Publié par boiseime à 19:44:47 dans dessins | Commentaires (4) | Permaliens
Publié par boiseime à 22:19:37 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (0) | Permaliens
'ai envie de parler anglais, mais j'écrirai français. Hier soir je devais réviser ma philo sur la conscience pour me préparer, pour ma dissert' de ce matin, et du coup j'ai relu des notes de mon blog que j'ai écrites ya un sacré paquet de temps, qui étaient justement reliées à la conscience. Ça m'a fait remarquer que j'ai eu toute une période sur mon blog, où pas mal de ce que j'avais écrit était plus au moins relié au problème de la conscience. Ça m'a fait drôle de constater combien, en seconde, j'avais réfléchi à toutes ces choses, que j'étudie maintenant en cours.Publié par boiseime à 19:37:33 dans textes | Commentaires (1) | Permaliens
- Mais je n'ai RIEN à leur écrire ! cria-t-il désespérement.
- Comment ça ? Comment ça, t'as rien à leur écrire ? T'as FORCÉMENT quelque-chose à dire !...
-Beh... L'autre jour, j'avais bien une idée, mais... mon internet a buggé alors que j'étais encore en train d'écrire...
- AH ! Merde !
Un silence gêné tomba. Celui qui n'avait "rien à leur écrire" était un maigrelet torse nu et couvert de bleus, ligoté par un entremêlat confus de cordes collées autour de lui, assis sur une drôle de chaise, qui, à vrai dire, bougeait.
- Je crois que... Je crois que ça a servi à rien de le taper...
Le bourreau, une armoire à glace aux cheveux rasés, aux yeux enfoncés comme des racines sous terre, à une mâchoire si carrée que le bas de son visage ressemblait à la base d'un triangle, et à la moustache aussi touffue qu'un balai-brosse, jeta un regard noir et vif à la chaise qui venait de parler.
- Si... Si j'avais su, je l'aurais dit au boss, et... et on en serait pas arrivés là... Fallait le dire tout de suite... Ça change TOUT, si vous aviez essayé de faire une note...
Le maigrelet avait le visage baissé, ses cheveux longs couvraient son visage.
- Ça... Ça va ? demanda le bourreau.
Après un court silence, le maigrelet répondit simplement :
- Non...
Le bourreau se tordait les mains, fronçait ses sourcils.
La chaise demanda :
- Bon, et après, pourquoi t'écris pas de note ?
- Mais... Mais parce que j'ai rien à dire ces temps-ci, c'est tout! Rhôh, là, faut me lâcher les basques, c'est pas comme si mon blog était un journal intime ! J'écris quand j'ai envie d'écrire, ou quand j'ai quoique ce soit à dire et... et, voilà, c'est juste pas le cas en ce moment...
- Et ce court texte que tu as écrit avant de te coucher, hier soir, hein? Ça mérite pas d'être développé?
- J'en sais rien... Je m'en fous...
- Tu sais ce que je crois ? continua la chaise.
- Jsais pas... soupira le maigrelet. Ses bleus lui faisaient encore mal.
- Jcrois que t'as encore TOUT à dire, mais que tu ne peux pas penser à tout, et que tout n'est pas forcément utile à développer...
- Oui, sûrement...
- N'es-tu pas comme un cueilleur dans un champ? Regarde, tous les fruits que tu n'as pas ramassé...
- Je cueille, quand j'ai ENVIE de cueillir... Tous les fruits que j'amasse ne sont pas aussi bons les uns que les autres, en plus.
La chaise se tût enfin.
Comme s'il doutait que cela ait suffit, comme s'il s'était cru légèrement coupable, le maigrelet rajouta :
- Nan et puis j'ai quand même d'autres choses à faire ! J'ai d'autres choses à écrire, moi ! J'ai une nouvelle sur le feu, et puis cet énorme projet... En ce moment, je pense à alimenter un personnage auquel j'avais pas tant pensé, jusqu'à présent.
- Bon, bon.
Pendant ce temps-là, le bourreau s'était mis en tailleur dans un coin, écoutant la discussion de la chaise et du détenu.
- Non, et puis... Il faut vraiment que j'ai l'envie d'écrire, parce que... au fond... S'il n'y avait pas d'envie, je crois que ça ne me servirait à rien, tous ces textes... Ce n'est pas parce que je vais écrire un texte où je me questionne sur la vie, sur la vie par rapport à la mort, sur la mort, sur la notion d'ennui et de routine par rapport à la vie, sur la question du SENS et de la quête, sur la remise en question du matérialisme contemporain, que demain j'en serai plus épanoui... Peut-être qu'une note pareille, malgré toute la pertinence qu'elle pourrait avoir, ne servirait tout simplement à rien... Malgré toutes les pensées et les textes qu'on peut écrire, on reste les mêmes, et, après tout, ce n'est pas mal, je suis bien dans ma vie...
- Parce que tu voudrais écrire dans le sens d'une quête ?... demanda la chaise.
- Chais pas moi... Non, oui... Pas tout le temps...
Ils se tûrent.
Le rabougri finit par rompre le silence :
- Euh... Dites...
- Oui? fit la chaise.
- Est-ce que...Est-ce que euh... Est-ce que vous pourriez me libérer ?...
- Ah, oui, pardon...
Les cordes se défirent alors comme des serpents tombant d'un arbre.
- Je peux... Je peux partir ? demanda encore le détenu.
- Oui, oui...
Le maigrelet fila vers la sortie, ouvrit la poignée de la porte, puis, avant d'ouvrir, précisa :
- Vous inquiétez pas, hein... Quand j'ai envie d'écrire, j'écris...
Puis, il sortit et referma la porte derrière lui.
Publié par boiseime à 20:44:43 dans textes | Commentaires (5) | Permaliens
Publié par boiseime à 21:21:18 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (0) | Permaliens
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J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.
Bonne lecture.
Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.
Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.
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