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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

Improvisation littéraire sans cohérence | 16 avril 2006

Hier j'ai mangé une pizza, c'était une pizza avec du fromage, des champignons, de la sauce tomate, des tomates, un oeuf. Je l'ai mangé tout seul et c'était délicieux, mais maintenant c'est fini, c'est comme ça, les pizzas sont éphèmères. Après la pizza j'avais encore faim je sais pas pourquoi j'ai mis de la musique j'ai mis radiohead et j'ai crié mon désespoir à la maison et aux voisins qui ne m'ont rien dit et n'avaient rien demandé.
Je suis fou je suis barge je suis normal je ne suis pas unique et hier j'ai mangé une pizza mais quelle importance? Aucune.
C'était une pizza mais pas le bonheur, c'était une pizza mais pas elle, alors je suis resté sur ma faim parce que c'est comme ça, parce que j'en demande trop parce que je suis con, parce que c'est tout.
 
Hier j'ai mangé une pizza et ça ne m'a rien apporté, ça n'a pas changé le monde, ça n'a rien affecté, ça n'a rien fait du tout. Alors aujourd'hui elle me manque encore, non pas la pizza, et j'écoute de la musique qui me fait du bien.
 
 
Tout à l'heure j'ai écouté Imagine de John Lennon et ça m'a fait du bien, tout à l'heure j'ai écouté "Mon petit Jardin" de Manu Chao et ça m'a fait du bien. John, tu as au moins un petit sens pour moi, au-delà de ta mort, et toi aussi Manu Chao tu as un petit sens pour moi.
 
Je ne suis pas assez expérimenté pour vous dire pourquoi il y a de magnifiques nuages dehors, mais ce n'est pas grâce à Dieu qui n'existe pas je pense.
 
Je pense que personne n'a jamais rencontré Dieu et je sais que je n'ai pas besoin de croire en lui pour croire en moi, et je sais qu'au moyen-âge j'aurais cru en Dieu, et je pense qu'un bébé c'est fascinant, parce qu'on sait pas qui va devenir et c'est bizarre mais normal.
 
Qu'est-ce que je vais me dire lorsque je verrais mon premier fils/ma première fille pour la première fois si j'en ai un jour?
Pourquoi je me pose des question qui ne sont pas intéressantes? Je pourrais faire un effort.
Des fois ça vous concerne pas mais j'ai des gros coups de blues à cause de moi et l'amour mais je suis quand même très content de ne pas être mort à l'accouchement de maman.
Je ne sais pas quel sens à ma vie de moi pour les autres mais pour moi-même je sais, mais ça comptera plus quand je serais mort, le sens de sa vie au delà de sa mort est le sens qu'on a pour les autres je pense, le sens qu'on a pour soi-même ne tient que tant qu'on est en vie je pense, mais je peux dire des conneries c'est possible.
 
Quelle sera ma vie? Que vais-je devenir? Je n'ai que quinze ans et il y a si peu de choses derrière moi. Vais-je devenir un grand homme? Vais-je devenir un "sage"? Vais-je devenir un pauvre petit con prenant sa merde pour de l'or?
Pourquoi toutes ces questions? À quoi ça sert? Pour quoi faire?
Oh, si tout devait avoir un sens...
 
Ps: Hier, je n'ais pas mangé de pizza ni crié mon désespoir dans ma maison, c'était juste pour commencer l'impro littéraire. Et si vous avez réussi à comprendre ce texte c'est que vous êtes bizarre parce que j'ai pas cherché à lui donner de cohérence.

Publié par boiseime à 19:37:41 dans textes | Commentaires (0) |

Janine III | 14 avril 2006

Aujourd'hui du Camille! "Ta douleur" est géniale mais connu, alors j'en mets un moins célèbre, provenant du même album: "Janine III". J'ai eu du mal à choisir parce que toutes ses chansons sont bien. "Janine III" de Camille, donc.

Publié par boiseime à 11:53:04 dans Musique! | Commentaires (0) |

L'amoureux | 13 avril 2006

Oui alors j'ai voulu mettre du Arthur H et j'ai bien hésité entre "L'amoureux", "confessions nocturnes", "chem-cheminee" ou encore "Est-ce que tu aimes" qu'il a fait avec Matthieu Chédid, mais comme j'ai dit que je mettrais une chanson par jour, j'aurais le temps de tous les mettre. Pour aujourd'hui, j'ai choisi "L'amoureux", d'Arthur H, donc.

Et est-ce que vous êtes contents que je mette de la musique? Vous aimez bien? Pour l'instant on m'a pas laissé de commentaires sur le sujet. 

Publié par boiseime à 14:12:45 dans Musique! | Commentaires (0) |

Réflexion qui date. | 12 avril 2006

Alors, voilà un texte que j'avais écrit le 29 septembre 2004, donc c'est vieux, en tout cas c'est pas récent, mais en le relisant je trouvais ça marrant même si c'était pas si intéressant que ça, et puis bon voilà. Et puis comme ça je mets une photo, je veux pas mettre de photos toutes seules
Ah et puis Nairolf c'est le pseudo que je me projetais à l'époque, parce ça fait Florian à l'envers et que je trouvais que ça sonnait bien. Mais maintenant je préfère Boiseime, c'est joli Boiseime.
Donc voilà ça commence:
 
Le téléphone sonne. Donc il faut décrocher, puisque il y a quelqu’un au bout du fil.
Voilà comment on résonne. Ou alors: Le téléphone sonne, donc il faut absolument décrocher pour arrêter cette sonnerie stridente et énervante.
Mais il n’y a pas de songe qui dit: Le téléphone sonne, donc le téléphone sonne. C’est plutôt, en général, le téléphone sonne, donc il faut décrocher. De nos jours, tout cache, ou presque, un autre sens que le sien propre.
Un autre exemple que le téléphone: Hier, j’ai mangé une pomme. Propos tout ce qu’il y a de plus inintéressant.
Mais fouillons un peu:
Hier j’ai mangé une pomme. Donc, hier, j’avais envie de manger une pomme. Ou alors on m’y a forcé. Dans la première de ces deux possibilités, il y avait une liberté de manger ou non une pomme. Une liberté qu’il n’y a pas dans la deuxième possibilité. Donc, on peut déduire de cette phrase: Certains ont la liberté de faire quelque chose que d’autres n’ont pas d’autres choix que de le faire. Je pense donc que le propos le plus inintéressant au monde peut devenir intéressant selon les détails. Exemple: Tout à l’heure, j’ai bu parce que j’avais soif. Vous vous en foutez, n’est-ce pas?
Maintenant: Tout à l’heure, j’ai bu parce j’avais soif. Donc, c’est que je pouvais boire. J’avais la liberté de boire ou non.
Puis j’avais soif, ce qui avait influencé mon choix. Pourquoi avais-je soif? Parce qu’il faisait chaud. Alors, dans les déserts, pourquoi on boit si peu? Parce que dans les déserts de chaleur, l’eau est rare. Mais dans ce cas là, pourquoi, là où je suis, je peux boire même s’il fait très très chaud?
Parce que, ici, nous avons l’eau courante ou alors des bouteilles d’eau de sources achetées au supermarché d’à côté. Nous  pouvons donc boire beaucoup, quand, dans d’autres pays, l’eau courante n’est disponible que d’une certaine heure à une autre. Même s’il fait chaud, même s’il fait froid. Il y a donc une inégalité par rapports aux besoins d’eau. Quand certaines personnes meurent de soif, ils n’ont pas d’eau disponible, au lieu que ceux qui boivent le plus sont ceux qui ont le moins soif. C’est injuste. Ça devrait être le contraire:
Ceux qui ont le moins d’eau devraient être ceux qui ont le moins soif et ceux qui ont le plus d’eau devraient avoir plus soif. Mais Mère-nature est parfois injuste. Elle donne le plus soif quand il fait chaud, et c’est quand il fait chaud que l’eau s’évapore. En plus de cela, l’homme n’aide pas beaucoup non plus tout ça, car là où je suis, quand, après que les nuages se soient formés par l’évaporation, il pleuvent, l’eau qu’ils nous rendent part dans les égouts.
Alors maintenant, vous vous vous rendez compte comme “Tout à l’heure, j’ai bu parce que j’avais soif” est devenue une phrase lourde de sens?
Sur ce, je finirais par cette phrase:
J’aime boire de l’eau quand j’ai soif.
Nairolf.

Post-scriptum: J’oubliais juste de vous parler de ce dont j’avais déjà commencé à parlé, dans l’épisode du téléphone:
Une phrase en cache toujours une autre. L’exemple se trouve au début de cet essai. Et or, parfois, je pense qu’on ne devrait penser qu’à la phrase initiale. Exemple: Adalbert est un type qui vous soûle profondément énormément. Vous ne pouvez pas sentir ce gars. Il ne vous a rien fait, mais c’est comme ça. Or, dans la matinée, il vous aborde, en vous disant qu’il avait quelque-chose à vous dire. Pour le virer gentiment, vous lui dites que vous n’avez pas le temps, quand il vous dit, comme ça: “Pas de problème, j’t’appelle vers 17H30, j’ai trouvé ton numéro dans l’annuaire!”Il repart soudainement, et vous, tétanisé(e), n’avez pas pu  ouvrir la bouche ou réagir, à cause du terrible choc.
Maintenant, il est 17H30. Le téléphone sonne, et vous vous dites: “Mince. Adalbert. Je le sens, je vais mourir sous le choc.” Or, dans ces moments là, vous devriez vous dire:
Le téléphone sonne, donc le téléphone sonne (Ce qui rejoint le début de la nouvelle). Et c’est tout.
Si vous vous dites ça à chaque fois que ce genre de choses vous arrive, vous verrez, ça vous fera beaucoup de bien.
Mais dans ce domaine là, il y a aussi une catégorie de personnes, exceptionellement rare, qui ne vit que dans cet état d’esprit (Je ne vous donnerais pas mon opinion sur ce genre de personnes, je ne vous donnerais là que des constatations). Exemple: Quand ce genre de personne mange, il ne pense à rien d’autre qu’au fait qu’il est en train de manger.
Quand il essaie de s’endormir, il ne pense qu’au fait d’essayer de s’endormir.
Quand il marche il ne pense qu’au fait qu’il marche.
Etc, etc…

Post-scriptum n°2: L’autre sens qu’on peut aussi trouver sous n’importe quelle phrase, c’est le rapport à la vie. Mais je n’ai pas envie d’en parler. Alors le Ps n°2 est fini.

Publié par boiseime à 14:50:40 dans textes | Commentaires (4) |

"Je voudrais pas crever" | 12 avril 2006

Aujourd'hui, "Je voudrais pas crever" des Têtes raides, d'après un texte de Boris Vian.

Publié par boiseime à 12:25:31 dans Musique! | Commentaires (1) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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