Publié par boiseime à 23:41:13 dans dessins | Commentaires (3) | Permaliens
C'est une impro, je n'ai pas écrit ce texte après une promenade dans Paris, mais c'est tout comme.
Marcher. Marcher, marcher, prendre les détours, tourner, varier, perdre pied, petit à petit. C'est lorsque l'on se perd que l'on trouve. Perdre pied. Tourner à gauche, à droite, à droite et puis à gauche. Une énorme place, la foule, des gens de toutes sortes, comme d'habitude, des piercings, des vélos, des black, blanc, beurs, des asiatiques et des indiens, des dreads, des chauves, des cheveux ras, des grands et des petits, des femmes et des hommes, des beaux et puis des moches, des maigres et des grosses, des brunes, des blondes, des rousses... Tous ces gens, tous ces gens, tous ces gens, tous ces gens... Tous ces gens et la chasse d'eau tirée dans l'océan, les gens, les hommes et les femmes océaniques, forment un petit trou, tournent autour et autour, c'est vertigineux, moi-même je m'affaisse, je me noie et tournoie parmi leur tournoiement, l'effet concentrique me fait mal à la tête, je tourne, tourne, tourne, mon esprit se perd et s'évanouit, mon corps continue à tourner, dans des cercles toujours plus petits et rapides, puis le trou.
Le trou noir.
Si j'avais un appareil photo dans la tête, je prendrai ce couple en photo, cette naine et ce géant qui se prennent par la main... J'aurais pris cette mannequin en face, aux jambes si maigres que c'en est déplorable, j'aurais pris cette fenêtre d'où ce gars regarde la rue avec un air absorbé, j'aurais pris cette petite allée dans l'ombre gagnée par le lierre, j'aurais pris ce cycliste avec ces lunettes, cette moustache des années 1900 et ces dreads blondes, j'aurais pris cet homme qui tient un bébé, une drôle de crête sur les cheveux, et un souaral orange en guise de pantalon.
Plein les yeux. Paris est un immense tableau avec toutes les couleurs du monde.
Publié par boiseime à 19:15:55 dans textes | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par boiseime à 19:13:17 dans dessins | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par boiseime à 17:40:48 dans dessins | Commentaires (0) | Permaliens
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J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.
Bonne lecture.
Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.
Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.
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