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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

Into the Wild | 18 mars 2008

Cela fait une éternité que je ne parle plus ni films ni livres sur ce blog. J'ai dû le faire une ou deux fois, au tout début de mon blog, et puis j'ai progressivement compris que ce blog n'allait pas contenir ce genre d'articles. C'est, par ailleurs, un excellent genre d'article, mais il n'appartient pas à "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est comme ça. Cela dit, je vais faire une exception aujourd'hui, cependant limitée car je ne compte pas excessivement disserter là-dessus. Voilà, je viens d'aller voir Into The Wild. Ce film est non seulement grandiose, magnifique, bon, excellent, génial, il est aussi riche de sens. Ce film, ce n'est pas seulement des personnages attachants, une aventure incroyable, des images époustouflantes, une réalisation excellente; ce n'est pas seulement du pur divertissement, peut-être plaisant, mais quelquepart faux, c'est aussi un truc qui vous fait penser et réfléchir à dix mille trucs, pendant, et après la séance; qui nous fait réfléchir — ou tout au moins me fait réfléchir — sur le sens de la vie, sur le bonheur, sur autrui, sur la société... Et ça m'a même remis en question. Je pourrais presque dire — bon, presque — que ce film a changé ma vie, mais je crois que ce serait exagéré, au moins parce que l'on ne peut savoir la qualité d'un pain au chocolat que lorsqu'il a refroidi (je trouve ça complètement faux, mais c'était formulé comme ça je ne sais plus où et l'idée de la phrase est bonne).

Cela dit, je suis un petit cinéphile en herbe, qui va voir en moyenne un film par semaine (en moyenne, hein, ça peut être plus ça peut être moins), alors si je vous parle là d'Into the Wild alors que je ne parle jamais ici des films que je vois, c'est que c'est quand même pas de la merde.

Lorsque j'ai entendu parler pour la première fois de la sortie du film, j'étais assez fasciné par l'idée. Je ne sais pas qu'est-ce que vous ressentez par rapport à ça, mais pour moi, retourner vivre dans la Nature la plus sauvage, c'est un fantasme. Un fantasme, car le fantasme se rêve sans jamais, jamais se réaliser : c'est le propre du fantasme. Et oui, vraiment, retourner à la vie sauvage, c'est le rêve que je suis certain de ne jamais accomplir. Donc voilà : j'allais voir mon fantasme vécu par quelqu'un qui était assez révolté et clairvoyant pour franchir le pas. Expérience intéressante, je pensais.

Le film, à mon sens, contient donc une réflexion là-dessus, et comporte toute une remise en question du système de vie moderne; ça m'a même fait penser à un conte lu il y a longtemps, où le peuple d'un royaume entier boit de l'eau qui rend fou : seul le roi reste sage. Il boit cependant l'eau pour rester comme les autres. Ici, Alex (le personnage principal) ne compte pas boire l'eau qui rend fou. Il compte rester sage, voire le devenir. Il se guérit de la folie, ouvre les yeux. Il va donner du sens à sa vie.

Et, là, bien sûr, on se dit qu'on est tous fous. Que nous sommes tous aveugles.

Mais ce n'est qu'une partie de ce que j'ai assimilé du film.

L'autre partie, je ne vais pas vous l'expliquer, je vais vous la résumer dans un épisode du film : Le héros lit un passage d'un roman (je n'ai pas réussi à voir lequel au générique, mais j'aimerai vraiment le lire) où le narrateur déclare que le bonheur, c'est la campagne, de la musique, des livres, la nature; et si possible une femme à aimer et qui nous aimerait en retour, avec qui faire quelques enfants. Voir le personnage lire ça, ça m'a vraiment, vraiment ému, très bizarrement peut-être même plus que les passages les plus émouvants du film.

Alors voilà, le bonheur ne se trouve pas forcément au fin fond de l'Alaska. Et puis le héros dit ça : "Happiness is real only shared"

Combien de fois j'ai pu me dire ça dans ma vie. De temps en temps, alors que je passe du temps avec mes proches, je prend intérieurement du recul, je savoure le tableau, et je me dis que c'est cela qui est précieux.

 

La vie un sens. Ou elle peut en avoir un.

Bon, vous voyez, je n'approfondis pas beaucoup mon commentaire, je viens de me relire et je me dis que c'est peut-être mal creusé, mais voilà la donne : il faut voir ce film. Ça vous bousculera peut-être moins que moi, mais ça ne peut tout de même pas vous laisser indifférent.

 

p-s : ah, et puis j'ai de plus envie de lire Thoreau sinon. Au moins d'en savoir plus sur lui et sa littérature. 

Publié par boiseime à 22:57:00 dans allez voir/lire ça | Commentaires (2) |

L'Enfer, c'est les autres. Le Paradis aussi. | 18 mars 2008


Publié par boiseime à 22:17:41 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (0) |

La vie est un ciel étoilé qui me rend perplexe. | 11 mars 2008

Le marchand de sable est un homme très occupé. Alors, parfois, quand il n'est pas encore disponible, il vous envoie ses assistantes les muses pour s'excuser, qui vous inspirent et vous font écrire des choses tard dans la nuit. On ne dort alors pas, mais l'on rêve éveillé.

Publié par boiseime à 22:28:33 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (2) |

Dormeur | 08 mars 2008

Aujourd'hui, je suis rentré en région parisienne. En trois heures de Tgv (mince, trois...), je n'ai pas cessé de croquer sur mon carnet les voyageurs alentour. Ça commençait à faire longtemps, c'est bien.

Publié par boiseime à 00:26:09 dans dessins | Commentaires (0) |

Sur la bédé, sur la littérature, sur moi par rapport à tout ça, et puis sur mon deviantart et les yeux rouges, à la fin. | 06 mars 2008

J'ai faim. Après cette note, je vais croquer un bout.

Je me sens... Drôle. Soulagé, libéré. Aujourd'hui, j'ai terminé de retravailler L'Hydromelade, mon roman, que j'ai revu de bout en bout tout le long de ces vacances. J'ai écrit ce truc en neuf mois, mais ça va faire bientôt un an et demi que je le retravaille. J'y ai mis mon coeur... Si vous voulez voir l'ouvrage, c'est dans mon bloggroll, le lien est pas difficile à trouver.

Je compte imprimer deux exemplaires pour des proches, et j'hésite à en imprimer d'autres dès maintenant pour les envoyer à des éditeurs. Sinon, j'attends les prochaines vacances.

De toutes façons, je n'espère pas tant le publier. Je sais que j'ai peu de chances. Parce que, si je n'y arrive pas, (et même si j'y arrive, d'ailleurs) je pense que je l'adapterai en bande dessinée, dans quelques temps, quand je serai suffisamment prêt. Comme je ne le suis pas pour l'instant, je compte m'atteler à un autre projet de bédé d'ici cet été, qui sera un vrai projet bédé, mais cela dit moins dantesque pour l'amateur que je suis. Ce sera une transition, un exercice. Il me reste encore l'histoire : il me faut quelque-chose d'assez gros, sans l'être excessivement. C'est embêtant... Même ma nouvelle, dont je travaille le schéma narratif, va commencer à devenir un futur second roman... Je sais pas faire de petites histoires. Je sais écrire des délires pour mon blog, mais des petites histoires... Enfin, j'y arriverai bien.

C'est bizarre, quand même. Je me sens davantage fait pour la bédé, et au lieu d'en faire, j'écris des textes et des romans. Pourtant, je pense que c'est vraiment ça qu'il me faut : si j'étais destiné à la littérature, je lirai plus; alors que je le fais extrêmement peu - je suis le premier à dire que c'est dommage ! J'ai envie de lire des millers et des milliers de bouquins, alors que je les lis au compte-goutte, c'est horrible... Qui sait si, dans vingt ans, j'aurai lu Dostoïevski, ou Tolstoï ? Bon sang, j'espère que oui quand même... Bref. Je lis donc extrêmement peu. Et c'est bizarre d'écrire un roman, quand on ne lit pas plus de romans que n'importe qui d'autre. Parce que c'est vrai que c'est ça qui forge l'écrivain, en partie : lire les autres, c'est déjà un peu apprendre à écrire. On s'en rend encore plus compte lorsqu'on écrit effectivement. Depuis que j'écris mon roman, je ne les lis plus exactement de la même manière : je suis beaucoup plus attentif au style, comment c'est écrit, et je tâche d'en prendre de la graine.

Pour moi, voilà comment on apprend (que ce soit pour la littérature ou la bédé) : en observant les autres, et en s'exerçant.

C'est en forgeant qu'on devient forgeron, mais c'est aussi en regardant comment les autres forgent.

J'ai les deux, mais pour deux disciplines différentes, c'est couillon : je lis moins de livres que je n'aimerai, mais j'ai écrit un roman, je commence donc drôlement à m'exercer; et je lis un quantité non négligeable de bédés - quoique ça a énormément changé... Aujourd'hui, j'en lis extrêmement peu comparé à avant. Il y avait une époque ou j'allais à la médiathèque d'à côté deux fois par mois, en empruntant huit albums à chaque fois. C'était il y a des années. Aujourd'hui, je change mes bédés à la médiathèque une fois tous les deux mois, n'en empruntant que quatre... Sans compter les achats : ça fait des mois et des mois que je n'ai plus acheté la moindre bédé, mais comme ma soeur travaille et vit chez nous, elle a un fort pouvoir d'achat et achète les bédés qu'il m'est vraiment essentiel de lire (soit les Donjon, en fait... Enfin, surtout).

Alors qu'avant, j'allais à Virgin et m'achetai facilement cinq bédés. La fréquence, par contre, je sais plus...

Bref, j'étais très gourmand en la matière, et j'ai freiné. C'est que je manque davantage de temps, sans compter que ces derniers temps, j'ai lu des gros pavés assez considérables et assez longs à lire... (ce qui ne va pas s'arrêter tout de suite puisque, lorsque j'aurai fini American Gods de Neil Gaiman, un livre, (ce qui n'est pas près d'arriver puisque je n'en suis qu'au chapitre trois) je lirai l'énormissime et considérable Watchmen, au scénario du géniallissime Alan Moore - oui, j'aime bien les -issimes)

Bon, je compense mon manque de lecture actuel en ne lisant, par contre, que d'excellentes bédés, je n'ai plus de temps à perdre comme avant pour les autres. Et, ce que je veux bien sûr dire, c'est que les bédés que je lis, j'essaie - J'essaie ! De les étudier... J'aime acheter mes bandes dessinées, pour pouvoir les étudier à longueur de temps quand je veux. Et je vois comment les dessinateurs font leurs bédés. Je vois les différents styles, les différents moyens, les différents partis pris, et j'admire autant les bandes dessinées de Cristophe Blain que celles de Joann Sfar, que celle de l'incroyable Frederik Peeters, de l'incroyable Emmanuel Guibert, de l'américain Craig Thompson... Tous, je les admire, et j'étudie précieusement leurs bandes dessinées, de sorte que, lorsque je m'attellerai à la bédé, j'aurai déjà un certain acquis : tout comme un écrivain apprend d'abord en lisant attentivement des livres, un auteur complet de bédé aura appris en lisant tout aussi attentivement des bandes dessinées. Évidemment, cela ne suffit pas, et extrêmement souvent, la bande dessinée s'est énormément enrichi en s'alimentant de gens qui n'avaient pas baigné dans la bédé : Edmond Baudoin, que j'admire considérablement, n'avait quasiment jamais lu de bédés lorsqu'il s'y est mis, et David B. était surtout un grand féru de littérature : mais justement, ça a nourri la bédé.
J'aimerai penser que ça peut marcher en sens inverse. J'aimerai que ma boulimie de cinéma et de bande dessinée alimente l'originalité de mon écriture. Mais je ne sais pas si c'est le cas.


Bref, toujours est-il que je pense quand même qu'il est essentiel d'étudier des auteurs sérieux pour avoir, soi-même, des bonnes inflences qui nous construisent. Mais, évidemment, il ne s'agit pas uniquement de ça. Il faut aussi, bien sûr, en faire, ce qui vraiment va nous apprendre.

Or, j'en ai pas encore beaucoup fait. Alors que j'ai écrit un roman et travaille à en mettre peut-être un second en chantier, niveau bédés, je commence vraiment à peine... En fait, c'est la première fois que m'y attelle très sérieusement, avant c'était pas vraiment un entraînement très considérable... En art plastique, soit trois fois par semaine, je travaille ainsi à faire de VRAIES planches, depuis plusieurs mois. Ça me fait un premier échauffement.

Bref, donc voilà la donne : Pour apprendre, il faut étudier et s'entraîner. Et mon problème, c'est que j'ai fait les deux, mais pour deux disciplines différentes : j'ai bien étudié mes chères bédés, mais me suis encore peu entraîné; et j'ai écrit un roman, mais n'en lis pas suffisamment à mon goût.

Bon, je pense que cela dit, les choses vont s'équilibrer : si je ne vais peut-être pas lire plus, je commence à lire plus attentivement, et si je ne me suis jamais beaucoup entraîné à faire des bédés, maintenant, je commence, et j'accélèrerai le pas en été, comme j'en ai déjà parlé.

Bon. Je commence à parler depuis longtemps, et j'ai vraiment faim. Je change de sujet sans en changer : je vais vous parler de ces derniers jours, durant lesquels j'ai donc retravaillé mon roman.

L'autre jour, j'avais bossé un passage assez chiant à retravailler, c'était si embêtant que j'y suis allé très lententement, en alternant avec beaucoup de glandouille sur le web. Du coup j'avais bossé que quelques pages. Et puis le soir, j'ai repris le travail. Ayant dépassé le passage un peu chiant, j'y suis allé moins mollo, j'ai bossé pendant des heures sur mon ordi et je me suis couché à trois heures du mat'. Le lendemain, j'ai voulu vous écrire une note pour décrire ma douleur en me métaphorisant en un zombie aux yeux empourprés. Parce que j'ai passé ma journée à avoir atrocement mal aux yeux. C'est allé de mal en pis : au cours de la soirée, j'avais l'impression d'avoir des cils coincés dans mes deux yeux. C'était vraiment pénible. Du coup, je n'avais pas bossé mon roman de la journée; mais j'en ai profité pour alimenter mon compte Deviantart (je vais vous en reparler). Le lendemain encore, mes yeux me piquaient encore un petit peu, mais c'était quand même très largement mieux.

Bon. Maintenant je vous parle vite-fait de mon compte Deviantart, alors ? Okay. Comme vous avez pu le voir à chacune de mes notes (sauf mes notes de dessineux), je prends pas mal de photos. Eh bien, comme je ne peux pas mettre toutes mes photos ici, vu que je souhaite qu'elles restent des compléments à mes articles, et vu qu'en plus j'essaie en général que ça ait un rapport avec les dit-articles, tout ça fait que je ne publie pas TANT de photos que ça, en tout cas, pas autant que j'en prends, et même pas autant que j'en prends des vraiment belles.

Donc dernièrement, j'ai commencé à lâcher la bride grâce à deviantart : je me suis créé un compte, où j'ai commencé à mettre mes belles photos. Maintenant que ce deviantart commence à avoir un petit peu de contenu, qu'il propose des photos à voir, quoi, je peux vous le révéler, c'est pourquoi je m'apprête à mettre http://boiseime.deviantart.com dans mon bloggroll.

Voilà voilà. Pardonnez-moi pour cette longue note d'introspection, je vous laisse à vos occupations.

Publié par boiseime à 22:18:55 dans textes | Commentaires (1) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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