Je suis devant un miroir et je sais que vous êtes derrière et que pour vous ce miroir n'est qu'une vitre. Vous me voyez et je ne vous vois pas et vous faites exprès de rester dans l'ombre. je joue des claquettes pour vous mais sans écho je n'ai aucune idée de ce que je suis en train de faire.Publié par boiseime à 21:41:49 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (1) | Permaliens
Imaginez-vous un type. Homme, femme, peu importe. Par androcentrisme (ouais jme la pète en faisant des néologismes cohérents !), je me l'imagine plutôt en homme.
Il est seul et il fait des choses. Devant une caméra. Il danse. Il clame des poèmes. Il dessine, peint. Et montre ses productions à la caméra. Puis il diffuse l'enregistrement sur internet, sans plus jamais les voir.
Dès lors qu'il lance ses enregistrements sur internet, il ne peut plus y avoir accès et perd le contact avec. Il n'a internet que pour envoyer ses vidéos. Il n'a aucun moyen de faire quoique ce soit d'autre avec.
Cet homme vit dans la maison détruite de l'artiste Raynaud. Le carrelage blanc tout partout, sur tous les murs. Un espace vide, blanc, carrelé, seul dans une maison qui est à l'abri du monde.
Vivant dans cette maison marginale et extrême, il ne voit personne. Il est en contact avec le monde par ses enregistrements, et c'est tout.
Il passe son temps à recueillir les sensations que lui procurent ce blanc, ce carrelage, ce rien-d'autre-que-ça. Et en partant de cela, de l'énergie que cela peut lui procurer, il peint, dessine, pense, dit, déclame, devant sa caméra.
Reste en contact avec le monde.
Mais ses enregistrements partent sans s'en retourner. Ayant perdu contact avec le monde, il ne peut savoir comment sont reçus ses enregistrements. Il pense, il dit, il écrit, il peint, il dessine, il envoie tout cela au monde, puis est destiné à se demander, piteux, de quelle manière ses productions sont reçues. Y a-t-il seulement qui que ce soit qui regarde son travail ? Et si oui, qu'en pense-t-on ? Au fond, ce qu'il veut savoir, c'est qu'est-ce qu'il produit. Il écrit ceci. Pour lui, ce n'est qu'un "ceci". Mais pour le lecteur, qu'est-ce ?
Sans réponse de quiconque, il a l'inmpression d'envoyer des cris aux montagnes qui lui refuseraient même le moindre écho. Il a l'impression de voir disparaître une part de lui-même dans un gouffre. Sans conscience du public, il n'envoie pas ce qu'il fait sur internet, mais jette dans une poubelle à l'abris des regard.
Publié par boiseime à 21:39:52 dans textes | Commentaires (7) | Permaliens
Publié par boiseime à 15:51:08 dans dessins | Commentaires (0) | Permaliens
Je mange un filet de hareng avec des légumes. Les arêtes du hareng sont comestibles, mais désagréables à la bouche, alors j'essaie de les enlever comme je peux.
Naissent, à un moment donné, plusieurs géants dans ma tête. Ils sont tellement grands que nous en sommes minuscules à côté d'eux. Ils mangent et dans leurs assiettes il y a quelques humains bien appétissants. Une des géantes, avec son couvert, tâche d'écarter deux morceaux de chair : elle trouve dans sa viande quelques os. Elle essaie de les enlever, mais chaque os reste profondément accroché dans la chair.
"Mais ! Qu'est-ce que tu fais ?! Ces os sont minuscules, tu peux très bien les manger !" s'exclame un autre géant.
"Oui mais c'est désagréable dans la bouche..."
"Bon... Fais comme tu veux..."
Publié par boiseime à 15:17:33 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (2) | Permaliens
"Je suis un loup solitaire"
dit le loup solitaire
Il se renfrogne et se renferme
Grogne
Fronce les yeux
Parle peu.
Le poil hérissé, la gueule fermée
le queue droite le long du corps
Le loup solitaire se tient à distance
des autres
puis les autres disparaissent
se cachent derrière les arbres et les pierres
s'en vont
filent
Il n'y a plus personne
Personne
Sonne ensuite la voix du loup
du loup solitaire qui se retrouve seul
Son poil hérissé
s'aplatit
Sa queue droite
Se recourbe
Ses yeux s'ouvrent
et regardent autour sans plus froncer
Il se redresse
Oui, il est seul !
Face à personne, le loup danse
Ses poils deviennent plumes
Le loup solitaire devient perroquet de toutes les couleurs
Le perroquet devient rossignol chantant
Le rossignol chantant se fait lion rugissant
le lion se fait fleur dévoilant toutes ses pétales
Le loup se transforme entièrement
De tous ses poils, se métamorphose
il est libre
fait ce qu'il veut
Publié par boiseime à 23:09:43 dans textes | Commentaires (0) | Permaliens
J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.
Bonne lecture.
Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.
Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.
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