<< Les "je t'aime" et puis mon coeur | Dialogue entre moi et moi | drawing >>
Je suis sur ma chaise à bascule, tapant cette note sur mon ordinateur, mon pied droit sur le genou gauche, lorsqu'un autre moi apparaît sur le tabouret à côté et me parle, en se tapant l'oreille :
C'est vraiment horrible... On a l'oreille complètement bouchée, c'est insupportable! Il s'enfonçait le doigt dans l'oreille. Ah! continuait-il. Ce putain de bourdonnement, en plus! 'Chier...
Oui, bon, ça va... Faut faire avec... répliquai-je.
Si je bouche mon oreille droite, ça ne change absolument rien... si je bouche mon oreille gauche, c'est comme si je m'étais bouché les deux oreilles...
Oui, bon, on va voir l'O.R.L mercredi donc arrête!
Comment tu veux que j'arrête avec ce bourdonnement permanent et insupportable? Avec cette horrible sensation de mur en béton dans mon oreille?! Tout ça, c'est de ta faute!!
MA faute?!
Quoi? Ce n'est pas toi, qui, il y a deux trois semaines, t'es nettoyé les oreilles, avant de, par mégarde, t'enfoncer ta crasse encore plus dans l'oreille? Beurk! Et toi, qu'est-ce que tu fait du coup? Tu te MOUILLES l'oreille! Tu te fous de L'EAU dans l'oreille! Nan mais quel CON, je vous le demande!
Oui bon t'as fini maintenant?!! soupirai-je. En vérité, je me contrôlais pour ne pas exploser la gueule de mon double.
Putain, et ce MAL de CRÂNE!! C'est ce putain de bourdonnement, aussi... se plaignait-il.
Écoute, casse-toi, tu vois bien que j'essaie d'écrire une note sur mon blog là...
T'y arrives, avec ce putain de mal de tête?!
C'est surtout avec toi que j'y arrive pas...
Mon double s'est levé, il est allé dans la cuisine, tout en me disant :
Qu'est-ce que je fiche là, au fait? C'est à cause de Pirates des Caraïbes trois que tu t'imposes un double?
J'essaie d'écrire...
Ces vraies que toutes ces scènes avec les doubles de Jack Sparrow sont trop excellentes... Il a un putain de rôle en or, Johnny Depp... Sans lui, cette saga serait merdique, c'est fou comme il porte le film. Il mériterait l'oscar du meilleur acteur pour ce rôle!
Je soupirai. Je me fatiguai.
Tout de même, le coup de toute l'armada de bateaux qui se casse et puis basta, à la fin, parce que le bateau avec les supérieurs hiérarchiques est détruit, c'est pas du tout crédible...
Si tu veux, mais laisse-moi tranquille, tu veux?
De toutes façons, les deux seuls vrais films qui valent absolument le coup d'être vus, ces derniers mois, c'est La vie des autres et Little miss sunshine... Qu'est-ce que t'essaies d'écrire, sinon?
J'étais revenu de la cuisine. Je tenais un verre de jus de fruit, l'autre main dans la poche, et regardais au-dessus de mon épaule.
J'aime pas qu'on lise par-dessus mon épaule... dis-je, désagréable.
D'accord, d'accord...
Puis d'un coup, mon double a disparu.
Je regarde derrière moi. Personne.
C'est vrai que j'ai mal à l'oreille...
(Edit du 30 Mai: je suis allé chez l'O.R.L, il m'a débouché l'oreille, et le coup de l'eau c'était pas une mauvaise idée finalement, mais j'ai dû mal opérer)
Publié par boiseime à 20:56:08 dans textes | Commentaires (0) | Permaliens
J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.
Bonne lecture.
Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.
Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.
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