• Cheminer doucement

    C'est dingue à quel point je n'ai pas envie de dessiner ces putains de chats.

    Mon prof d'illus ne nous a pas donné un sujet qui soit inintéressant, mais pourtant, là, maintenant, j'ai tout sauf envie de dessiner ces chats.

    Il y avait ce texte, à découper : pourquoi les bouts que j'ai choisis, à présent, ne me donnent pas envie de les illustrer ?…

    Pour éviter de travailler, je prends l'initiative d'une note sur mon blog. Ah, c'est du propre !

    Dans le salon, du bruit. Des rires. Je pense que Axelle a invité des amies et qu'elles sont en train de jouer. Les entendre s'esclaffer n'arrange rien à ma furieuse motivation.

    Ce matin, à la radio, j'ai entendu que la mort n'existait pas. Ce n'était pas désagréable à entendre.

    Plus on avance, et plus on va vers la mort : la vie est une marche en direction de la mort. Mais ce n'est pas grave, le chemin est agréable.

    Finir centenaire… Qu'est-ce que ça fait, d'avoir cent ans et d'être encore en forme ? D'avoir toute sa tête ? Ça nécessite de l'entretien physique. Un minimum de sport…

    J'ai vingt ans et, lorsque je compte ce qui s'aligne derrière moi, je me console en pensant à ce que j'ai à présent, en pensant à ce que je pourrais avoir plus tard.

    J'ai déjà quelques expériences achevés, des choses terminées qui ne sont plus que souvenirs, mais qu'est-ce que ce sera à cent ans ? Je n'aurai plus rien devant moi, si ce n'est mes descendants. Tout ce qui me restera pour mon propre compte, ce sera le temps présent et ma mémoire.

    Comment vieilliront mes parents ? Je leur souhaite de vieillir le mieux possible. Ils ont encore du temps.

    L'autre jour, je pensais à Velasquez dont on admire ses Ménines tous les jours au Prado. Pourtant, ce tableau a été peint il y a plusieurs siècles. Velasquez est mort il y a plusieurs siècles. Mais, tous les jours au Prado, des gens doivent admirer son oeuvre.

    N'est pas Velasquez qui veut. 

    N'empêche, j'aimerai bien laisser un tout petit quelque-chose à la postérité. Un jour.

    Pour ça, il faudrait que je travaille beaucoup et que je me nourrisse beaucoup.

    Et ça, ça commence avec le sujet de Dégé : travailler beaucoup, ça commence avec l'illustration de ce texte de Buffon, ça commence avec ces foutus putains de chats.

    Que je n'ai pas envie de dessiner.

    Je suis dans une impasse… vais-je devoir renoncer à la postérité ?…

     

    Ah là là.

    A part ça, tout va bien.


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