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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

deuxième ptit travail sur l'éclairage | 31 octobre 2007


Publié par boiseime à 15:32:12 dans dessins | Commentaires (0) |

Ptit travail sur l'éclairage | 31 octobre 2007


Publié par boiseime à 15:31:41 dans dessins | Commentaires (1) |

Le rêve est le fil de fer de la réalité, que l'on tord et retord | 24 octobre 2007

Pour une fois la photo n'est pas de moi, elle est de ma mère... Juste pour clarifier les crédits.

Publié par boiseime à 20:54:51 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (0) |

Article sur la solitude, sur autrui, et puis sur la vie comme une goutte de vin dans un verre d'eau, mais aussi article se questionnant sur la légitimité qu'il y a à publier cet article. | 24 octobre 2007

C'est drôle. J'ai écrit un article pour ce blog, il y a quoi, une semaine, et je l'avais pas publié. Je l'ai relu, je l'ai retouché, je l'ai alors trouvé finalement intéressant, et pourtant, je ne l'ai toujours pas publié. Pourquoi?
Bah justement, c'est... bizarre.
Je crois que, intéressant ou pas, je n'aime pas publier pour une réflexion "gratuite". Comment dire? Bah... Disons qu'il y a écrire pour écrire, quel que soit le contenu, et écrire par besoin d'écrire.
Et, en ce qui concerne cette note-là, j'ai peur d'avoir un peu écrit pour écrire, et du coup, je ne sais pas... C'est comme si ça corrosait mon article, du coup.
En même temps, des fois, je suis trop compliqué.
Mais justement. Parfois c'est justement parce que je me trouve trop compliqué dans les articles que je veux pas publier...
Je veux dire... Si j'écris pour écrire, et que je fais compliqué pour le fait de faire compliqué... Ça ne fait avancer aucun shmilblick, et mon article manque alors terriblement d'intérêt. Parfois, je commence à écrire tellement compliqué que je ne sais même plus si je pense toujours tout ce que j'écris. C'est-à-dire que, parfois, j'ai l'impression que mes mots m'échappent, qu'ils me dépassent. Parce que je peux avoir le souci d'aborder quelquechose de difficile à aborder, peut-être. Mais justement. Parfois, je veux aborder le difficilement abordable, mais... Est-ce seulement la peine? Est-ce intéressant? Puisque je pense que mon article sera gratuit. Puisque je pense que ma note ne modifiera rien dans ma manière de voir les choses, ni sûrement dans celle des autres. Du coup, le seul sens d'une note est d'assouvir mon envie d'écrire. Mais du coup, quand je l'ai écrit et que j'ai choisi de pas le publier, une fois que je change d'avis, j'hésiter à le publier, bien sûr, puisque le sens le plus important de ma note est assouvi : je l'ai écrit.
Mais je me dis : est-ce que tu penses pas un peu trop? Est-ce que tu pourrais pas te contenter de publier ton truc, puisqu'au tout début tu voulais, et puis basta?
Parce que voilà : si je publie pas une note immédiatement après l'avoir écrit, j'ai vachement de mal à le publier, vu que d'une certaine manière, ça ne sert plus à rien.
Je crois que... Je crois que je vais publier cette vieille note d'au moins une semaine voire plus. Après tout, ça ne me coûte rien, ni à moi ni à personne.
J'ai écrit ça le 17 octobre et j'ai fait un rajout le 20. Ça commence :

C'est drôle. Je suis tout seul chez moi. Ça faisait vachement longtemps. Et je ne sais absolument pas quand quelqu'un m'interrompra dans ma solitude. Ma soeur rentrera-t-elle dans cinq minutes seulement? Ou sera-ce ma mère, qui arrivera dans une heure?
Je ne sais pas, mais un petit coup de "tout seul chez soi", ça me fait du bien. Je me sens... Seul. Seul, et donc libre. Je fais ce que je veux.
Je me sens... Comment dire ? Je me sens enfin comme dans un cocon/espace de liberté.
Enfin, j'ai ma dissert' de philo à commencer...
Mais... Prenons notre temps. Je bosserai bien un peu mon roman. J'ai pensé à un truc à modifier l'autre jour. et puis ma nouvelle, les bases à construire. Ce serait bien que j'essaie de bosser ça un peu.
C'est marrant. Comment j'aime la solitude. Être tout le temps seul, ce n'est pas drôle. Quand j'étais en troisième, j'étais seul, chez moi, du lundi au vendredi, ma mère rentrait le vendredi soir, partait le lundi matin. Et ce n'était pas toujours facile.
Mais de manière occasionelle... Être seul et sans personne autour de soi, vraiment seul, sans le regard de l'autre où que ce soit, putain, on se sent plutôt bien.

Être seul avec des gens autour, c'est différent. Au lycée, au cdi, je lis tout seul un magazine, c'est bien mais c'est pas la même chose. Être seul dans une maison déserte, juste une fois de temps en temps. Ça me plait.
La solitude dans un endroit désert, c'est comme une page blanche que tu admires. T'oses pas la salir, même si tu sais que ça arrivera tôt ou tard. Ou plutôt, disons que tu n'as le poids de rien du tout. Il n'y a pas de conséquences. AU lycée, si je fais un truc bizarre, les gens vont au moins sourire. C'est une petite conséquence de rien du tout, c'est pas grand-chose, mais n'empêche que quand je suis seul, quand je danse, quand je chante, que je parle tout seul, personne n'est là pour réagir face à ça. Personne n'est là pour porter à conséquence mes propres actes.
J'ai très envie de voir l'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, il a vraiment l'air excellent, mais je ne sais pas si j'aurais le temps, ce week-end.
Je n'aime pas quand on me demande "quoi de neuf ?" ou "tu racontes quoi?". C'est ce que je peux ne pas aimer parfois dans les relations humaines : être obligé de se comporter d'une certaine manière. Trouver quelquechose à dire quand je suis bien dans le silence. Parfois, devoir écouter quand, encore, j'ai besoin de silence, de n'écouter personne. Sentir la présence de l'autre, devoir en tenir compte.
J'aime beaucoup ces personnes avec qui je me sens complètement à l'aise, simplement parce que je ne me sens pas obligé de me conduire de quelques manière que ce soit. Avec qui je ne me sens pas obligé de parler constamment. On peut être silencieux et c'est très bien comme ça.
Il y a aussi un plaisir complètement opposé, mais je ne sais pas si j'ai envie d'en parler. Peut-être pas.
Mais ce stress d'apprendre à connaître quelqu'un. Apprendre à la connaitre, mais aussi apprendre à la cotoyer. Tu espères la croiser, et puis tu ne la croises pas. Tu la croises, mais tu sens qu'il s'agit là d'un silence gênant, il s'agit de dire quelquechose.
Ça peut paraître chiant comme ça, mais finalement ça a un aspect plutôt excitant comme expérience. Enfin, tu sais simplement pas comment ça va progresser. Tu as un tout petit peu peur. Mais tu espères beaucoup. Tu es optimiste.
Mais c'est vrai que c'est chiant parfois les relations humaines. Je ne devrais peut-être pas en parler ici, je vais peut-être effacer, c'est ptet personnel, mais ne pas être invité par une amie cordiale quelquepart quand, au vu de la situation, tu aurais très bien pu l'être. Et tu te demandes pourquoi non. Tu te poses des questions. Ta valeur aux yeux de la personne. Ça te travaille alors que tu ne devrais pas y accorder d'importance. Il suffit d'un rien pour que les relations humaines soient horriblement compliquées.
"Sois solitaire et puis merde". J'avoue que ce serait moins compliqué, m'enfin... N'éxagérons rien. Je fais uniquement étalage des aspects négatifs des relations humaines. Je pourrais parler de tous les bons aspects.
Bref.
C'est marrant. Je pense qu'il y a peu d'ados de mon âge qui ont regardé, et souhaité regarder, "Printemps, été, automne, hiver... et printemps", lundi soir sur Arte. Il doit y avoir peu d'ados qui écoutent Fip presque en permanence. Qui lisent au CDI des articles sur l'expo de Gustave Courbet au grand palais, en ce moment, ou sur celle de Giacometti. Dont Arte est, indéniablement, la chaîne télé préférée. Ces derniers temps, j'ai en effet eu plein d'heures de perm pour aller au CDI. C'est dommage que j'ai moins de temps qu'avant pour aller au CDI. Lire des magazines intéressants. Différents dossiers, articles... Je me cultivais, et j'avais l'impression de me nourrir.
Quand on essaie de créer, c'est bien d'absorber. D'absorber toutes sortes de choses. Respirer tout ce qui te tombe sous la main, le digérer.

Être avec les autres ça peut être un poids parfois. Parfois t'es confronté à des faits que tu ne comprends pas. Parfois tu ne te sens pas libre. Obligé de.
Mais ce qui est drôle aussi, avec autrui, au-delà du fait de devoir s'adapter à l'autre, c'est le miroir qu'incarne autrui. Quand je suis allé en Espagne cet été, avec tout un groupe d'ados, j'ai été complètement fasciné par ce que je voyais de moi à travers ce qu'eux voyaient de moi. Franchement, si j'étais le dernier homme sur Terre, je me paraîtrai super banal, comme mec. Mais en Espagne, je me suis senti super original, super méga cool, et je me suis tapé une bonne crise de narcissisme tellement on m'avait apprécié.
Bon, j'pars loin. De toutes façons, autrui, jle vois bientôt en philo. Enfin, j'imagine.
Faut ptet que j'arrête cette note. J'ai encore des choses à faire. Des choses à faire. J'ai déjà parlé dix mille fois des choses à faire, sur ce blog. Mais c'est vrai que ça me fascine. De la dérision des choses à faire. Je me demande ce qui a vraiment de l'importance. Et à chaque fois que je me dis ça, je me réponds : moi et les autres. Les autres et moi. Les relations humaines, quoi. Mais pas forcément. Ça peut être l'un séparément de l'autre.
Bref. Tout de même, c'est impressionant, la futilité des choses. Enfin, je ne veux pas paraître noir ou quoi, j'espère ne pas donner cette impression, je ne fais que penser, je ne déprime pas, pas du tout, mais, sincèrement : dans vingt ans, qu'est-ce qui me reviendra de mes dix-sept ans? Pas toute mon année, c'est certain.
Et voilà, voilà ce qui me fascine : La vie, c'est comme une goutte de vin dans un verre d'eau. Ça manque beaucoup de concentration. Enfin, je veux dire... En même temps, ça dépend. Ça dépend avec quels yeux tu regardes autour de toi, avec quelles oreilles tu... etc. Bref, il faut lire "l'homme qui marche", de Jiro Taniguchi. Et puis parfois, sans savoir pourquoi, tu te sens exalté, tu vois un rien, tu sens une rose, et c'est parfait. Tu as su sentir le vin, aussi dilué soit-il dans le verre d'eau.
C'est confus, ce que je dis.
Mais... Disons que... Parfois... Je ne sais pas. Comment parler de ça ? Faut-il seulement en parler ?
Peut-être qu'il faut que j'arrête de parler.
Peut-être que faut que j'arrête de déblatérer des conneries.
Peut-être.
Mais... Oh, et puis zut.
Ça a tellement peu d'importance. Et puis surtout, je sais tellement peu si je pense ce que je pense. Ça peut paraître paradoxal, mais parfois j'ai la vague impression de faire comme si je me préocuppais sérieusement de quelquechose, quand ce n'est pas le cas.
Peut-être que je pense à des choses trop compliquées, trop abstraites. Peut-être qu'il faut que je me calme. Que j'arrête de me poser trop de questions.
De toutes façons, raison ou tort... Où est le problème? On s'en fiche.
J'ai une peur terrible d'être en train d'écrire une note absolument merdique et incompréhensible.
Alors qu'après tout : quelle importance?
En fait, ce que je veux dire, c'est que quand t'as des choses à faire, t'es pas content, mais quand t'en a plus et que toi tu peux faire ce que toi tu as envie de faire, tu te retrouves parfois à ne plus avoir envie de faire ces choses-là. Ça remet en question plein de choses je trouve.


Rajout (qui date du samedi 20 octobre): par rapport à la vie et tout, la goutte de vin dans le verre d'eau. Je crois m'être rappelé pourquoi je disais ça : Imagine-toi, tout seul, qui prend ton petit-déj devant l'ordi. Imagine-toi le soir, tu rentres du lycée, tu glandes sur l'ordi, sans vraiment faire quoi que ce soit, parce qu'il faut que tu fasses tes devoirs. Imagine-toi dans le couloir, ça a sonné la fin de la récré, mais tu attends ton prof.
Imagine-toi penser à ce que tu dois faire et à ce que tu veux faire. Imagine-toi seul face à ces différentes choses. Imagine-toi qu'il n'y a plus que les choses que tu veux faire à faire, mais que, bizarrement, ce soir, tu n'as pas envie de les faire.
Dans un autre contexte que le mien. Imagine-toi le vieillard qui, dans une maison de retraite, croupit devant une télévision en attendant de mourir.
Imagine-toi un homme mûr, qui travaille, mais n'a pas d'amis, et ne sait pas quoi faire de son temps libre.
Imagine le jeune employé qui passe une heure et demie dans les transports en communs chaque matin. Il y a être seul sans le moindre amoureux ou la moindre amoureuse, selon qui on est.
Et le voilà. Le voilà le verre d'eau.
Et puis il y a la goutte de vin. Tous ces gens. Tes amis, principalement. Il y a quand tu marches, que tu regardes au-dessus de toi le vol groupé des oiseaux, et que tu écoutes en même temps un morceau de Mike Oldfield, par exemple. Il y a quand tu es au chaud toi, dans ton lit, que tu lis une bédé avec le chat contre toi.
Il y a le dernier harry potter en anglais que tu as peut-être lu (peut-être parce que je parle plus seulement de moi, j'essaie de généraliser, mais ptet que vous aviez compris et que c'était pas la peine de le dire...).
Les sorties entre amies. Ta copine ou ton copain, selon ton sexe, selon ta sexualité. Tous ces moments passés avec lui. C'est pas toujours facile, c'est comme un chat, ça a l'air cool mais ça griffe, mais malgré les disputes, malgré les incompréhensions et tout ce que tu veux, la vie sans amour, c'est de la daube. Les câlins entre vous, tous les moments adorés tendrement partagés. Il y a la musique qui nous transporte. Les films qui vous bouleversent. Il y a faire l'amour, je suppose, et puis quand on a un(e) bon(ne) amant(e), ou tout simplement lorsqu'on s'aime. Je m'avance beaucoup, mais je parle pas pour moi mais pour tout le monde, enfin j'essaie.
Il y a ses enfants qui nous font vraiment chier, parfois, mais qu'on aime de tout son coeur. Les moments partagés avec eux, tout ça.

Mais voilà. C'est une goutte de vin dans un verre d'eau. Et lors de notre dernier soupir, c'est bien cette goutte de vin qu'on essaie de retenir ne serait-ce qu'un quart de seconde, je suppose. Alors, quand on y pense, on passe quand même un sacré bout de temps dans notre vie à se contenter d'exister.

 

Voilà, là ça finit. Maintenant c'est le Florian du 24 Octobre qui parle. Encore maintenant, j'hésite à publier. J'hésite j'hésite. Bon, allez... ça coûte rien de le faire. Qui sait, je vais ptet finir par le supprimer, de toutes façons.

Publié par boiseime à 20:50:04 dans textes | Commentaires (4) |

il est complètement inexpressif, mais c'est juste un petit travail sur l'éclairage… | 24 octobre 2007


Publié par boiseime à 19:58:14 dans dessins | Commentaires (0) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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