• Ça fait du bien de se mettre un peu d'Iggy Pop. Ça fait vraiment du bien.

    Bouger dans tous les sens, tandis qu'il n'y a que Julien dans l'appart (dans sa chambre).

    J'aime Iggy Pop.

    C'est assez intéressant.

    Il y a deux souhaits qui s'opposent dans ma vie : dormir, et me réveiller.

    Dormir comme ce matin, où je ne me suis pas levé de mon lit avant midi. Il a fallu que je reçoive un texto pour m'obliger enfin à me lever (il fallait bien que je le lise).

    Dormir, comme je n'ai pas pu continuer de le faire hier matin, ni même la veille.

    Dormir. Dormir est un de mes souhaits permanents, il y a des jours où je me dis que je pourrais passer ma vie à dormir, à ne vivre que de rêves.

    Affronter l'état d'éveil est une affaire délicate.

    Mais me réveiller est également un souhait, extrêmement important.

    Notamment lorsque je me mets du Iggy Pop, dans la cuisine, tandis que je m'apprête à essuyer tout la vaisselle. Je me défoule complètement, tout en essuyant la vaisselle. C'est trop cool. Le problème c'est quand on a fini la vaisselle. Danser pour danser…

    Iggy Pop, ça ça me réveille.

    Me réveiller. C'est comme un automate, à qui une flamme de vie, une étincelle lui est insufflée. Me réveiller c'est m'allumer. C'est me mettre en feu (ça me fait penser à une très belle scène du Indian Runner de Sean Penn, qui parle justement du feu, de la flamme).

    Me mettre en feu.

    C'est beau, de s'enflammer. C'est franchement beau. C'est un réveil, une sensation d'être vivant.

    La musique, peut m'enflammer. Jouer du théâtre. Danser. La colère, aussi. La peinture, des fois; dans certains contextes. L'écriture ! L'écriture, un petit peu, d'une certaine façon. Dans certains textes.

    Certains FILMS m'enflamment. L'émotion, en général, m'embrase. 

    Beaucoup de choses m'embrasent, et alors c'est très très bien. C'est comme être du feu.

    Ça fait vraiment beaucoup beaucoup de bien.

    Alors voilà : il y a dormir, et il y a se réveiller.

    Il y a geler, et s'enflammer. Les deux sont bons, suprêmement bons.

    Il sont pourtant absolument opposés.

    Il y a l'entre-deux, quand je ne dors pas mais que je ne suis pas réveillé non plus. 

    Alors, je semble endormi. Les gens ne savent pas forcément comment je suis lorsque je suis réveillé. Pour certains d'entre-eux c'est une révélation.

    J'aime dormir. J'aime me réveiller.

    Mais je n'aime pas dormir debout…


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  • C'est marrant, les études changent, mais il y a toujours quelque-chose de semblable.

    Ce que je veux dire avec cette phrase un peu vague, c'est que le boulot que j'avais à faire avant, c'était des devoirs maisons, des dissertations, des choses écrites quoi. Ou alors il fallait réviser pour les contrôles.

    A présent, le boulot que j'ai à fournir relève essentiellement du dessin. Mais c'est toujours la même chose : j'ai la flemme de bosser.

    J'ai terriblement peu envie de faire le boulot pour Carpentier alors que c'est pour après-demain et que ça va me prendre du temps.

    C'est intéressant, ma vie change. Ma colocataire est une bosseuse, qui aime vraiment travailler, qui se donne du mal, qui se cultive, s'enrichit. Axelle (mon autre coloc), c'est pareil. Moi, j'ai la flemme. J'ai commencé à bosser, mais j'ai beaucoup de mal à m'y mettre. Et je ne lis certainement pas Walter Benjamin à cause de telle conférence, je ne lis pas Cocteau, et je ne suis pas sûr de lire l'éloge de l'ombre de sitôt. 

    C'est marrant d'être en coloc, c'est un vrai changement dans ma vie.

    Moi qui est tellement dans ma bulle, je vis en colocation… C'est drôle.

    Et c'est pour ça que ce n'est pas si facile que ça pour moi. Je ne suis pas fait pour vivre en colocation, je suis un "embullé". Du coup, c'est un peu une épreuve, une difficulté… Mais c'est intéressant, ça m'enrichit.

    Et puis, c'est un concours de circonstances. Comme toujours dans la vie. Toute biographie est une longue liste de concours de circonstances.

    Il faut avoir de la chance.

    Cet appart, cette coloc, c'est un peu une épreuve mais c'est surtout une chance énorme.

    Je touche de plus en plus rarement à mon blog. C'est que je m'y retrouve à raconter ma vie alors que ce n'est pas ce que je veux faire.

    Je veux "disserter", réfléchir, écrire des textes poétiques… je ne sais pas. Et puis j'attends des choses qui m'importent vraiment, qui fassent sens, qui mûrissent dans ma tête.

    Mais je me retrouve à raconter ma vie, encore et encore.

    Hier, j'ai trouvé une photo (sur facebook) d'une amie, datant de la seconde, ou bien de la première. 

    C'est pas la seule qui me fasse cet effet. Toutes les photos de cette période me font un drôle d'effet.

    Ça date d'il y a trois, quatre, cinq ans seulement. C'est la "période lycéenne". Comment ça peut sembler aussi loin alors que c'est si récent ?…

    Le bac ne me semble pas si loin, mais si je repense à la première, la terminale… Si je repense à mes amies, la façon dont elle s'habillaient à l'époque… si je retrouve cette photo prise par Agathe, où elle nous a demandés à moi et Carla de nous prendre la main en regardant dans des directions complètement opposées… J'avais les cheveux longs, mon sweat rouge… 

    C'est si loin, tout ça est tellement loin… Et pourtant… Quatre ans ? Quatre petites années…

    C'est très impressionnant… 

    Même si je sais pourquoi ça semble si loin alors que c'est encore si près.

    C'est parce que c'est fini. C'est une période révolue de ma vie, alors que depuis il y a eu la CAAP, une toute petite année dans ma vie mais tellement importante pour moi, tellement enrichissante. Maintenant, les arts-décos, Strasbourg. Ça fait seulement un mois.

    Mais ce petit mois de rien du tout, et cette petite année de rien du tout qu'a été la CAAP, sont des expériences si riches que ce qui date d'avant me semble déjà loin.

    Et puis, il y a le fait d'avoir pris de la distance avec ces personnes dont nous étions si proches à l'époque. Notamment celle qui me procure cet effet lorsque je la vois en photo à l'époque du lycée. Ça me rend nostalgique. On faisait les fous. On s'appréciait, on se ressemblait un peu, on s'attachait en somme, et puis surtout on s'est fait passer pour des fous sur le gazon, on faisait n'importe quoi et tout le monde nous prenait pour des gros débiles, mais c'était drôle, c'était bien. On jouait bien. Il n'y avait que nous deux pour être capables de faire ce qu'on faisait.

    Aujourd'hui on ne se voit plus beaucoup. Aujourd'hui on a terminé le lycée. On trace nos chemins respectifs.

    On garde plus ou moins le contact, mais je trouve que c'est moins drôle. Surtout qu'on change. Celle qu'on retrouve aujourd'hui n'est pas forcément fidèle à celle qui se tapait l'affiche sur la pelouse.

    Comment vont évoluer mes relations sociales, ici ? Cela ne fait que trois semaines que je suis rentré. Est-ce qu'il y a des gens qui vont devenir mes amis ? A quel point ? 

    Bon.

     


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