J'étais en train de corriger mon roman quand, sur Fip, j'apprends qu'il y a eu une vingtaine de morts dont le tireur, dans un campus de Virginie, aux États-Unis. Je ne sais pas si le tireur était un des étudiants, mais je suppose que oui, et évidemment, je pense à Columbine, et je pense au film Elephant de Gus Van Sant, que j'ai vu avec mon prof d'anglais en troisième, à la fin de la projection, nous en avions discutés, et le prof souligne un trait du film qui m'avait moi-même traumatisé: Avant de tuer le directeur du lycée, un des tueurs dit que cela ne sera plus eux, mais que ça arrivera encore. Et ça vient d'arriver encore.
Je pense à tous ces génocides, déjà avant le génocide juif, et je pense à ce génocide juif dont on parle tant afin que l'on se souvienne afin que cela ne recommence pas, mais ça recommence, après il y a eu le cambodge, le rwanda, maintenant le Darfour.
On oublie pas, mais ça recommence, encore et encore. À chaque fois, c'est tellement horrible que ça ne peut pas recommencer, mais ça recommence.
Et comment faire pour que ça ne recommence pas? Qu'est-ce qu'on peut faire?
Franchement, je ne sais pas.
Les horreurs recommencent, et pendant ce temps-là, je corrige mon roman, je vais au lycée. J'apprends ça mais tout à l'heure je regarderai calmement la télévision. C'est horrible mais ça ne me fait rien.
Publié par boiseime à 19:17:03 dans textes | Commentaires (2) | Permaliens
J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.
Bonne lecture.
Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.
Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.
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