• L'étourderie

    Nous sommes avant-hier. Je sors du train, arrivé à Rennes, et trouve un train desservant Dol en voie 2. Je descends les escaliers, remonte un AUTRE escalier, traînant une lourde valise, un bon sac à dos et la sacoche d'un appareil photo; et arrive sur le quai. À moins qu'à ce moment-là, j'ai déjà rangé mon appareil photo (et sa sacoche) dans mon sac à dos... C'est bien possible. Le train ne tarde pas à arriver : je le monte. Il partira dans un petit quart d'heure. Mon wagon est pratiquement vide. Dans un effort considérable, je rentre ma valise noire à roulettes dans le porte-bagages. Je pose mon sac à dos à côté de moi, me défait également de mon manteau et de mon chapeau, et ouvre American Gods. D'autres personnes arrivent progressivement dans mon wagon, mais extrêmement peu. Une fille discute sur son portable, mais j'arrive tout de même à me concentrer sur ma lecture. Le train finit par partir. À un moment, le train freine, et il garde une lente vitesse pendant un bon moment, puis il finit par accélérer. Il dessert Pont-Chaillou, et d'autres gares comme ça. Après une demi-heure de trajet, il dessert Dol-de-bretagne. Je mets mon chapeau, prends mon sac à dos, enfile mon manteau, et sors ainsi du train avec mes affaires, sauf que voilà : je ne trouve pas mon père sur le quai, qui, pourtant, arrive toujours à l'heure. J'allume mon téléphone, l'appelle : je n'y arrive pas tout de suite. Ça décroche, mais j'entends la météo... C'est la radio ? Je suis dehors, sur le parking. Je raccroche, l'appelle à la maison : ça ne répond pas. Je réessaie sur son portable : il répond enfin. Il m'explique qu'il est venu, mais qu'il ne m'a pas trouvé à dix-neuf heures à la sortie du train : je vois sur mon portable qu'il est seulement dix-neuf dix... J'ai dix minutes de retard. Mon père me dit qu'il arrive; et dix minutes-un quart d'heure plus tard, passé à guetter les voitures; mon père m'explique, alors que je lance mon sac à dos sur le siège à côté de moi, à l'arrière, qu'un autre train en provenance de Rennes était arrivé à 19 heures, ce qui m'étonne, car si je devais effectivement arriver à cette heure-là, je n'avais pas vu d'autre train pour Dol à Rennes, du moins j'ai pris celui que j'ai vu. Bref. On rentre à Plerguer. Après quelques minutes de décompression où je pose notamment mon sac à dos dans ma chambre, mon père me montre les photos de fleurs qu'il a prises avec ses différents appareils photo. Puis il me montre des photos de la baie du mont-saint-michel. Tout cela dure très longtemps. Les photos sont belles, parfois très belles, mais elles sont surtout extrêmement nombreuses... Beaucoup de temps plus tard, je vais enfin moi-même sur l'ordi, et surfe sur la toile. Le soir, pas grand-chose à la télévision : je feuillette psychologies magazine. Puis je retourne sur l'ordinateur. On finit par se coucher. Je n'arrive pas à m'endormir. Je n'ouvre pas American Gods, mais par contre, je feuillette mon beaux-arts magazine hors-série sur la bande dessinée. Le lendemain matin. Entre dix et onze heures. Je me lève doucement. Je regarde autour de moi, cherchant des yeux ma valise où choisir mes habits du jour. Je ne vois pas de valise. J'ai oublié ma valise... Putain, j'ai oublié ma valise !

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