est que vous devez pas avoir quicktime. Ce qui serait malheureux parce que ce sera sympa les musiques que je vais mettre, en tout cas moi j'aime bien. Bon alors si vous avez pas quicktime et que vous avez quand même envie d'écouter le morceau je vous conseille tout simplement de le chercher sur Radioblog (www.radioblogclub.com je crois). Bon, après, c'est pas sûr qu'ils auront le morceau, mais essayez toujours. Bon alors pour fêter cette nouvelle rubrique "Musique!" je vous mets déjà un deuxième morceau, c'est "Quand je ch'rai grand" des Joyeux Urbains.

Et comme ya plein de musiques que je souhaite vous faire découvrir je pense que je vais mettre un morceau par jour.

Ouaiis! 

Publié par boiseime à 17:58:58 dans Musique! | Commentaires (2) |

Musique. | 11 avril 2006

Ceci est un essai pour voir si j'arrive à mettre de la musique. Musique d'essai: "Je vous emmerde", de Katerine.

Publié par boiseime à 16:53:31 dans Musique! | Commentaires (0) |

Hans, la suite. | 11 avril 2006

Hans pleurait beaucoup trop pour son âge. Il n'avait jamais pu s'en empêcher. Tout le monde se moquait de lui, son père avait honte, mais rien n'y faisait, Hans pleurait. À seize ans, tout le monde trouvait ça pathétique.
Hans pleurait parce qu'il pleurait. Ce n'était pas de sa faute, il était sensible, c'est tout. Ce n'était pas de sa faute s'il avait les yeux humides en voyant un clochard. Ce n'était pas non plus de sa faute s'il pleurait en pensant à sa mère. Ce n'était pas de sa faute s'il pleurait parce qu'il n'avait pas d'amis. Ce n'était pas de sa faute, si sous sa couette, alors qu'il n'arrivait pas à dormir, il aurait bien aimé quelqu'un pour lui dire "Pourquoi tu peux pas dormir? À quoi tu penses?" et qui lui caresserait l'épaule, qui le prendrait dans ses bras et le collerait. Hans aurait aimé avoir des gens qui l'aiment. Mais Hans était toujours tout seul, caché derrière un mur invisible qui l'empêchait d'aller vers l'autre. D'où venait ce mur? Pourquoi l'avait-il?
Il ne savait pas. Alors Hans pleurait. Et si demain Hans mourrait, qui pleurerait pour lui? Hans ne savait pas. Hans n'arrivait pas à ne pas pleurer. Pleurer lui faisait du bien. C'était un soulagement. La libération d'un poids. Mais le poids revient, alors il repleure. Mais ce n'est pas vraiment ça. Non, le poids ne revient pas vraiment, parce qu'il ne part pas vraiment. Non, le poids est toujours là en fait, même quand il pleure, seulement, quand il pleure, il oublie le poids. Le poids fait semblant de partir. Mais il ne part pas. Et ne revient donc pas. Le poids est toujours là, tout le temps.

Là, Hans est en France, pour deux semaines, dans une famille qui est gentille, mais la frontière linguistique est difficile à dépasser. En France, il se sent encore plus seul que d'habitude. Mais il ne pleure pas trop. Ou discrètement, quand il est tout seul, à l'abri des regards. Par contre, il écrit beaucoup, il a beaucoup de choses à raconter. Voyager en France lui fait bizarre. Comme il ne connaît personne, il se sent un peu confronté à lui-même, plus que d'habitude. Et puis il constate les différences par rapport à l'Allemagne.
Son correspondant a le même âge que lui, il apprend l'allemand. Il devrait bientôt aller lui-même en Allemagne, chez Hans. C'est lui qui le guide, en France. Il emmène souvent Hans à Paris.
Le correspondant de Hans a une petite soeur, mais elle ne connaît pas un mot d'allemand, alors ils ne se sont jamais vraiment parlé. Et puis elle est jeune. Pas tellement, mais quand on est ados, la différence d'âge parait plus grande que plus tard. Mais elle a l'air gentille.

Est-ce que je continuerais? J'en sais rien du tout. De toutes façons, c'est de l'impro totale, si je continue je ne sais pas du tout où ça va m'emmener.

Et bien sûr, comme d'habitude, la photo n'a aucun rapport avec le texte, c'est juste ma mère qu'avait fait du jus avec des poivrons marinés et je trouvais que ça pouvait faire une photo magnifique, alors j'ai insisté pour qu'elle reste comme ça, le temps de prendre sa main avec le verre de jus.

Publié par boiseime à 15:42:45 dans textes | Commentaires (2) |

Un dormeur | 06 avril 2006

Publié par boiseime à 22:30:44 dans dessins | Commentaires (4) |

Improvisation | 06 avril 2006

Improvisation

 

Hector avança son pied et tomba alors dans le précipice. Il aurait dû regarder où il allait, c'est bête. Il regardait un nuage, marchait, et là, son pied tombe, et tombe son corps. Hector a peur, il ne veut pas mourir. Ce qui est normal. Il va très très vite, mais le précipice est tellement profond qu'il n'est toujours pas mort. Cette distance entre lui et le sol lui paraît infini. La sensation du vent qui s'écrase sur lui est incroyable. N'aurait-il pas pu regarder où il allait?! Je n'aimerais pas être à la place d'Hector. Ce précipice est vraiment très profond, Hector tombe toujours, mais il ne voit toujours pas le sol. Et là il se rend compte: Il n'y a pas de sol. Il va tomber indéfiniment. Sinon, il serait déjà mort depuis longtemps. Alors, Hector s'écrase contre le sol. S'il était toujours en vie, Hector se serait demandé pourquoi il n'avait pas vu le sol avant.
Mais Hector était mort.
 
Ailleurs, Un homme est assis sur un banc, et regarde les nuages. IL se sent bien. C'est alors qu'il tombe. Il a le réflexe de s'accrocher à la branche, car il y a un arbre au-dessus du banc, et qu'il n'est pas tombé vers le bas mais vers le haut. Il ne sait pas pourquoi, mais la gravité s'est inversé! Il regarde au-dessus de lui, enfin il lui semble que c'est au-dessus mais c'est en dessous, et il voit le banc, et le sol, à seulement quelques mètres. Il regarde en dessous, il voit le ciel, et se dit qu'il ne doit surtout pas lâcher la branche. La retenir jusqu'à ce que la gravité redevienne normale. Où sont les autres gens? Il ne voit personne. Et personne non plus qui tombe en bas, vers le ciel. Que se passe-t-il donc? Rêve-t-il? Il s'inquiète, il est angoissé, il a peur. QUe se passerait-il s'il lâchait la branche? Quelquechose lui dit qu'il ne vaut mieux pas tenter l'expérience. Mais pourquoi le haut est-il devenu bas et le bas est-il devenu le haut?! Sa tête tourne. Il est fatigué. Chaque seconde est un effort considérable pour rester accroché à cette branche. Il ne souhaite à personne de vivre cette expérience. Et si c'était un rêve? Et si en lâchant cette branche, il se réveillait? Cette idée lui donne de l'espoir, mais il a trop peur de mourir pour essayer. S'il ne se réveillait pas, il tommberait, tomberait, et puis après ce serait l'espace, l'absence totale de haut et de bas, l'infini partout, mais surtout, l'air absent. Et alors, il mourrait, ne pouvant plus respirer. Combien de temps vivrait-il encore, le temps de traverser le ciel avant d'être dans l'espace? Et combien de temps survivrait-il dans l'espace? Entre son arrivée dans le cosmos et sa mort?
Il était si fatigué de tenir cette branche… "AU SECOURS! AU SECOURS!" Le vide autour… Le silence… Il va crever, et tout est calme.
Il pleure. C'est drôle, ses larmes tombent dans le ciel. Il sourit.
Puis son bras lâche, malgré lui. "Pourquoi est-ce que mon bras a lâché?"
Il tombe par terre. Il regarde en haut. C'est le ciel! Il regarde en bas: C'est le sol! Il rigole. IL n'arrête plus de rigoler! Il est tellement heureux d'être encore en vie! Il ne se demande même pas qu'est-ce qui s'est passé, il est vivant, c'est tout ce qui compte pour lui.

Publié par boiseime à 20:10:00 dans textes | Commentaires (0) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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