Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

robert le vampire | 29 décembre 2006

Publié par boiseime à 17:10:46 dans dessins | Commentaires (3) |

Dialogue entre le renard et moi. | 29 décembre 2006

Le renard m'a dit ensuite:
- Tu vois bien que tu n'utilises pas la bonne méthode.
- Mais qu'est-ce qu'il faudrait que je fasse?
- Eh bien, au lieu de faire tes machins stériles, regarde les machins des autres, très fertiles, tu te rendras soit compte que ce que tu avais fait n'était pas original, soit tu te rendras compte que toi, tu n'es vraiment pas doué.
- Je n'ai pas vraiment envie de me rendre compte de ces choses-là...
- Peut-être, mais si tu ne te fixes pas de repères, tu n'arriveras à rien. Regarde ce que les autres ont fait, observe bien, digère tout ça, et défèque-le en un machin qui sera à toi.
- Je n'aime pas le terme "déféquer". Il ne correspond pas à ce que vous décrivez. Ou alors j'ai mal compris.
- Tu as raison. Mais, pour ma défense, il me semblait logique de l'utiliser après "digérer", qui, lui, correspondait assez bien.
— Nous parlons de broutilles.
- Oui. Donc, vois-tu, tout ce que tu fais pour l'instant, c'est nul. Les pros font beaucoup mieux que toi.
- Mais ils ne sont pas nés comme ça. Eux aussi, ils ont eu mon niveau.
- C'est exact. Qu'en déduis-tu?
- Qu'il faut que je continue de travailler. Au bout d'un certain temps, j'acquerrai surement un niveau équivalent au leur.
- Peut-être bien.
- Peut-être bien. Mais, cela m'embête, parce que pour l'instant, quand je me confronte à quelque chose auquel je n'ai pas l'habitude de me confronter, je rate mon travail et barre sauvagement. Je n'y arrive pas.
- C'est bon signe. Si tu y arrivais, c'est que tu aurais fini de l'apprendre, et qu'il faudrait passer à autre chose. Puisque tu n'y arrives pas, continue de travailler ça, et ça viendra surement, au bout d'un moment.
- Oui. Mais, en attendant, c'est ennuyeux.
- Persévère. Persévère et tu finiras par y arriver.
- Il y a autre chose qui m'ennuie, renard.
- Quoi?
- Lorsque je veux réussir quelque chose, faire quelque chose d'original, je ne peux pas le faire rapidement. Je ne fais rapidement que des choses qui me sont aujourd'hui faciles, mais je ne peux pas faire de chefs-d'œuvres en cinq minutes, ou alors pour moi ce n'en sont pas, non, pour faire des choses intéressantes, vraiment réussies, cela me prend énormément de temps, il faut que je le prépare, voire que je le recommence, que je le reprenne, c'est terriblement fastidieux, mais ce n'est pas cela qui me gêne. Non, ce qui me gène, c'est de rater mes travaux quand je fais n'importe quoi. Je voudrais faire des n'importe quoi qui seraient merveilleux.
- C'est le rêve de beaucoup de gens, m'a répondu le renard.
- Je voudrais commencer à écrire et, à la fin, avoir fait quelque chose de magnifique.
- Je te comprends, m'a encore répondu le renard.
Je regardais le renard, et j'avais la sensation de ne pas avoir tout dit, il restait des choses dans mon sac à déverser, mais j'ai compris que c'était une fausse impression, et je l'ai juste regardé.

Publié par boiseime à 16:03:37 dans textes | Commentaires (0) |

- Mais évidemment, Charles! Comment veux-tu qu'elle t'aime si toi tu t'amuses à lui brûler les doigts?! | 19 décembre 2006


Publié par boiseime à 20:17:19 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (0) |

Il m'a embrassé les cheveux, moi, je regardais la neige tomber, serrée dans ses bras, mes bras serrant son corps, ma tête contre sa poitrine, je pleurais un petit peu, et mes doigts gelaient tandis que Shangaï et ma famille avait disparu pour moi. | 19 décembre 2006


Publié par boiseime à 20:11:44 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (0) |

Et après avoir dit cela, dans un silence palpable, le vieux renard, les yeux rieurs, mit son appareil dentaire dans son café, pour faire partir les petites choses qui s'étaient coincées entre ses dents. | 19 décembre 2006

Et comme je n'ai rien d'autre à dire ce soir et d'autres choses à faire, voilà simplement un petit extrait de "L'hydromelade":

"    Dans la vie, il y a les gens qui se disent : “oeil pour oeil, dent pour dent.” Et il y a les autres, qui se disent : “Si la haine répond à la haine, quand donc la haine finira-t-elle? Seul le pardon peut y mettre fin.” Puis enfin, il y a ceux qui pensent : “Pour un oeil, les deux yeux; pour une dent, la mâchoire.” C'était ces derniers qui avaient l'adhésion d'Alexandre.        
   
    Il entreprit donc de laisser un peu son roman tranquille, dont il avait commencé la rédaction, pour réfléchir à la sentence qu'il m'infligerait. Cela lui fit bizarre de penser que je savais la décision qu'il allait prendre, alors que lui-même ne le savait pas encore. Mais il appréciait l'idée de pouvoir se venger, et réfléchissait à quelle serait la pire sentance, la plus méchante, qu'il pourrait m'infliger. Traverser la Manche à la nage? Pourquoi pas...Le faire prendre une ligne de métro à une heure de pointe, et le faire traverser toute la ligne en lui demandant de crier :  “Je suis un putain d'enculé de merde”? Alexandre songea que les deux propositions étaient séduisantes. Alors, allait-il m'infliger la traversée de la Manche, ou les auto-insultes dans le métro? Il se décida pour les auto-insultes. Il composa mon numéro en souriant jusqu'aux oreilles lorsque mon téléphone sonna. Le téléphone était juste à côté de moi, mais je n'ai pas décroché tout de suite. J'ai répondu à la troisième sonnerie, en soupirant :
 — Allô Alexandre?
 — Dites-moi, est-ce que vous saviez vraiment que demain, vous alliez faire toute une ligne de métro en heure de pointe en criant : “Je suis un putain d'enculé de merde!”, quand vous m'avez acheté ce billet pour Rennes et que vous m'avez mis dans ce train?
 — Ma foi, c'est exact, je le savais.
 — Alors vous êtes vraiment maso. Et cinglé. Rendez-vous demain à la station de Bastille, à sept heures du matin.
Et il a raccroché."
 

Publié par boiseime à 20:05:38 dans textes | Commentaires (0) |

1| 2| >>

Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

musique du moment


Découvrez Fabulous Trobadors!

Décembre

DiLuMaMeJeVeSa
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31      

Compteur

Depuis le 20-12-2005 :
130647 visiteurs
Depuis le début du mois :
7457 visiteurs
Billets :
367 billets

Rechercher

Album

Tags

   Bonheur   Dieu   Florilège   Littérature   Portrait imaginaire   absurde   amour   anniversaire   aplat   art   artiste   autrui   avenir   bazar   bazar de l'esprit   bazar trous jean progression   besoin d'écrire   blabla   bordel de merde   bédé   bédé vénérée   carabosse   chiens   claude chabrol   contemplation   courbet   danse   demain   dessin   dessins   dodo   déboires   délire   film   gaiman   gribouillis   griboullis   grâce   halloween   hommage   imprévus   intellectuel   internet   introspection   journées   kangourou   l'Hydromelade   le guépard   le temps qui passe trop vite photo favorite humeur du jour   lecture   liberté   ligne claire   livres   majorité   masque   maturité   mort   musique   mère   météo   note courte   note gratuite   noël   nuages   pensée sur la création   pffff   photo   phrase inutile avec photo que j'apprécie   portnawak   poème autour des tgv   pub   racontage de life   racontage de life inutile   rapidité   relativité   responsabilité   rides   rien à dire   réalité   rêve   secret   sexe   soeur   soir   solitude   stérilité   sur le futur   sur le futur qui devient passé   tableau   temps   travail a domicile internet   trop cool   très très gros bazar   vie   vieillesse   Éloge   à propos u fait d'être vivant ce qui n'est pas rien tout de même   émotions   énergie  
  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03