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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

Je pense que je vais me mettre à faire plus de dessins numériques à l'aérographe. | 22 septembre 2007


Publié par boiseime à 13:36:26 dans dessins | Commentaires (0) |

J'adore cette photo. Et j'ai écrit ce texte parce que le temps marche trop vite pour moi. | 21 septembre 2007

Tic Tac Tic Tac
Tic Tac Tic Tac
Tic Tac Tic Tac
Le pendule qui bascule de gauche à droite, le tic et le tac, les minutes qui s'écoulent.
Tic Tac.
Pourquoi est-ce j'écris toujours dans mon blog quand je devrais faire d'autres choses?
C'est comme s'accrocher à une branche pendant toute sa jeunesse.
Condamné à faire mes devoirs tous les soirs. À lire des livres que j'apprécie mais que je n'aime pas à avoir à lire de manière obligée.
Il est sept heures et demie et j'ai toujours pas attaqué mes devoirs. Alors que j'aurai encore des choses à faire après.
Ça me soûle. C'est pas possible comme ça me soûle.
Je ne supporte pas les obligations.
J'ai des obligations : je consacre mon temps à glander, à ne pas bosser, mais à pas faire des choses importantes non plus parce qu'il faut que je bosse. Parfois, je finis par bosser. Et après, c'est le soir, tout ça, jvais bientôt me coucher, je suis crevé. Je ne fais pas ce que j'ai envie de faire et c'est très chiant. Je ne suis pas libre et ça me fait chier.  Et le temps passe. La journée passe, la semaine passe, le mois passe, et qu'est-ce que c'est dans ma vie ? Un certain nombre de pages noircies dans mes cahiers. J'aimerai pouvoir retenir le temps. Arrêter le tic et stopper le tac. Tenir le pendule vertical. Le pendule qui arrête de marcher. Sa jambe unique qui se repose droite, comme un spationaute dans sa couchette verticale. Arrêter le tic, arrêter le tac, arrêter la tige qui tangue, et il serait 19h40 pendant cinq heures. Ça, ce serait bien. 19h40, pendant cinq heures. J'aimerai bien.
Et en même temps... Même cinq heures... Mercredi est passé si vite. Mon week-end est passé si vite. Dire que je n'ai plus touché à Harry Potter depuis le jour de la rentrée! Vous voyez, c'est ça, l'école : un gros stop qui vampirise tout ton temps libre. Tout ton temps. Ton temps titanesque tout entier mastiqué par le lycée.
J'aimerai bien voir Cash Back. Ça a l'air bien.
J'aimerai chaque soir, avant de me coucher, pouvoir me dire : aujourd'hui, j'ai fait au moins une chose que je m'étais, moi-même, programmé.
J'aimerai pouvoir finir Harry Potter. J'aimerai commencer une bédé. J'aimerai lire La Maison des feuilles et American Gods. Aller voir King of California, à Paris. Reconstruire cette nouvelle ratée que j'avais commencé cet été.
Les semaines passent, passent, j'ai toujours pas touché à Harry Potter, à ma nouvelle, à mes projets.
Balloté par mon présent. Emporté par le courant. Agrippé.
C'est la loose.
Le temps passe et je  n'avance pas.
 
Voilà. Voilà, c'est ça. C'est ça, que je cherchais à dire, c'est ça mon pot : le temps passe, et pas moi. Et je suis sûr que ya plein de gens comme ça. Ya plein  de vieux qui n'ont pas vu leur vie passer.
Le temps passe  et  je n'arrive pas à aller aussi vite que lui. Je traîne, j'ai un point de côté, je suis épuisé, je râle, et lui souffle : "Attends! Putain, attends..."
Mais le temps est un marcheur qui ne s'arrête jamais, qui s'accélère quand  tu voudrais qu'il ralentisse, qui ralentit quand tu  voudrais qu'il s'accélère. Et, en plus, il ne retourne jamais sur ses pas.
 
 
Bon. Maintenant, il faudrait ptêt que je me fasse vite fait cette petite fiche sur la méthode de dissertation philosophique.

Publié par boiseime à 20:03:33 dans textes | Commentaires (10) |

Des trucs que je perds et que ça me fais chier, de mon fantasme littéraire, et des pensées que je contrôle pas et qui m'empêchent de faire le vide | 16 septembre 2007

Et meeerde... Non, je ne viens pas de faire une note entière qui vient de s'effacer. Mais je cherchais un texte que j'avais écrit dans un petit carnet que j'avais avec moi en Espagne, et j'arrive pas à le trouver. Et ça me fait chier. Avec le bordel que j'ai, j'arrête pas d'égarer toutes mes affaires. Je me rappelle le gros flip que je m'étais tapé avec ma clé usb... Mais ya aussi des trucs que j'ai pas retrouvé. Le stylo noir super bien que m'avait offert ma prof d'histoire-géo parce que j'aime pas utiliser de stylo plume, je l'ai jamais retrouvé... Et, le fait d'être, sans cesse, à chercher mes affaires à chaque recoind de ma chambre, souvent sans trouver (les trucs que je retrouve, c'est souvent par hasard), ça me fait drôlement chier. Enfin... Tant pis. Tant pis! Ça me soûle, mais tant pis. Du coup, je sais même pas si j'ai envie d'écrire ce que j'avais prévu... Je vais plutôt attendre un peu. Si vous voulez, j'avais prévu de relire un peu ce texte qui était dans ce carnet, et faire ensuite une note sur mon blog, qui devait contenir deux... Deux... enfin, deux trucs, des pensées quoi, et puis un petit texte que j'ai écrit il y a quelques jours, couché sur papier parce que ma soeur était sur l'ordi. Mais j'hésite à le faire parce que cette note que je voudrais faire me semblerait inadéquate à mon humeur de l'instant actuel, quoique aujourd'hui j'ai prévu de passer une bonne journée. Disons juste que ça me soule de pas trouver mes affaires, comme ça tout le temps, mais d'accord, c'est pas un drame, et ça m'empêchera pas de passer ma journée à lire, un peu Jacques le Fataliste, quelques bédés, beaucoup d'Harry Potter, à ajouter un chapitre de mon roman sur le net parce que vendredi j'ai complètement oublié, et d'aller au ciné voir un film avec des amis que je serais jamais allé tout seul parce que ça m'intéresse pas du tout, mais bon, si c'est avec amis, jpeux me le permettre. Bref, je compte passer un bon dimanche bien cool. Et, par rapport à cette pensée-là, je suppose que la note que je voudrais faire serait adéquate. Bon. Alors, je la fais. Je commence par mes deux "pensées" ou par mon texte? Il faut que j'écrive comme ça me vienne. Oui, mais avec une note préprogrammée comme celle-ci, on écrit jamais tout à fait comme ça nous vient.
Bon. Alors... Je vais commencer par le texte. Je l'ai écrit ya quelques jours. Je le publie ici parce que si l'ordi avait été disponible je l'aurais directement tapé pour mon blog. Enfin, ç'aurait été un écrit différent... Mais bref. Voilà, c'est parti, voici ma merde :
"Bam. Bam. BAM.
L'envie d'écrire.
Envie d'écrire? Ou non-envie de lire Diderot?
Plaisir. Plaisir de la radio. De la lumière. Du lit où je suis assis. Du stylo qui danse et joue des claquettes en rollers sur le papier. Les lettres mal écrites qui s'ajoutent. La lettre s'enfouit, enterrée par toutes les lettres qui la suivent. Manque d'intérêt. Mais plaisir d'écrire. Envie d'écrire quelquechose de bien. J'aimerai que mon esprit commande à ma main un texte visuel, débridé, abstrait, exaltant, très exaltant, quelquechose de baroque. J'aimerai écrire l'équivalent d'un tableau de Pollock. J'aimerai écrire l'équivalent d'un tableau de Basquiat. Il y a des liens à faire entre la littérature et l'art. Je veux écrire des éclaboussures de toutes les couleurs sur une toile immense. Je veux écrire des personnages primitifs, bruts, colorés, à la bombe, sur une très grande toile."
C'est tout. C'était la fin de ma feuille. C'est fou combien c'est plus petit une fois tapé sur l'ordi. C'est marrant, j'ai pensé à la peinture, mais pas à la musique. Parce que j'aimerai aussi écrire un texte absurde, abstrait et débridé qui ait la force d'un "je veux nager" d'arno, d'un "hey jude" ou "srgt pepper lonely heart club band" des beatles, d'un "Des pays" de Mano solo, d'un "I would walk 500 miles" des Proclaimers, d'un "King of Bongo" de la mano Negra, d'un "Tender" ou d'un "swanp song" de Blur, d'un "wedding" de Kusturica, d'un "success" d'Iggy Pop, d'un "Sympathy for the devil" des Rolling stones...
Oui. Voilà mon grand rêve inaccessible quant à l'écriture : écrire quelquechose de long, de plus au moins absurde et abstrait, quelquechose de baroque, et qui ait le feu, la force, d'un Basquiat ou d'un Pollock, ou de ce genre de chansons citées. Ça, ça ce serait classe. Et le jour où j'atteindrai ce texte-là, j'arrêterai mon blog.
Non, je rigole... J'aime trop écrire de la merde sur mon blog pour m'arrêter le jour où j'aurai fait d'une prose un chef-d'oeuvre. Enfin, de toutes façons, c'est pas près d'arriver.
Et sinon, les deux pensées que j'avais eu, je pense que ça manque d'intérêt, mais je les mets quand même.
L'autre jour, j'étais dans le salon. Je pensais. Je pensais tout court, et à ce que j'avais à faire. Et, je me suis dit que, parfois, il s'agissait simplement de ne pas penser, ni tout court, ni à ce qu'on à faire. Juste faire une pause et rien faire du tout.
Mais j'en ai pas déjà parlé ici, ya pas longtemps?... Je sais plus.
L'autre chose : Je rentrais du lycée, et je tenais à ne pas écouter de musique sur mon chemin. Je voulais marcher tranquillement vers chez moi, sans musique, et en regardant autour de moi. Et, j'avais l'impression d'avoir besoin de penser, réfléchir à un truc. Et, voilà, je me suis dit : penser, réfléchir, c'est bien, mais parfois, il s'agit juste, de la même manière que précédemment, de ne pas penser, de ne pas réfléchir, simplement se laisser vivre et regarder autour de soi, toutes les photos qu'on aurait pu prendre, si on avait un appareil photographique incrusté dans l'oeil.
Mais, à vrai dire, j'ai pas réussir à arrêter de penser. Ça m'empêchait pas de regarder tout autour de moi, mais je pensais juste en même temps. Pas dans le sens de réfléchir : non, juste de la merde, des pensées parasites comme un grésillement qui nous fait chier à la radio. Je sais pas arrêter de penser. C'est naze. Même en me concentrant très bien sur ma respiration, j'ai du mal à arrêter mes pensées. C'est la loose.

 

Je relis ma note et je la trouve pas très passionante, mais bon, c'est pas grave. 

Publié par boiseime à 14:41:38 dans textes | Commentaires (2) |

Du pré-éternuement et de la matière à métaphores que cela incarne | 11 septembre 2007

L'éternuement. J'ai eu cette idée devant ma table. J'allais chercher mon bouquin d'anglais quand j'ai eu le nez qui me chatouillais. Je suis un peu enrhumé, en ce moment. J'ai éternué toute la journée, et je me suis pas mal mouché, aussi. Et j'avais la voix comment enveloppée d'un truc qui la faisait entendre moins fort et tout ça. Mais je me suis dit qu'il fallait que j'écrive sur le nez qui me chatouille. C'est une sensation très spéciale. Le nez qui vous chatouille. L'éternuement qui en découlera, tôt ou tard. Je trouve ça fort, parce que... Le nez qui vous chatouille, c'est...comment dire... Il y a une une sensation que je qualifierai de forte, d'intense, de profondément ancrée dans le présent, je pense... C'est... Si vous avez le nez qui vous chatouille, aussitôt, vous "écoutez" votre nez, placez votre index en dessous — Pourquoi faire, d'ailleurs? — et vous oubliez ce que vous diisiez une seconde plus tôt... Le nez qui chatouille vous prend au dépourvu et vous coupe de l'instant que vous viviez. Et c'est ça que je trouve très fort. En fait, ça me fascine parce, en tant qu'amateur dans l'écriture, je pense que le nez qui chatouille, c'est un formidable sujet à métaphores. Par exemple, je pourrais écrire :
"Lorsque Bastien lui dit ça, Félix s'apprêta à exploser. Il ne pensa plus à ce qu'il disait, mais regardait Bastien avec un feu dans les yeux qui semblait comme un chatouillement au nez annonçant le pire des éternuements. Un regard vers Bastien, comme un nez qui pique vous éclatant à la figure en pleine discussion, un regard aussi fort et intense, que cette sensation du nez qui pique."
Mais peut-être que l'éternuement et le nez qui pique a un côté trop innocent pour illustrer tout ça. Faudrait faire ça autrement.
"En pleine discussion avec ces gens qu'il connaissait à peine, Louis ressentit une forte impression en lui, une pensée du genre "qu'est-ce que je fous-là?", aussi impromptue, forte et intense que la sensation du pré-éternuement : lorsqu'on ouvre grand la bouche, l'index sous le nez, parce qu'il y a comme un vent du pôle sud dans le nez, qui nous perturbe dans notre entier. Et voilà. Louis avait le nez qui le chatouillait, le vent du pôle sud en lui, impromptu, soudain et intense, annonçant l'irrémédiable éternuement. Et Louis éternua. D'un petit éternuement à peine remarqué : il partit du groupe."

Publié par boiseime à 19:44:03 dans textes | Commentaires (0) |

Je dois, je dois et je dois, faire ce que je ne veux pas faire, ce qui m'empêche de faire ce que je veux faire, et ça a aller de mal en pis parce que j'ai même pas encore de devoirs pour l'instant, juste un putain de bouquin que je suis sensé avoir | 07 septembre 2007

Je dois...
Je dois...
           Je dois...
               Je dois...
     Je dois...
...lire Jacques le Fataliste.
Je suis devant mon écran, je pense : j'ai envie d'écrire sur mon blog.  J'ai envie de me demander de quoi j'ai envie de parler, ce soir. J'ai envie d'improviser, faire un truc. Je pourrais vous parler de ce temps que je vais de moins en moins avoir. Mais justement. Il faut que je lise Jacques le Fataliste. J'ai intérêt à le lire beaucoup, ce week-end. Je n'aime pas ça. Ça me pourrit même la vie pour mes projets personnels. J'aurais peut-être pu m'activer plus pendant les vacances, mais... Je ne peux pas tout faire. Je veux dire... Là, je ne veux pas bâtir un projet d'envergure en ne m'y employant qu'au compte-goutte au cours des semaines. J'aurais besoin de m'immerger dans mon projet, d'avance beaucoup à chaque fois. Les notes de blogs, c'est différent. C'est comme un poème, ça s'écrit vite, chaque note est une unité et on en fait une à la fois. Mais je ne veux pas m'engager dans une bande dessinée en dessinant la moitié d'un rought (prononcer reuf, et ça veut dire story-board, c'est-à-dire croquis très approximatif d'une planche de bédé, qui va servir de base) d'une première planche et en croquant l'autre moitié huit jours plus tard...
Je dois d'autant plus lire Jacques le Fataliste maintenant que, la rentrée débutée, je suis crevé le soir et lis dorénavant très peu avant de me coucher... Je vais devoir m'habituer à lire plus tôt dans mes soirées. Ce sera encore plus délicat lorque je serai envahi par les devoirs. Quand est-ce que je vais pouvoir lire la maison des feuilles ? Et American Gods ? Je suis exaspéré de ne pas pouvoir faire ce que je veux faire, et de réaliser que ça ne fera qu'aller de mal en pis.
 
Ça me déprime tellement que je veux même plus inventer je ne sais quelle impro littéraire ici. Parce, vous comprenez, je pense à Jacques le Fataliste, que je devrais lire... Pff... Le pire c'est que je sais même pas si je vais m'en aller lire l'ouvrage en question après avoir publié cette note qui, me semble-t-il, manque assez d'intérêt... Enfin... Il me faut bien des notes faire-valoir, pour mettre en valeur mes notes relevant un peu le niveau... Non?... J'en sais rien. En tout cas je pense que c'est bien de montrer autant ce qu'on fait de nul que ce qu'on fait de bien.

Publié par boiseime à 20:44:22 dans textes | Commentaires (4) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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