• Donc, mon blog a deux ans. À quelques jours près. Je l'ai commencé quand j'étais en Seconde, à la période de noël, pendant mes vacances, je suis maintenant en terminale littéraire, nous sommes vers Noël, (c'est dépassé, mais voilà), et euh... mince, j'ai oublié comment je voulais finir ma phrase! Tan pis.

    Bref, du coup, pour l'occasion, j'ai relu vite fait mon blog, disons qu'en fait je l'ai survolé. Et j'ai relié certaines notes au mot-clé "Florilège", c'est donc le premier mot dans les tags, en cliquant dessus vous aurez une petite sélection de huit pages, sur l'ensemble de mes 62 pages. Mais, c'est pas vraiment un best-of. Ce n'est absolument pas le meilleur de mon blog, surtout que ce serait super prétentieux. Ya plein de notes que j'aime beaucoup et que j'ai laissé de côté.

    Donc c'est... C'est une espèce de compte-rendu de l'évolution de mon blog... Non, non, pas vraiment non plus. Oh, et puis on s'en fout. Je vais parler de ce que j'ai ressenti en survolant l'ensemble de mon blog.

    Ça m'a fait drôle, parce que... Ça m'a fait remonter le temps. Un petit peu. Je me suis retrouvé à quinze, à seize, puis à dix-sept ans. Les pages se sont amassées au fur et à mesure du temps qui passe. Et c'est loin d'être fini. Je ne compte pas arrêter mon blog de si tôt (euh... comment ça s'écrit “si tôt” ? Je suis pas tout à fait sûr que ce soit comme ça...) . En fait, je ne compte même pas l'arrêter. Peut-être que je l'arrêterais un jour, bien sûr, c'est une possibilité, je ne sais pas, après tout, ce que je penserai de mon blog l'années prochaine, peut-être que j'en aurai marre.
    Mais, à vrai dire, je ne vois pas pourquoi ce serait le cas.

    Je veux dire... L'année dernière, j'ai pris un cahier de deux cent pages, en Janvier, et chaque jour, j'ai essayé de faire une note dessus. Mais, dans ma tête, c'était très clair : quand le cahier serait fini, je ne le reprendrais pas. Ça s'est terminé fin Juin, et je ne l'ai pas repris. Pourquoi ? Je ne sais pas vraiment. Je crois que c'était pour moi une manière de lâcher-prise. Oui. Une manière d'accepter de lâcher prise. Mais, en fait, je compte en reprendre un l'année prochaine. En fait, j'aimerai bien m'accrocher comme ça, à un journal, à seulement quelques périodes de ma vie.

    Bref, quel rapport avec mon blog?

    Eh bien, tout simplement, je n'ai pas le même projet avec mon blog. Mon journal, c'était un C.D.D. Mon blog, c'est un C.D.I.

    Avec mon journal, j'accrochai le temps qui passe. J'essayai de l'immobiliser, le figer, l'immortaliser. J'ai pris en photo six mois de ma vie.

    Mon blog, c'est autre chose. Je n'attrape rien et dans aucun filet. Bien sûr, en me relisant, je revois mes états d'âme du moment, tout ça. Mais... Je ne raconte pas ma vie. Je raconte ce que je pense, ce que je veux bien raconter. Je raconte des absurdités, j'écris pour écrire, j'écris par besoin... Mais... Je n'écris pas ma vie. Ça fait toute la différence, je crois. Mon blog est un journal très spécifique. Tout ce que je garde en mémoire, à travers mon blog, c'est mes réflexions, mes pensées, quelques photos, quelques aphorismes, quelques dessins, quelques improvisation plus au moins littéraires et plus au moins dénuées de sens. Ce blog, ce n'est pas deux ans de ma vie. C'est plutôt... Un espèce d'autoportrait qui évolue au fil du temps qui passe. Un autoportrait partiel, bien évidemment.

    Oh, je vais déjeuner. Je finirai cette note plus tard, je vais le conserver dans un traitement de texte en attendant.

    Enfin, un autoportrait... Un espèce de... De portrait de mon intérieur, et, oui, qui évoluerait au fil du temps qui passe quoi.
    À la première page, j'ai encore quinze ans, à la 62ème, j'en ai 17, alors voilà ce que j'avais dans la tête à quinze, seize, dix-sept ans.
    C'est rigolo d'ailleurs. Parce que je trouve qu'on voit bien que je tirais des fils, un petit peu. En survolant mon blog, j'ai pu constater que j'ai eu toute une période de questionnement autour de la conscience, autour de la vie et de la mort, aussi, et puis progressivement je me suis mis à me poser moins de questions, j'en suis même venu à me demander largement si elles avaient vraiment un intérêt, à me demander si se poser des questions servaient vraiment à quoi que ce soit, si le mieux, ce ne serait pas, au fond, d'arrêter de se casser la tête. Je me suis dis que toutes ces réflexions, ça n'avait peut-être aucun sens, peut-être aucune espèce d'utilité. Mais ce blog, ne sert à rien. Il me sert simplement à moi, c'est tout, ça me suffit maintenant.
    Alors, tout en continuant de faire des espèces de notes vite-fait philosophiques, je me suis mis aux notes de n'importe quoi. Où je raconte des choses absurdes, sans queues ni tête. Comme ça, au moins, je me questionne pas pour de la merde, mais j'écris et ça me fait toujours du bien.
    Et puis bon après ya vraiment beaucoup beaucoup de choses différentes, quoi...
    Au début, je publiais pas de photos avec mes textes. Puis ça m'est venu, et progressivement, j'ai essayé d'intégrer des photos ayant un rapport avec l'article. Parfois, il est clair, parfois il est très éloigné, et puis, parfois, il n'y en a aucun, vu que j'ai pas pu trouver de photo jolie ayant un lien quelconque... Par exemple, ici, je suis sur l'ordi de chez mon père, je n'ai donc pas toutes mes photos, j'en ai même relativement peu, alors comme j'ai aucune photo accessible sur la thématique de l'anniversaire, j'ai pris cette photo où une personne en regarde une autre, et c'est aussi un peu quelqu'un qui se retourne derrière elle, tout ça... Un petit peu comme quelqu'un voyant le chemin déjà parcouru, comme moi, dans cette note. Donc, en l'occurence, le lien est quelque peu obscur, éloigné, mais il me semble qu'il est présent.
    Mon truc “dessin” a évolué aussi. Au début, je publiais les dessins que je faisais, et puis point barre. Et puis progressivemement, j'en ai fait de moins en moins, mais je fais plus d'efforts (je crois, pas toujours peut-être), mais par exemple, en faisant mon truc florilège, j'ai pu survolé pas mal de pages aux dessins inintéressants, mais en arrivant à la dernière, et excepté mon père noël, j'avais envie de tous les mettre. J'en fais donc plus rarement mais en général je crois qu'ils sont mieux. Enfin... Bref.
    Ma catégorie éponyme a aussi évolué. Au début ça me servait à rien. Et puis après j'y ai expliqué l'origine de mon blog. Et puis maintenant, le plus souvent, c'est la catégorie où je mets mes articles contenant simplement une phrase-titre, une jolie photo (en général), et puis c'est tout. Parfois aussi je mets des notes plus au moins événements dans cette catégorie-là, comme celui avec mon père noël, ou celui-ci, que vous lisez.

    Mais c'est drôle comme mon blog trace le temps. C'est drôle, parce qu'en plus j'y traite régulièrement du temps qui passe... Ça fait une mise en abyme.
    Mais je me rappelle d'une fois où on m'a fait remarquer que mon blog était super long, avec ses quarante page. Alors, dans ma tête, c'était quarante pages à peu près. Je faisais pas gaffe. Mais maintenant j'en suis à 62. Le temps passe vite, le temps passe vite. Ah là là.
    C'est comme... Enfin, non, c'est pas comme, mais...
    L'autre jour je pensais au fait que... Que la vie n'est pas si longue que ça. Et que, quand je me dis : “un jour il faudrait que je fasse ça”, “un jour il faudrait que je fasse ci”, etc, eh bien, c'est des choses que je n'aurai pas toute l'éternité pour faire. Je les ferai à un certain moment, ou bien jamais. Ça fait drôle. De réaliser que oui, la vie est vraiment courte, et qu'on n'a pas tout notre temps.
    Hum... Il y avait certainement d'autres choses qu'il fallait que je dise. Ou des trucs à approfondire. Oui, sûrement. Mais... Tant pis. Ça ira comme ça.

    Ah! Je... Je voudrai juste... Enfin, j'avais pas fini mais, comme je savais plus qu'est-ce qu'il y avait d'autre à souligner, j'ai fait comme si. Mais je vais continuer un tout petit peu finalement.

    C'est rigolo aussi de voir comme... Comme mon blog est quand même un petit reflet de mon quotidien, malgré que je raconte pas ma vie. En le survolant, par exemple, j'ai vu que depuis fin Août et jusqu'à je sais plus quand, j'ai pas arrêté de répéter dans mon blog “il faut que je lise Jacques le fataliste”, “j'écris sur mon blog, mais jdevrais pas, il faut que je lise Jacques le fataliste”... Etc.

    Enfin bon.
    Ouais, et puis voilà quoi. Jsuis pas inspiré finalement... Pour une note d'anniversaire, j'aurais pu m'appliquer, mais... J'ai oublié tout ce que j'aurai pu dire d'intéressant sur ce parcours bloggien.

    Je pourrai parler des commentaires, aussi. Comme quoi à une époque j'avais une commentatrice essentielle, qui en a fait de moins en moins, et ça me faisait chier d'avoir quasiment plus de commentaires, et puis j'ai quand même eu différents commentateurs/trices occasionnelles, mais je me suis habitué à ne plus avoir besoin de commentaires; ça fait toujours plaisir d'en avoir, mais j'écris pour tout sauf pour qu'on m'en passe. Alors que des fois, je VOULAIS en avoir. Et puis mainteant, voilà, j'ai d'autres commentatrices régulières, postant un petit mot de temps en temps, réagissant à ce que j'écris.

    Je pourrai aussi dire qu'avant d'avoir ce blog, j'en avais fait un sur skyblog. J'ai fait quelques notes, mais bon, ça me plaisait pas trop. Et puis j'ai découvert blogg.org complètement, mais alors complètement par hasard, et je me suis juste dis : pourquoi pas ici?

    Ça a juste bien marché, voilà.

    Maintenant, c'est un petit peu comme une relation amoureuse. On est plus dans le feu de la passion, mes notes sont devenues relativement occasionnelles, mais on a un parcours, on a évolué, et j'entretiens la relation. J'entretiens.

    Voilà voilà. J'ai plus au moins fait le tour. Je voudrai le finir en copiant/collant le contenu de ma toute première note sur ce blog. Ça fait comme si je bouclais la boucle, un truc comme ça. Allons-y :

    Présentation | 20 décembre 2005


    Bonjour. Je suis celui qui as créé ce blog.

    Pour l'instant, il n'est vraiment pas grand-chose. Mais je compte en faire quelquechose de...
    J'en sais rien, mais quelquechose qui contiendrais un peu de moi. Quoique cela pourrait inciter à l'égocentrisme, si je crée mon reflet sur ce blog. Mais comment ne pourrait-il pas me refléter?
    Mais l'égocentrisme incite à avoir encore plus peur de la mort.
    Enfin, j'approfondirais ma pensée plus tard.
    Pour l'instant, simplement, bonjour et bienvenue.

     


    6 commentaires
  • Oh, tiens... j'avais même pas calculé, mais en fait ça fait quatre jours déjà que mon blog a deux ans... hi hi hi...

    J'ai rien préparé mais jferai ptêt une espèce de note anniversaire au cours des vacances du coup...

    En tout cas joyeux noël hein...

     

    Ah et puis sinon l'illustre est un portrait du père noël ma foi très librement interprété, et puis un peu carrément bâclé aussi, jl'ai fait très vite, mais c'était juste histoire de faire une illustre pour la fête... 


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  • 4 commentaires
  • 'ai envie de parler anglais, mais j'écrirai français. Hier soir je devais réviser ma philo sur la conscience pour me préparer, pour ma dissert' de ce matin, et du coup j'ai relu des notes de mon blog que j'ai écrites ya un sacré paquet de temps, qui étaient justement reliées à la conscience. Ça m'a fait remarquer que j'ai eu toute une période sur mon blog, où pas mal de ce que j'avais écrit était plus au moins relié au problème de la conscience. Ça m'a fait drôle de constater combien, en seconde, j'avais réfléchi à toutes ces choses, que j'étudie maintenant en cours.

    C'est pas là que j'aurais dû en venir, mais je ne veux en venir nulle part. Non, nulle part. Aujourd'hui, enfin cet après-midi, j'aurais dû taffer. Mais finalement... Finalement, je bosserais vraiment à fond, demain. Enfin! C'est ce que je dis, en tout cas. Mais il vaut mieux que j'en fasse autant si je veux pas m'écrabouiller la gueule à la compo de géo Mardi. Le problème, c'est que les révisions de suffisent pas : à une compo, il faut pas seulement avoir les connaissances du cours, il faut aussi pouvoir les relier autour d'un plan détaillé axé autour d'une problématique donnée, et, ça, c'est plus compliqué.

    Du coup aujourd'hui j'ai rien foutu, je me suis décontracté, j'ai décompressé. Comme tous les soirs de la semaime où je me dis qu'il faut que j'aille bosser, en fait... Hum... Bref.

    Je n'ai pas commencé à écrire cette note pour raconter ma vie, en fait. Non. En fait, j'ai envie d'essayer d'écrire du beau. Vous inquiétez pas : j'ai pas encore commencé ma tentative ! Hi hi...

     Oh, j'ai bien ce petit texte que j'ai écrit en manuscrit sur le thème de la musique, mais j'ai la flemme de le retaper, je le publierai une autre fois...

     

    Bref...

    Le prof de philo arrête de parler de Mafia Blues et reprend sa lecture du cours sur l'inconscient.

    Freud se demande si sa fille a vraiment résolu son complexe d'Oeidipe avec lui.

    L'écrivaillon à deux balles cherche des idées en écrivant tout ce qui lui traverse le crâne.

    Un peintre prend ses pots de peinture et fait du dripping, juste pour le plaisir, comme ça, pour essayer, faire son Pollock ; et il prend son pied.

    Deux amoureux s'emballent pour la première fois.

    Un gosse de six ans éternue.

    Un trompetiste se tape une impro en solo dans un concert jazzy à Paris la belle.

    Un jeune homme voit Irma la douce, un vieux film américain se passant à Paris, avec Jack Lemmon, pour la première fois, dans une petite salle parisienne classée Art et essai.

    Un quarantenaire pas spécialement riche réserve une place pour le restaurant Maxim's, sûrement pour la première et dernière fois de sa vie, mais bouffer au Maxim's est un rêve de gosse.

    Des tâches. DU rouge, du bleu, du violet. Et puis des traits. Par un pinceau. Le pinceau se tord délicatement contre la toile,

    étale un turquoise

    en une étoile.

    Et poursuit son chemin


    Le pinceau trace sa route en rouge

    Fais un noeud

    papillon

    puis une tête au nez gonflé : il esquisse les traits de son visage

    avec du vert

    La route vert trace un chemin qui tourne, s'arrête, part autre part... Et voilà, voilà le visage aux traits verts sur une toile blanche, il a les yeux fermés, les sourcils froncés, les joues gonflées d'air

    L'artiste peintre nettoie son pinceau dans l'eau, la peinture s'y dilue comme la fumée d'une cigarette dans l'air, l'artiste prend du jaune, et avec son jaune, il esquisse enfin les traits d'une trompette,  la route se tord, s'arrête, reprend autre part, et voilà que le voyage a procréé un dessin jaune de trompette, en peinture acrylique, sur une toile blanche.

    Voilà un dessin peint sur une immense toile blanche, un nœud papillon rouge, une tête verte d'un jazzman noir, une trompette jaune.

    L'artiste a oublié les mains. Il les fait en rouge.

     

    Un collégien censé faire ses devoirs, touche à la guitare de sa soeur. Il l'explore. Les cordes sonnent comme des "ding... dong" stridents, au fur et à mesure qu'il avance dans la caverne.

    Un paléontologue qui organise une fouille dans le Creuset, tout excité de découvrir quelque-chose.

    Des sensations. Émotions. Des couleurs et des formes. Des instruments, des notes, des rythmes. Des corps qui dansent. Maurice Béjart est mort, c'est en entendant sa mort que j'ai commencé à entendre parler de lui. Il a l'air passionnant.

    Un danseur contemporain qui tâche d'être la marionnette de son chorégraphe, mais rien n'est plus dur que la docilité. Une journée de travail l'abat physiquement. Pourtant, le jour du spectacle, les spectateurs à la fin applaudissent avec des étoiles dans les yeux; et, le danseur, lui, a dansé, il a dansé.

    Je ne suis pas un danseur mais j'imagine. J'imagine le plaisir d'un danseur après la torture. Je vois ses mouvements, sa cadence, son rythme, son corps qui se tord, dans tous les sens, tout bouge et gesticule, mon dieu c'est comme un peintre qui se défoule, tord ses pinceaux mais les nettoie; debout, il jette la peinture sur la toile; c'est comme un écrivain dont les doigts défoncent un clavier sous la pression d'un cerveau à son activité maximale, c'est comme un musicien donc les yeux clos se froncent et les épaules se soulèvent, du plaisir de faire de la musique en enfonçant lumineusement ses doigts sur les touches de piano.

    La création, c'est du plaisir, c'est du sport, cérébral également, c'est intense et c'est être en vie.

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