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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

Je suis | 03 mai 2008

Les planètes vont et viennent. Les étoiles restent figées dans l'absence d'air, au beau milieu du cosmos. 

Petite planète Terre, perdue dans l'espace.

 Je suis comme une étoile : un petit point brillant, parmi tant d'autres, s'arborant sur la toile cosmique, de façon microscopique et anonyme.

Je suis dérisoire. Je suis un, nous sommes des milliards. Mais c'est ensemble que nous formons ces milliards : en cela, nous ne sommes pas dérisoires. Je ne suis pas dérisoire. Nous sommes mêmes responsables de nos actes : ces derniers pèsent, sur tout. Je suis un point aussi insignifiant qu'un atome. Insignifiant. Mais l'amour de mes proches pèse tellement lourd que je me sens lourd comme une étoile brillante. Une étoile brillante, lourde et épaisse, et pourtant petite comme une poussière vue d'un jardin éclairé par la Lune.

 Je suis insignifiamment important.

 

 (oui, je sais que insignifiamment n'existe pas, mais je comprends justement pas que ça n'existe pas : dérisoirement, c'est moins beau, c'est même pas tout à fait synonyme à vrai dire, bien qu'il est vrai que rien ne soit vraiment synonyme à rien) 

Publié par boiseime à 00:01:45 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (0) |

S'il vous plaît un hymne !! | 02 mai 2008

Je viens de découvrir la note de ma soeur sur l'île des patates libres. Elle organise un concours : il faut faire un hymne, ou tout au moins la trouver. Chais pas moi, vous écrivez des paroles, vous les jouez à la guitare, au piano, à l'harmonica ce que vous voulez, et puis vous la chantez aussi : je sais pas moi, pour transmettre vous vous filmez avec une webcam. AU pire, si vous aimez pas montrer votre image, vous trouvez un microphone quelquepart, et puis voilà... 'fin chais pas, ya bien des solutions. Et puis si en plus vous avez honte de pas savoir chanter, tant pis pour nous, faites juste la musique en nous transmettant le texte. Ou bien juste la musique d'ailleurs. Et puis si vous faites pas de la musique vous pouvez juste nous faire un truc a capella. Ou bien juste nous filer le texte.

Et puis sinon, bah, l'hymne des patates libres, bah... Chais pas moi, faites un truc avec des patates... Des patates libres... écrivez un truc là-dessus... Composez une mélodie qui va avec...

Ma soeur, sans mon consentement, a prise la liberté de vous promettre un dessin de moi original, et même un exemplaire de mon roman. Je trouve ça nul, parce que j'ai peur qu'il y ait des cadeaux plus attirants étant donnés que je suis pas une star ou quoi, mais bon, si vous voulez elle a également promis une photo d'une très très jolie fille toute nue, mais si vous êtes des filles hétéros ça va pas davantage vous exciter...

Bon, franchement, participez au concours juste par pitié pour ma soeur : elle s'est carrément mise en danger, elle est complètement folle, elle s'expose à un vent super massif ça va être costaud... Et moi, là, je suis en train de me mettre dans la merde avec elle... Non seulement vous allez LUI mettre un vent, mais à cause de cet article que je commets par pitié pour elle, vous allez ME mettre un vent...

Franchement, si elle était une star des blogs, si elle recevait des dizaines de commentaires à chacun de ses articles sur l'île des patates, si on avait chaque jour des centaines de lecteurs, j'aurais pu comprendre, mais là, son action, c'est juste de la pure folie... De la pure folie...Faire un concours à quoi ? Sept lecteurs, qui ne se sont peut-être même pas donnés la peine de lire nos différents articles ?... Non, vraiment, ma soeur est complètement folle, mais je vous en supplie, prenez-la en pitié et participez au concours, commencez AU MOINS par aller voir la note où elle en parle, je vous en prie !!

 

http://ile-des-patates-libres.over-blog.com/article-19195507.html

 

(oui, je le mets en très très gros, mais je me dis que plus c'est gros, plus vous y allez, moins vous foutez un vent à ma soeur... c'est ptêt un peu débile, mais bon )

(Je suis pas beaucoup plus une star des blogs qu'elle, mais quand une soeur se met dans la merde comme ça, on doit l'aider, quitte à se compromettre... À RISQUER SA PEAU !)

 

 

 

Publié par boiseime à 16:16:17 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (2) |

Trace gratuite. À propos de la relation triangulaire entre écriture, traitement d'un sujet, et intérêt. | 01 mai 2008

À ce qui parait, c'est l'intention qui compte, alors voici une note de blog { edit : au début de l'article, je comptais ne plus rien écrire après la parenthèse qui suit, c'est pourquoi je soulignais que c'était quand même une note} (à vrai dire, j'ai vraiment, vraiment envie d'écrire, mais aucun sujet ne vient à moi. J'ai pas envie de raconter ma vie ou de philosopher en plus, je voudrais faire un truc poétique. Je pourrais écrire un truc qui serait la métaphore de celui qui n'a pas de sujet alors qu'il veut écrire, mais même pour ça je manque d'inspiration).

 

Il y a partout des sujets. Des sujets d'actualité, des sujets philosophiques, politiques, métaphysiques, futiles. Ils flottent tout autour de nous. Et pourtant, parfois, on est juste incapable d'en attraper, serait-ce le moindre. On ne peut pas parler d'un sujet comme ça : il faut avoir ENVIE de traiter d'un sujet, ce sujet-là et pas un autre, ou alors si, un ou deux autres avec. Seulement, parfois, on a pas envie de traiter d'un sujet, juste envie d'écrire. Il y a envie d'écrire, et envie d'écrire : il y a envie de traiter de ça, et il y a l'envie de laisser une trace de belle facture. Cette trace de belle facture DEMANDE un sujet, mais ce sujet, alors, est juste ce qui permet la trace, et passe donc au second plan; quand d'habitude, c'est la trace qui est de second plan, laissant la part belle au sujet. Vous me suivez ?

 Il y a le fond, il y a la forme. On fait toujours les deux, mais parfois on fait l'un pour pouvoir faire l'autre. On fait souvent la forme pour faire le fond, mais parfois, on prend un fond pour pouvoir faire la forme. On ne peut, hélàs, faire l'un sans l'autre. Quoique. Ça doit pouvoir se discuter.

 Moi, voilà, j'ai envie d'écrire un truc poétique, mais rien ne me vient. Je veux faire de la forme, mais ne détient pas de fond qui me permettra d'accéder à cette forme.

 Écrire, c'est tout d'abord écrire à partir d'un sujet, et lorsqu'on en a pas, ça fout vraiment tout en l'air.

 En plus, l'écriture sans sujet, comme celle que je suis en train de produire, a rarement de saveur. Enfin, si, j'ai un sujet puisque je me retrouve à parler de l'interdépendance entre sujet et processus d'écriture, mais je ne sais pas si c'est très intéressant. Je devrais donc arrêter, avec ma soupe au lait incolore.

 Écrire pour écrire, c'est bien, mais la qualité du sujet joue vachement sur la qualité de la trace de belle facture de tout à l'heure. Ce serait cool si je parlais d'un truc supercool.

 Mais j'ai la flemme de m'éloigner. De vous inventer, par exemple, un poète devant vous, qui appelle toutes les muses qu'il a dans son répertoire téléphonique, mais n'arrivant à en joindre aucune. Alors, du coup, il essaie d'écrire quand même, et se retrouve comme un débile perdu dans le désert à parler du lien entre sujet, fond, et processus d'écriture.

Le poète cherche à faire son poète, et d'ailleurs, mon poète à moi se fiche complètement de sur quoi il écrit.

 Même Quenaud (comme ça s'écrit déjà ? Vous savez, Raymond ?), quand il veut s'éclater à écrire n'importe quoi, à jouer sur la forme, doit utiliser un sujet : il se retrouve avec une querelle de bus. Vous me direz, il y a l'Oulipo, qui est si absurde qu'elle doit bien se passer de sujet.

 Eh bien, voilà : l'écriture sans sujet, ça existe, c'est l'écriture absurde.

 Donc, on peut écrire sans sujet.

 Donc, nous en déduisons que j'avais tort : écriture et sujet ne sont pas intrinsèques.

 Seulement, un peu quand même, par rapport à une notion en particulier : l'intérêt.

En effet, un texte sans sujet me paraît peu intéressant. Voilà la donne, c'est comme la matière et l'esprit : un esprit vit dans une matière; une matière, sans esprit, n'est qu'un vulgaire objet.

De la même manière, un sujet, pour vivre, doit se trouver traité, et un texte, pour avoir un tant soit peu de consistance, doit traiter d'un sujet. Et ce qui fait qu'un texte est intéressant ou non, ce n'est pas le concept en soi de texte, c'est ce que ce texte nous dit. C'est le traitement d'un sujet. Donc, l'intérêt, lui, est intrinsèque au traitement d'un sujet : il en découle. Le traitement d'un sujet est l'essence de l'intérêt. Et une absence de sujet, une absence de son traitement, c'est une absence d'intérêt.

Un texte sans intérêt, c'est un texte qui ne discute rien du tout, qui ne raconte rien du tout, qui ne parle de rien du tout, c'est un texte qui, justement, se contente de parler, de parler pour ne rien dire. 

J'écrivais tout-à-l'heure : "la qualité du sujet joue vachement sur la qualité de la trace de belle facture". Eh bien, voilà : la qualité du traitement du sujet, c'est le degré d'intérêt, et le degré d'intérêt, c'est d'abord celui du texte. 

Mince. Moi qui voulait écrire un truc poétique, je me retrouve à faire de la philosophie de bas étage. N'empêche, ça faisait une éternité que j'avais pas fait de vraies notes philosophique sur ce blog...

Mais je trouve que le sujet de cette note-ci n'est pas très intéressant. Enfin, c'est subjectif, parce que nous avons déduit qu'à partir du moment où nous traitons d'un sujet, nous sommes potentiellement intéressants : bah oui, parce que ça dépend quand même de l'interlocuteur. Voilà, voilà le truc, en fait : le traitement de tel sujet n'est pas forcément intéressant, mais il peut l'être, quand le traitement de rien du tout, un sujet non pas traité mais évoqué, mentionné, ne peut pas être digne d'intérêt. Peut être intelligent ce qui dit quelquechose, et bien ce qui dit quelquechose, non pas ce qui dit tout court.

On peut cela dit encore déclarer que la forme, à elle seule, peut présenter de l'intérêt. Justement chez Quenaud, dont le sujet de sa variation est bien trop dérisoire pour valoir de l'intérêt. Mais, justement, un travail de forme, c'est d'abord un travail de traitement, de traitement d'au moins un sujet : le texte. Ce qui est important, c'est pas le sujet, c'est le traitement qu'on en fait. Le sujet, c'est la chose, le traitement, c'est la manière qu'on adopte pour voir, pour comprendre, pour toucher cette chose.  

Hum. Voilà. Je crois que là, j'ai atteint le bout du fil. En tout cas, j'arrive pas à dérouler davantage. Il me semble avoir fait le tour de la question.

(et moi qui espérais écrire un truc un peu poétique... J'ai failli y aller, avec mon poète et ses muses à joindre au téléphone, mais, bon, la philo m'avait déjà embarqué, c'était trop tard...) 

Publié par boiseime à 01:45:17 dans textes | Commentaires (0) |

L'île des patates libres. | 27 avril 2008

Je me demande si on court à la catastrophe. Je veux dire : le monde, par rapport à la situation écologique. Nous vivons chacun de nos jours paisiblement, alors que nous sommes au bord du gouffre. En même temps, c'est normal : que l'on agisse ou pas, que nous changions nos manières de vivre ou pas, on ne va pas passer nos jours à paniquer tout ça, ça ne servirait à rien.

Je me demande vraiment comment on va s'en sortir, n'empêche. On verra bien d'ici une petite décennie. À ce moment-là, on saura si le pire a été évité ou bien si l'on plonge.

Je crois que c'est même inquiétant par rapport à la démographie mondiale. Être aussi nombreux, c'est dangereux. Nous faisons partie du règne animal, mais sommes tout-puissants : à ce titre, aucun autre être vivant ne nous régule, nous nous sur-peuplons donc sans être inquiétés, mais brisons l'ordre des choses comme le feront les planctons quand il n'y aura plus de poissons pour les bouffer.

Et là, je me demande : comment va-t-on s'en sortir.

 ...

 Bref, parlons d'autre chose. Je ne crois pas être hypocondriaque, mais j'ai des tas de soucis. Ma soeur m'a refilé sa crève : je passe mes journées à cracher mes poumons. Mes épaules me font mal, mais ça fait peut-être déjà un an, voire plus. Il faudrait que j'aille voir un ostéopathe, quelque-chose comme ça. Et, enfin, j'ai ce truc bizarre dans l'oreille. Je suis allé voir l'ORL, et j'ai cru qu'il avait résolu mon problème, mais non, ce foutu truc est revenu. Par contre, il s'est calmé. Hier soir, il m'a fait un putain de sale coup : je ne sentais rien à l'oreille, et pensais que c'était parti. J'étais vraiment content. Mais pas mal de minutes plus tard, ça a fini par revenir. Comme quoi, ce truc n'est pas là tout le temps...

C'est assez difficile à décrire. Comme un claquement de dents, mais dans l'oreille. Comme... Un gigotis, c'est un gigotis. Comme un tic sous la paupière, mais vers le tympan. 

 Je n'ai pas l'esprit chrétien. Le véritable chrétien a le sens du sacrifice, du partage, de l'abnégation. VOus me direz, je m'en fous : je ne suis PAS chrétien, je n'ai même pas été baptisé. Et pourtant, je me sens plus chrétien que juif (oui, parce que ma grand-mère maternelle, malgré son athéisme, est juive, et comme ça se transmet par la mère... En même temps, la dite-mère s'est faite baptiser, et moi, je n'ai jamais eue la moindre sorte d'éducation religieuse quelqu'elle soit, mais bref). Toujours est-il que je n'ai pas l'esprit chrétien. L'autre jour, je me retrouvais à Paris à manger un sandwich Subway de quinze centimètres... Je croisai un miséreux, et sans me le dire vraiment, pensai : non, je ne lui donnerai aucun bout de ce délicieux sandwich... Et, tandis que je passais devant lui avec ce délicieux sandwich, je constatai que je n'avais pas l'esprit chrétien. En règles générales également, quand je dois me serrer la ceinture, qu'il n'y a plus beaucoup d'argent dans mon porte-monnaie, je répugne à donner de l'argent aux sans-abris...

 Pourtant, c'est bien, le sens du sacrifice. Si les gens pouvaient faire passer les autres avant eux-mêmes, ce serait formidable. Malheureusement, les très égoïstes, les anti-citoyens, les connards et les cons, les incivilisés, les arnaqueurs, les péteux, sont tous ensemble rassemblés pour faire des saints des bonnes poires et des pigeons.

 Personnellement, je ne suis ni l'un, ni l'autre. Mais si je n'ai pas le sens du sacrifice, où est-ce qu'on va ? Si je crois en la perfectibilité humaine, si je crois que je dois rejoindre les actes et les idées, où est-ce que je vais ? Et, pourtant, je vous promets que, si demain il m'arrive la même chose, queje bouffe un putain de sandwich de quinze centimètres et pas de trente, que j'ai FAIM, et que je croise un miséreux, je ne lui en donnerai pas un bout spontanément... C'est-à-dire pas du tout. De la même manière, si je sors demain à Paris, je ne donnerai pas la moindre pièce avec ce que j'ai en ce moment-même dans mon porte-monnaie...

 Je ne suis un type bien que lorsque cela m'arrange. Peut-être que je m'arrangerai justement, un jour.

 Bref. Parlons d'autre chose. Parlons de l'île des patates.

Avec des proches, on a créé un blog. Chacun est libre d'ajouter sa pierre à l'édifice, si vous souhaitez participer : il suffit de nous dire que vous voulez faire partie de l'aventure. J'y ai écrit ma première vraie note, pas forcément passionnante, sur l'expo de Louise Bourgeois. Un article bien confus, mais... J'ai vraiment eu du mal à l'assimiler, cette expo. Voilà l'adresse du blog : http://ile-des-patates-libres.over-blog.com/

N'hésitez pas à jeter un coup d'oeil. 

 

 

Publié par boiseime à 19:53:47 dans allez voir/lire ça | Commentaires (0) |

Il pirato | 27 avril 2008

Publié par boiseime à 15:33:51 dans dessins | Commentaires (0) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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