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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

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Les "je t'aime" et puis mon coeur | 22 mai 2007

WEEEE ARRRRE THE CHAMMMMPIONS! NOOOO TIMMEEE FOR LOOOSERS, WEE AREEEE THE CHAMMMPIONS! PAS PAS BAM BOUM, TA!
 
Comme c'est mignon. Une photo d'un couple, elle regarde l'objectif, elle me regarde moi, un beau garçon aussi, deux jeunes gens parfaits, un message, une multitude de "je t'aime", parce qu'en fait il n'a rien d'autre à dire. Il l'aime juste, il ne pourrait pas expliquer pourquoi, je suppose. Et à la fois, je n'en sais rien. Je ne le connais pas. Il y a un côté mignon à ces vains "je t'aime" qui veulent dire on ne sait trop quoi. Suis-je jaloux? Non, je ne crois pas. Mais cela m'attendrit : Comme il l'aime vraiment beaucoup, il l'écrit beaucoup de fois, et même à la fin, en majuscules et comme s'il criait, comme ce que j'ai mis au début de cette note. Il l'aime tellement qu'il doit le répéter.
Je pourrais dire qu'à la place de répéter bêtement, vu que c'est bon, on a compris, il pourrait développer, ou je ne sais pas, approfondir, mais là, pour le coup, ce ne  serait que jalousie de ma part. On peut croire qu'il répète ces mots parce qu'il ne sais pas comment le dire autrement, ou que c'est parce que derrière ces mots en papier qu'on arrache d'un poing, il n'y a rien, ces "je t'aime" seraient une surface cachant la vanité de son amour.
On peut aussi penser qu'il n'éprouve pas le besoin de le dire d'une autre manière, qu'il n'a pas comme moi cette tendance à expliquer chaque phrase prononcée, qui fait que tous mes proches pensent parfois que je les prends pour des cons. On peut penser qu'il l'aime tellement et que comme l'amour rend aveugle, dans chacun de ses "je t'aime" c'est son exaltation qui sort de son coeur, comme un ballon de baudruche rempli d'air et qui explose. Peut-être chacun de ces "je t'aime" est en fait un "je t'aime" différent, peut-être ses "je t'aime" sont des symboles de son état intérieur.
Je ne peux cependant pas m'empêcher de me dire que c'est d'un très grand banal, tout ça.
En même temps je ferai peut-être pareil, mais j'espère pas. Je pense que je dirais quelquechose de proche, mais autre chose quand même. Mon "je t'aime" sera singulier, pour symboliser la singularité de cet amour. Parce que ce ne serait pas un amour banal. Ce serait un amour anticonformiste. Ce serait un coeur qui se la pète, qui craque son slip, qui fait comme s'il n'était pas comme les autres même s'il l'est, un coeur qui aime le chocolat comme tout le monde mais qui ferait semblant d'y préférer les bonbons à la pomme acidulée, ce serait un coeur avec un blouson en cuir, un béret vert, des lunettes rondes, des cheveux décoiffés, juste pour paraître différent.
Mon coeur n'aime pas être comme celui d'un autre.
Il veut être plus différent encore que l'autre coeur.
Mon coeur, pour se singulariser, se maquillera tout en bleu, on dira qu'il est de glace, mais dessous il sera rouge sang, comme tout être vivant.
Mon anticonformiste de coeur m'empêchera de dire je t'aime, puis pour ne pas faire pareil que tout le monde, il me fera dire "je t'aime comme un chocolat 86%", ou "je t'aime granuleusement", ça voudra rien dire mais au moins ce sera différent.
 
Mon coeur est dans son coin, dans le recoin de sa pièce, le sang passe dans ses artères et ses veines, en bordure, les trappes qui se ferment et s'ouvrent font un bruit sourd énorme, et mon coeur bat, il bat contre le mur par habitude, et puis il s'assoupit par terre pour savourer sa solitude, seul, il fait tout à fait ce qu'il veut, il pense à ce qu'il veut penser, il n'est pas obligé d'être poli ou d'avoir quelquechose à dire ou à écouter, ou à réaliser que décidément, parmi la multitude, il en faisait lui-même partie.
Mon coeur prend en main lui-même la machine pour s'occuper, tire la poulie, assemble les pièces. Pour s'occuper. Il travaille à me faire fonctionner. Quand il est très mal il faut exprès de mal assembler les pièces, pour se défouler, après je deviens bizarre. Parfois, il a la flemme de bosser, il tire peu la poulie et je suis fatigué. Parfois, très joyeux, il travaille d'arrache-pied, alors que je suis au lit à essayer de dormir.
 
J'ai un coeur dans mon coeur il en fait qu'à sa tête, c'est un anticonformiste et quand il doute ou va mal il me déteste.

Publié par boiseime à 20:49:01 dans textes | Commentaires (0) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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